Paraître

Louper la bonne seconde dans une histoire de deux secondes

14 août 2009

Splendeur persistante.

 





C'est l'histoire de deux gamins. Rien de plus. On est tous l'histoire d'un gamin. Les épreuves, les douleurs et même les joies du passé sont ce que nous sommes aujourd'hui. Il y a des prédispositions mais le nous présent n'est qu'environnemental. Parce que c'est certain, ce qui ne nous tue pas nous hante. Lorsque l'on est mauvais, défaitiste, naïf ou tout autre tare que n'importe qui peut avoir, ce n'est pas une simple réflexion à avoir, c'est toute une éducation à refaire.

C'est l'histoire de deux gamins. Deux gamins qui espéraient et qui espèrent toujours. A la recherche de cette douleur, cette ultime souffrance qui ne s'oubliera jamais pour enfin profiter de la beauté du présent. Nous sommes les enfants d'une non guerre qui ne nous a pas assez meurtri. On attend une blessure violente, jusqu'à confondre l'amour avec une entaille sincère et nécessaire dans notre coeur vierge. On s'imagine et s'enflamme pour la moindre défaite, mais au fond on le sait, le pire est à venir, ce que j'ai vécu ne m'a pas rendu heureux aujourd'hui. Je ne suis pas descendu assez bas. Allez viens, fais-moi encore des cicatrices, toi la prochaine. Fais-moi pire que la précédente. Je t'en supplie. Livre pour moi la guerre mondiale, la blessure universelle que nous n'aurons jamais. Mais tout le monde s'en fout, parce que l'amour souffert par les autres indiffère et amuse. Oui, il faut rire de la caricature que l'on s'inflige.

Alors l'attente. L'attente, l'espoir, et des croyances que l'on impose à l'autre sans même tenir compte de ce qu'il veut. Parce qu'on le sait. Il veut la même chose. Souffrir d'amour. Puisque c'est la dernière liberté que l'on a. Combien d'histoire aurons-nous avant de trouver la bonne. Quand même les crises ne sont que fictives, l'être en manque d'incident majeur, cherche son paradoxe. Son paradoxe à lui qui le fera traverser les âges sous les yeux futurs. Nous l'avons trouvé. Ce qui nous passionne, c'est l'amour impossible, torturé, détruit alors que tout le monde conçoit que le seul qui compte, c'est l'unique, le partagé, le Walt Disney.

Nous ne sommes pas les enfants de la guerre, pas même les enfants du siècle. Nous ne sommes les enfants de rien. D'un vide culturelle. Un manque cruel d'identité, de figures à qui se raccrocher. Nous n'avons rien connu et nous ne connaîtrons rien d'autre. Ce n'est pas écrit mais nous le savons. Notre coeur bat dans le vide et l'ego ne peut le supporter. On voudrait atteindre une satisfaction quelconque, en quelque sorte, se prosterner sur nous-même mais se prosterner sur quoi ? Il y a bien sûr ces exploits individuels qui orneront fièrement le fond d'une mémoire collective, mais tout reste tiède. Pas de mouvement global, révolutionnaire et transcendant comme ce qu'on nous apprenait à l'école.

Un constat fataliste, un sentiment de gâchis. Le goût dans la bouche de plusieurs mois à errer de bras en bras. J'aimerais tellement sortir de tout ça. Me laisser berner par le doux vacarme de ton amour. Oui, j'en ai envie. J'ai envie du mieux que rien. Car même si tout cela est ridicule, je préfère que mon coeur batte dans notre histoire plutôt que tu t'éloignes. Tu ne m'as pas tué et tu me hanteras toujours. Je t'aimerai de la même passion. J'y ajoute du silence pour faire semblant mais mon sentiment restera le même.

Nous n'avons pas changé. Nous sommes encore ces gamins. Que ce soit une histoire de chaussette ou de boite aux lettres, je ne peux rien y faire. Nous avons été élevé comme ça. Pour nous rencontrer, pour nous aimer, pour vivre à se supporter. Et peu importe si c'est niais, laissons notre coeur battre alors.

Laissons nos coeurs battre, c'est juste une histoire de deux gamins, émus de la splendeur qu'ils ont lue chez l'autre.

