jeudi 08 mai #9101650
The game you play
Allez, venez, on fait un article vendeur. Un article brassant plein d'idées communes et qui, bien sur, s'adresse a vous, cher lecteur. Pas même besoin de faire de belles phrases. Juste quelque chose qui pourrait se résumer par "Vous voyez, les hommes sont tous des cons car pierre qui roule n'amasse pas mousse." Vous voyez ?
Pourquoi je dis ça? Voila bientôt 4 ans que je suis a la recherche du texte parfait. Une ambition bien utopique, je sais, mais c'est un truc qui fait parti de moi. (En plus je suis communiste donc bon, c'est pas ça qui va m'arrêter.)
La recherche de la perfection, elle fait partie de nous tous. (Je dis "nous tous" parce qu'un article vendeur se veut généraliste.) Nous sommes des adeptes du "Oui, mais." car il est certain que tout peut être encore mieux.
On profite pas... et alors ? Les images dans nos tètes sont bien plus belles que celles dans tes yeux. Un peu d'orgueil, bordel ! Arrêtons de succomber a la dictature du "Profite", du "Carpe Diem" et autre "Flower Power Attitude". On est complexe et on t'emmerde.
D'ici, depuis ma prison du langage, j'ai le temps de faire le point sur ce que je veux. Et c'est vrai que j'avais l'opportunité de juste profiter et de rapporter des souvenirs plein les yeux. Je le fais. Forcement. Mais je ne peux pas me limiter a ça. L'écriture ne se mélange pas bien chez moi avec la simple description. C'est bien sur le début a tout. Mais je veux créer. Impressionner les yeux des autres et pas juste égoïstement les miens.
Oui, voila, ce que je veux. faire briller tes yeux a toi. A toi, le lecteur. Et ce jour-la, oui, les miens feront de même.
Je n'atteindrai sûrement jamais cette perfection mais a ceux qui ne me comprennent pas quand je ne fais pas que profiter et a ceux qui disent aussi que la complexe perfection n'existe pas, je dirai juste qu'il suffit de l'inventer.
Enfin, j'espère.
mardi 25 mars #8455043
Avec "Emma Forever" tatoué sur l'épaule droite (le côté du foie)...
Y a de la neige électrique dans l'air. Le rejet du reste se fait sentir, on reste bloqué. Alors en bonne petite teigne, on devient agressif, méchant et vengeur.
Aphone, si je te dis, "Viens, on se barre" tu dis quoi ? T'inquiète, je connais la réponse. J'ai envie de partir loin, à l'aventure. Mais comme les voyages sans but, ca marche jamais, on a qu'à se dire, qu'on doit aller jusqu'en Amérique du Sud... mais par le pacifique.
J'aimerais bien voir un peu de gens. Des jaunes, des rouges, des oranges. Les gens bleus, verts et gris, j'en ai ma claque. Bazardons les profs, les filles du RU, les ch'tis et leurs neveux, les anciens amis, la première dame de France et tous les connards et connasses qu'il nous fut autorisé de voir.
On a connu l'amour, on sait ce que ca fait, mais apparemment ça suffit pas. Ca suffira jamais, alors autant être des rebelles mytheux jusqu'au bout et clamer banalement notre envie de foutre le camp, notre envie de tout foutre en l'air, notre envie de rien à foutre.
On est des vieux révolutionnaires utopiques et même un peu bidons avec nos petits idéaux étroits. Mais si c'est pas bon pour la France, c'est bon pour nous, alors Merde ! Si on a envie de fumer avec des mouffles, d'écouter le jeu des milles francs et de marcher dans la neige parce que ca fait mal aux jambes, c'est notre problème.
Allez, Aphone, on part en Angleterre ensemble et on revient pas. Pour vivre, on vendra tes fesses. J'essayerais bien les miennes mais ca risque de pas trop marcher si je veux garder mon intégrité anale. Si tu veux, je veux bien faire des orangeades dans le Périgord, ou même construire des immeubles à San Francisco, mais je sais pas si y a beaucoup de débouchés.
J'espère qu'au moins ce que je te dis, ca te fait sourire. Parce que sinon, pendant le voyage, tu risques de bien te faire chier à m'écouter raconter des conneries...
I am the passenger.
And I ride, and I ride...
"Ziggy" Pop, The passenger.
(N'empêche, je parle trop de toi, Aphone. 2 articles de suite et le même jour... Quand même, quoi. )
lundi 24 mars #8440390
Le ciel bleu, sur nous, peut s'effondrer.