Ben W à 22:49 - Commentaires [3] - Permalien [#]

01 août 2009

Je voulais qu'elle soit là..

 


Se remémorer l'instant. Et vite. En fait, tout est question d'instant. Un instant où l'on est vrai. Où l'on se dit c'est possible. Un instant où l'on tombe amoureux de l'autre. Elle avait tout, tu sais. Tout pour être mon impossible et en même temps, ce que je voudrais ressentir. Nous avions juste tout pour vivre.

Une fille qui a raison avec le sourire a déjà tout gagné chez moi. Je n'étais pas franc. Ben W. n'était pas franc et elle avait raison. A quoi sert de flirter un mois, deux mois, une vie, si rien n'avance. Elle avait raison. Le confort, oui, et alors ? Est-ce grave ? J'aimerais aimer, au sens vrai du terme. Elle m'a démontré que c'est possible. Elle, de loin, me démontrera chaque jour, que je ne dois plus m'attarder sur un bonheur peut-être près mais inassouvi. Je me sens partir. Partir vers une sorte de nouveau moi. Je me suis enflammé, mais je veux m'enflammer. Cela faisait si longtemps. Je veux oublier jusqu'à l'odeur, le nom et le visage de celles qui ne doivent plus compter. Une sorte d'erratum sur ma vie récente, sur tous ces mots corrompus par lacheté. Il faut arrêter. Juste arrêter. Elle m'a donné envie d'autres choses. Ou peut-être, elle m'a juste donné envie.

Elle a tout retourné pour réveler l'intérieur, le fond. La simplicité de mon sentiment était en elle. Elle a juste été elle-même et c'était énorme. Parce que c'était moi aussi. Pas nous, mais j'aurais tellement aimé. Elle me replonge dans des tourments oubliés. Il va se passer quelque chose. Peut-être pas avec elle. J'espère peut-être avec moi, mais en tout cas, tout va changer. Je change. Je me sens venir, ou revenir, à des idées bien plus en accord avec ce que je suis, avec le sentiment que je pense représenter. Je veux aimer, oui, je l'ai dit, et je le répète. Elle est la porte ouverte à mon idéal.

Je ne veux pas lui plaire. Non, ce serait mentir et me faire souffrir. Si elle est la bonne, alors je ne la louperai pas. Sinon tanpis et je ne la reverrai plus. Ce qu'il faut retenir, c'est le sentiment. On se doit retenir les sentiments. Je sais maintenant que c'est possible. Le vrai idéal. La perfection de l'instant et l'imagination en l'avenir deviennent maintenant réelles. J'ai envie de croire en mes songes romantiques et partir. Partir la voir enfin remettre mon coeur à l'endroit. Juste ça. Rien que ça.

Les plus belles amours sont les éternelles. Mais LA fille n'est beau qu'au singulier.

Ben W à 03:57 - Commentaires [2] - Permalien [#]

05 juillet 2009

Enivrant. Juste, enivrant..

 


Tu sais, toutes mes conneries sur l'absurde, le boom tout au fond, la frivolité et l'impression de liberté. Et bien, c'était là. Juste là. Il y avait tout. Ou pas grand chose en fait. On ne construisait rien, non. On... juste souriait. Il y avait Paris, moi et ces gens, ces dizaines d'inconnus qui sont venu enlever le doute.

Il y a des mercis qui doivent s'échapper. Des mercis Julie, des mercis Lucie, des mercis vous, toi, le reste, l'indiscible... L'indiscible car je ne veux plus de syntaxe. Là maintenant, je ne veux pas de contrainte, pas de filtre à l'explosion qui s'est produite. Rien qui compromette l'importance de mon émotion. Je savais ce matin, sans même avoir pris la peine de dormir que j'étais heureux. Je souriais vraiment et je faisais confiance à ce qui arrivait.

Ce n'est pas juste une invitation. Ce n'est pas juste le métro et Bastille ou voir son sourire lorsqu'elle sait qu'elle a vu ses résultats. Ce n'est pas juste des filles nues et heureuses, de l'alcool qui coulent vite et qui ne posent pas les questions qui fachent. Ce n'est pas juste des gens ouverts et une véritable envie de profiter de ce que toi, pauvre petit mâle, a à apporter. Ce n'est pas juste cette discution longue mais prolifique ou cette première fois depuis longtemps que quelqu'un était capable de me faire voir les choses autrement. Ce n'est pas juste un sein percé, une nuit blanche complète ou une ballade dans Paris complètement ailleurs à clamer haut et fort qu'il est 10 heures du mat' et que c'est la fin de soirée. C'est un tout. L'un ne suffirait pas à la plénitude de l'instant. Car oui, c'est un instant, une coupure dans le temps où tout se déroulait comme il le fallait. Une victoire de l'esthétique contre les états-d'âme.

Il y avait ce sentiment rare de confiance que je ne ressentait plus. Se livrer par l'alcool et par la curiosité à des étrangers qui le resteront si l'on ne veut rien gâcher. Se sentir mature sans en faire trop et rire quand même. Il y a qu'à ce moment la vie n'avait aucun sens, aucun but et qu'il fallait justement en sourire avec courage. Ces rencontres me chamboulent. Je ne sais pas si j'aime, si je déteste. Il y avait une intimité indestructible dans ce brassement des groupes croisés, dans ces visages dont je ne concerve qu'un souvenir vague.

Oui, ma mémoire est courte mais c'est surtout cette sensation planante et énorme qu'il ne faudra jamais perdre. Celle de savoir qu'il s'est passé un truc énorme à cet endroit, à cet instant et j'y étais.

J'ai l'impression de pouvoir mourir maintenant, ou après. Dans 2 ans peut-être comme ils disent. Je peux mourrir parce que je sais que c'est possible, toutes mes considérations, toutes mes attentes, toutes ces idées sur l'instant idéal sont possibles, et je les ai vécu.

Ben W à 09:34 - Commentaires [3] - Permalien [#]

29 juin 2009

Je n'ai pas d'histoire..

 


Ce qui va bouge, ne s'arrête pas. Rien ne s'y accroche, à part quelques sourires. Même pas les mots. Le bonheur est si fragile qu'il ne supporterait pas la lourdeur d'une syntaxe incomprise. Alors poser des mots sur ce qui ne va pas. S'enfoncer et s'enivrer un peu plus du désarroi. Je ne veux pas finir seul. Malgré les principes et le rejet de l'autre, je n'aime pas. C'est difficile de voir les autres heureux. C'est difficile de ne pas croire à leur univers parfait. On veut partir, se forcer à croire que l'herbe est verte quelque part et on finit par voir que le problème c'est soi-même. L'esthétique ne peut plus omettre les tentatives avec autant d'échecs. J'ai tenté de partager, d'être moi-même. Etre vrai sociabilise, parait-il. J'ai partagé le gout amer que j'ai dans la bouche. Mais. C'est difficile de ne pas vouloir seul et de s'y résoudre.

Tu n'es pas seul. On est là, nous. Elles sont là, elles. Je suis là, moi, non ?

Oui, mais pour combien de temps ? Tu repartiras comme tu es déjà partie des tonnes de fois. Tu repartiras lorsque tu auras à nouveau suffisamment de force pour me refuser. Tu crois peut-être en ce moment tenir quelque chose. Une force ou autre, un amour si particulier qu'il ne s'arrêtera jamais. Mais la croyance est éphémère et Da Silva est un chanteur de conte de fée. Car tout change vraiment après l'amour.

Alors viens. Viens me voir pendant que je suis là. J'ai cru lire des rires dans tes paroles quand on discute. Profite de ce que l'on vit maintenant et n'attend pas demain pour regretter de m'avoir dit "Je t'aime".

Je n'ai plus envie de venir. Venir ne serait que souffrir à un terrain que je connais. Une herbe déjà souillé de larmes, de tension et d'idées enfantines. On ne pourra jamais avancé ensemble. Car ce serait grandir et le nous que nous avons construit ne peut être plus qu'un refuge de gamins sous la pluie. Un trou derrière un carreau de salle de bain où nous avons enfermé les chaussettes dans la neige, les rendez-vous rêves et nos envies de Paris. Une boite spirituelle que tu rouvres lorsque tu veux pleurer au téléphone. Venir ne serait pas s'échapper, et moi, c'est la fuite qui me va maintenant.