Pose ton cul sur ta chaise bancale et écoute. Gary Wellington est un con, un crétin, un pauvre mec, la déchéance totale. Le summum de ce qui se fait dans la stupidité et le ridicule incarné. Impossible de nuancer, il reste et restera seulement l'exemple de ce qui n'est pas bien, pas correct, de ce qui n'est pas.
Wellington insupporte, Wellington emmerde. Pas de potes, pas de rêves, pas d'avenir, Wellington ne cours après rien de louable à part le crachat du reste. Et puis courir c'est trop fatiguant. Ses poumons couleur réglisse, ses bras perforés, et son haleine déshydratée l'en empêchent.
Sans but, faut bien trouver quelque chose à foutre de son existence trop longue. La nuit, il s'invente les histoires torturées qui feront mal et le lendemain, il rit du désamour des autres. Il va de la remarque salace superficielle qui fait juste mal à la critique fondée, pertinente, qui touche et ravage le cœur de ces tristes filles et de ces pauvres garçons empoisonnés par l'orgueil qu'on leur fait avaler à la télévision.
Gary Wellington a des plaisirs solitaires. On pense à la masturbation honteuse mais ce n'est pas pour lui. S'il pouvait le faire en public sur des bouches avides et devant des yeux indignés, il ne dirait pas non, mais cela manquerait encore d'impact. Il ne serait, pour le reste du monde, qu'un simple tordu croisé dans la foule.
Il a parcouru pendant de nombreuses heures, ces sites de webcam porno, où le corps de l'une s'efface au profit des miches plus découvertes de l'autre, la tentation disparait au clic du pervers. Des images juste faites pour aguicher. Des promesses pour un code de carte bleue. Gary est de ceux-là. De ces frustrés qui ne payent jamais mais qui se contentent des vidéos juste alléchantes pour jouir
Gary Wellington est fier de cette vie, car jamais il ne la confronte au reste. Cela ne servirait qu'à le détruire. Le regard des autres il s'en fout. Ou plutôt il n'en a pas besoin. Les jugements, le sien y compris, ne sont que des pensées éphémères de bonne morale issues de l'humeur générale du contemporain. Gary Wellington veut s'inscrire dans la durée.
Il déteste l'art. Car il croit à une beauté universelle et durable. Celle de son regard et uniquement celle-ci. Comment apprécier ces faiseurs de rêves, de mensonges. Comment apprécier ces artistes dépréciés un temps, puis sublimer par la suite et par la mouvante sensibilité du grand public. Consommation d'articles déjà consumés.
Gary Wellington tombera un jour amoureux. Il le sait et c'est peut-être la seule chose qui l'inquiète. Il succombera au charmes félins de sa douce idéale, s'éprendra du moindre de ses gestes, espérant qu'ils lui soient destinés. Il connaîtra la cruelle désillusion de la voir partir, et l'entendre revenir.
Gary sera alors aussi ridicule que le reste du monde. Il inventera des théories qu'il décrétera universelle. Ce foutu amour ridicule que l'on cherche en tout être comme le saint graal, récompense de la quête à la sensibilité. J'aime donc je suis, ou tout autres conneries qui mettent le sentiment au dessus de la réalité.
Gary sait aujourd'hui que ce monde est absurde et que nous sommes tous les enfants d'une époque de transition. Une époque dont le seul but est d'encaisser les bêtises du passé. Une époque pourrie d'un remord médiatiquement subi.
Mais que devra-t-il faire lorsqu'il verra qu'il n'est pas seul face au monde, mais qu'il s'agit bien de toi, lui et tout les autres. Seulement des individus, accusés certes d'avoir des rêves bidons de liberté falsifiée, mais dont le seul soucis est de survivre, comme lui, dans l'anonymat le plus mince possible.
jeudi 03 janvier #7426568
Mon texte lui a pas plu
C'est pas vraiment
des histoires que j'raconte, mais bon celles-là sont tellement fortes que y a
que dans les comédies qu'on les rencontrent. J'avais écrit une lettre à Idéale,
juste après qu'elle soit partie, on savait pas trop pourquoi. Un truc de mec largué
et très frustré. J’lui disais, dans le texte, qu'un mec l'aimait encore qu'il
pouvait pas vivre sans elle et comment que j'vais pas bien quand t'es pas là.
C'était pas trop mon style mais j'me suis dit elle a toujours aimé, alors, là,
tu vas kiffer. J'l'ai balancé en répétant si t'en veux pas, c'est pas grave, je
me la fous au cul, je t'en voudrai pas.