La tristesse s'infiltre dans tous mes actes. Tout d'abord des actes malsains, bien sûr. Je suis resté bloqué dans de la pornographie cryptée, juste pour ajouter au sexe un peu de mystère. Soupçonner les manières de la fille raturée pour juste invoquer un peu d'imagination dans son rapport à l'autre. Dans son rapport à moi. De la tristesse malsaine, oui, mais il y a aussi des actes de tristesse romantique. Evidemment. On aime tous resté dans les clichés et les femmes fantasment sur ces hommes meurtris qui gardent un espoir en forme de larme à l'oeil, en écoutant Yann Tiersen avant de s'endormir. Seulement la solitude irrite et les fantasmes finissent toujours par s'éroder.

Si jamais un jour, j'ai été celui que je voulais, désormais, je suis un fantasme qui disparait. J'ai dit un jour "Efface les mais au début des phrases." Je n'ai plus personne à qui le promettre. Je ne sais même pas si j'en encore envie.

Ben W à 12:59 - Commentaires [4] - Permalien [#]

24 juin 2009

J'ai failli mettre notre conversation, Julie..

 


ou (je sais pas laquelle choisir...)

 

Se prendre des claques, c'est utile. Sentir la solitude, c'est bon pour savoir qui l'on est. Avoir des regrets, c'est nécessaire. Mais être malheureux...? Jusqu'où s'arrête la nécessité?

Je suis prétentieux, je fais très attention à moi, ça on le savait et même j'en suis désolé. Mais l'esprit méchant, le remord de n'aimer rien, l'absence de sourire au coin des yeux, tout ça, le reste, le bonheur, je l'avais omis. Et il a fallu cette conversation MSN. On sous-estime les dialogues internetiques. Cette fille du loin, de l'avant, de la clique de la différence, qui me dit, qui me rappelle qu'un jour, on a été heureux. Je l'aimais, elle non. On était heureux. Frustration, malaise, oui, mais heureux.

Au diable tous mes amours de l'instant. Pourquoi ? Pourquoi je force mon écriture pour lui plaire ? Pourquoi même je lui demande. Si ça lui plait, elle rigole. Si ça lui plait pas, elle rigole. J'étais mieux quand j'écrivais pour moi et que Flamby ne lisait pas. Tout part et je me dois de choper la patte arrière gauche du lion avant qu'il ne s'évade.

J'ai qu'à prendre un chien comme tout le monde qui m'entoure. Un setter anglais ou un cocker "avec des taches blanches», peu importe c'est pour m'échapper de ce qui me manque. La douceur sous ma main et l'amour dans les yeux.

Le Roi Lion, j'ai osé. C'est beau et ça résonne. Un écho avec ce que je ressens. Il y avait tout, les sourires, les rêves de gamins, les chaussettes dans la neige, le Louvres après 18h. Après ça ? J'ai succombé aux chattes des autres. Le déclic ? Célia. Un bonheur, puis une déchéance. Au final, je l'aime et la déteste. It means I still love you. Mais chut. L'important est dans la suite.

J'ai appris des choses. Des choses qui m'ont déçu, qui m'ont changé. En superficie, j'espère. En tout cas, je suis maintenant plus House que Aladdin. Où il est passé le temps entre là et avant ? Quelle est cette salope qui a rogné un à un les liens qui me tissaient au sourire ? C'est une fille, je me connais. Qui dois-je maudire ?

Tu veux maudire, que dis-je, tu dois maudire. Mais as-tu pensé à l'autre solution ? L'autre solution qui dit que tu es seul responsable de ton gâchis. La solution qui dit que tu es seul, oui, mais que tu as les cartes en mains. Sors un joker et tu redeviendras ce que tu veux. Aldebert, les carottes, les joues de hamster et après la suite t'appartient. Bordel, quel est la distance entre juste aimer le sourire et le vénérer ? Peux-tu la franchir ?

Oui.
Et Mufasa dit à Simba : "N'oublie pas qui tu es."
A chialer, ce film.

Ben W à 02:11 - Commentaires [8] - Permalien [#]

16 juin 2009

Des fois, en relisant, tu te rends compte de ton manque de cohérence.

 


Tout LAmour Album Version - Si Tu Vas A Rio - Dario Moreno

Alors oui, tu n'as qu'à plus m'appeler. Comme tu veux. Je te l'ai dit, je t'aime mais je n'ai pas besoin de toi. J'adore ton rire mais je n'en veux pas plus. Tu m'appelles et je ne réponds pas. Tu n'aimes pas ça et j'aime te taquiner. Je crois que nous serions amant, amoureux, un couple, un truc, si tout était différent. Surtout le lieu. Grenoble-Bordeaux c'est pas viable, c'est logistique et parfois la logistique c'est chiant.

Fais ta boudeuse, ne t'en prive pas. Oui, je suis allé voir la mer. Non, ce n'était pas un coup de tête. Oui, c'était prévu. Et non, je ne te l'ai pas dit. Tu ne l'as pas demandé. T'es comme tout le monde, tu demandes jamais rien.

The sex has made me stupid. Toutes celles qui rentrent dans le maillot de bain en taille 1, ça ne m'énerve pas, ça me frustre. Je suis qu'un pauvre et sensible romantique, moi. J'ai le cœur qui fait mal quand c'est trop violent. Et là des seins nus sur la plage, c'est trop. J'ai mal, je tombe. La tête dans le sable, le sourire au coin des lèvres.

Il faudra plus que des musiques qui sentent l'huile d'olive Puget, des Girls just want to have fun sur des scooters et lécher ma sueur dans le creux de mon cou pour le bonheur universel. Alors rebroussons nos manches et fuyons. J'ai gouté à l'aventure, tu sais, et, en fait, c'était bon.

Je n'ai donc plus qu'un seul mot à la bouche. 2 points, ouvrez les guillaumecamets. "Ya"

Yayayayayaya...

Ben W à 01:42 - Commentaires [4] - Permalien [#]

12 juin 2009

Psychologie.

 


Peut-on être amoureux ou tout du moins aimé, sans avoir besoin de la personne ?

Vous avez 4 heures le temps que vous voulez.

Ben W à 01:21 - Commentaires [3] - Permalien [#]

11 juin 2009

J'ai aimé sourire avec toi..

 


J'emmerde les débuts. Je les emmerde comme j'emmerde à peu près tout. Tout ce qui est chiant, rasoir, normal, humain. Parce qu'elle est là l'erreur. C'est qu'on est tous que des Hommes et qu'en plus on ose dire qu'être humain, c'est être bon... Bref, chacun ses rêves, la terre, l'atmosphère, la liberté, les trucs cool et les crêpes ne survivront pas à l'humanité.

Je suis un peu dur. Ce matin, je me suis réveillé, me rendant compte du pitoyable de la situation, de mes yeux d'un noir vif et intense, ces yeux qui refusent de voir du beau juste parce que ma bite n'a pas ce qu'elle veut. Ma bite, mon coeur, on est plus à une anatomie près. C'est si humain tout ça. C'est si humain, les sentiments, les émotions, ce genre de conneries qui t'abîment à jamais et qui te font croire que rien ne sera jamais plus comme avant.

Ce matin, je me suis réveillé, me rendant compte que ça pourrait être pire, tu sais. Je pourrais être ce docteur House sans talent qui s'essaye à jouer au Ben W. prétentieux, imbu de lui même et qui se lamentent sur, oh mon dieu, la si délicieuse Brunette qui est partie et qu'il comprend pas pourquoi, ce genre de mec qu'a tout pour lui évidemment, qui fait rêver les filles mais c'est pas de sa faute, il est si exceptionnel. Ce genre de mec qui confond crétins, communistes et bien d'autres notions comme la liberté, la vie et toutes les banalités qu'il raconte. Ce genre de mec qui est à hurler de rire finalement, mais pas dans le sens irrésistible du terme. Ce genre qui, en un mot, a la classe. Ouais. La classe internationale, voire même la classe américaine.

Ce matin, je me suis réveillé, me rendant compte que quitte à être coincé dans ce corps de terrestre frustré, être bouffé par l'angoisse du lendemain et de façon globale être précoce de la déduction, autant en profiter, autant en bouffer des émotions. Autant se dire que la place que l'on veut, on peut la prendre aux cons. Que si j'ai envie de crêpes, j'ai juste à l'appeler et on ira boire une bière ou des jus d'orange à la place, mais c'est pas grave, j'ai aimé sourire avec toi. Y a-t-il quelque chose de plus important ?

Alors oui, peut-être que j'ai un peu le corps qui part en couille et la solitude qui s'accroche au milieu de ces ingénieux ingénieurs. Oui, peut-être que je continuerai de détester ce que le commun du français moyen et certains médecins sont capable de faire. Mais rien ne m'empèchera plus de le faire avec le sourire.

Désormais je serai Ben W. toujours connard, oui, mais souriant.
Et mécréant aussi, parait-il... "lol".

Ben W à 01:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]

06 juin 2009

Point.

 


La liberté ne vaut rien si l'on n'a personne de qui se libérer.
Et moi, tu vois, si l'amour c'est un sommeil génial, je baille sans dormir.
Pas besoin d'expliquer plus pour dire qu'il faut que ça change.
Temps de résolution. C'est Nouvel An en juin. Je veux pas attendre les fêtes pour avoir mon cadeau. Juste un baiser pour Noël. Dépèche-toi, mon amour, je ne dors plus en attendant le Père Noël. Comme un gosse, je fatigue tout le monde et je vais faire une grosse colère. Laisse-toi aller, juste un baiser, et je te ferai un sourire.
Peu importe si c'est aussi court que ce texte, l'important, c'est d'y prendre du plaisir.

Ben W à 20:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 juin 2009

La nuit, je plonge.

 


On oublie tout et on l'oublie vite. Même l'important finit toujours par se diluer. Ca marche comme ça. Et je ne me prends pas pour le modèle du reste. On est tous pareil. Il y a une date de péremption sur la pensée profonde.

Elle a raison. Sans le savoir, elle avait raison. Il suffisait juste de pousser la réflexion et d'atteindre cette question que je n'ose pas aborder par pudeur ou même par orgueil. Jusqu'au peut-on aller par amour ? Moi, nulle part et je semble compter rester là. Je ne veux pas me réfugier derrière la façade facile des abîmés, parce que oui, quand même, j'étais heureux. Assume ton passé, mais ne le recherche jamais... mais c'est si doux, tu vois. Si facile. Si enivrant, parfois. La nuit, je plonge souvent dans les vapeurs de la joie d'un été 2006. Je ressuscite même la douleur de la suite. Parce qu'elles étaient les folies romantiques et pathétiques qu'on devrait tous avoir un jour pour se dire que le moi n'existe pas mais que seul le nous devait subsister.

Je ne suis plus ouvert à rien. Juste à des idées d'ordre général, à des occasions à voir le monde différemment. Rien de sentimentale. Comme encore amoureux d'une perfection inventée pour donner un prétexte à une relation sexuelle prolongée. Lorsque t'idolâtre, c'est pour la vie, et cela, caresser des fesses nouvelles n'y changera rien.

J'ai dans les bottes des montagnes de questions où subsistent encore leurs égos, où subsistent encore leurs échos, disait l'autre. Je suis aussi un dynamiteur d'aqueduc, le talent en moins. Oui, je suis comme lui, la nuit je plonge. La vie dans cette boite crânienne ne me suffit pas. On croit un jour avoir l'esprit ouvert, supérieur, et on se retrouve bloqué par les pièges que l'on avait tendus aux autres. Donnez-moi un autre esprit, je vous en prie. Je n'ai pas besoin de toutes les fonctions. Incorporez juste un Carpe Diem fragile et factice. Je n'aurai plus le pouvoir de le juger et de le détester. Je veux avoir 15 ans comme tout le monde.

On oublie tout et on l'oublie vite. Je partirai de ta tête comme j'y suis venu. Peut-être avec fracas, peut-être avec naturel. Tout dépend de ce que tu entends par m'avoir aimé plus que ce que je ne le mérite. Tu m'oublieras peut-être dans les plus chaleureuses larmes que tu as connues, ou dans la plus grande sérénité. Si seulement tu pouvais pleurer. Je saurai alors que moi non plus, je ne sombre pas sans raison. Que tout cela a été réel. Je n'ai pas envie d'avoir rêvé le bonheur.

Ben W à 00:43 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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