jeudi 03 juillet #9798355
Elle s'est rhabillée après la douche.
Il y a des jours où je vivrais bien tout nu toute la journée. Elle, elle s'est rhabillée après la douche. Il y a des jours où je passerais mon temps à compter les gouttes de sueur sur sa peau. Peut-être doit-on cette sueur à notre étreinte ou juste à la chaleur. Un peu des deux sûrement.
Que nous reste-t-il donc ? Que nous reste-t'il à part un peu de nos liquides épidermiques mélangés ? Peut-être ne me reste-t'il que la vision agréable de ses fossettes dans le bas du dos ? Peut-être ne me reste-t'il que son parfum sur l'oreiller ? Peut-être ne me restera-t'il que du rien et c'est mieux ainsi...
Je ne sais pas. Juste que c'était bon. La chaleur qui amplifie l'impression de ne faire qu'un. La désirer comme on désire l'inaccessible. Croire que c'est elle, pendant un instant, mais ne pas lui donner de sentiments. Apercevoir un peu de l'idéal dans ses yeux. Et bien sûr, déjà penser que l'on écrira sur elle des choses qui font croire que je suis encore amoureux, alors que.
Alors que je pars à nouveau. Je pars parce que... "Tu vois, je peux pas rester." Ne pas donner de raisons supplémentaires et la ramener chez elle. Conduire seul avec "Por que te vas" de Jeannette en boucle, la cigarette et la fenêtre ouverte.
Et puis enfin sourire, évidemment. Sourire comme si l'on était pressé de vivre.
PS: Fait chier. Maintenant il pleut.
vendredi 13 juin #9552432
Alors regarde.
Les vois-tu ces gens ? Les vois-tu vraiment ? Ressens-tu tout ce que cela dégage de beau et de moins beau ? Sens-tu le déroulement magnifique de cette vie déroutante ? Ah. Tu acquiesses et tu souris. Que tu acquiesses, je peux le comprendre mais pourquoi souris-tu ?
Je souris parce que ton amour pour tout cela est souriant, beau et volontaire. Tu as vu des choses mais tu continues d'aimer le reste. Et c'est cela qui me fait sourire. C'est agréable au final de rester là, à ressentir avec toi, la beauté agaçante des choses moches et moins moches.
Je suis heureux. Tu comprends et je ne sais que dire de plus. Tu es conquise et j'en suis charmé. Pourquoi tout est trop facile la première fois mais à la seconde, nous sommes perdus ? Pourquoi ?
Pourquoi, oui. Mais n'est-ce pas toi qui disait avant "comment" ? Tu sais, je comprends la fuite de tes mots car moi-même je n'ose vexer le calme par des mots trop lourds et sans sens. Alors pourquoi pas ne pas laisser dire le silence ? C'est joli, non, "laisser dire le silence" ?
Oui, c'est joli et je suis d'autant plus triste de te laisser. Tu te plairas ici. Même si tout est trop diffiicile à regarder en face et de biais aussi, vois toujours plus loin. Ecoute toujours le temps qu'ils prendront à reprendre le souffle à la fin de chacune de leurs phrases. Si tu t'y appliques, tu les comprendras, tu seras indulgente. Ce n'est pas si compliqué. Ne pas être farouche, s'y frotter mais pas trop, garder de la distance sans pour autant les rejeter en bloc. N'oublies jamais qu'en tous, il y a un. Un qui peut ressentir, un qui... un qui peut peut-être même vraiment aimer.
Tout cela tu y arriveras, parce que tu y arrives déjà. Dans tes yeux, pétille ce qui leur plaira et ce qui te permettra de les faire devenir meilleur. Tout le monde se perdra pour l'un de tes souffles. Il emboitera sa respiration sur la tienne. Fais les rire mais ne les détruit jamais. La force doit être l'égal de la beauté. Et c'est bien là le déficit du monde.
Pourquoi pars-tu ? Tu sembles tant aimer tout cela. Je ne comprend pas. Autant que tu ne comprends pas mes sourires.
Alors c'est que ce n'est pas si grave. Tes sourires sont beaux malgré leurs occurences hasardeuses. Je pars parce que justement je les aime trop. Parce que je ne peux plus supporter ma perte dans la confiance que je leur donne. Un jour je te raconterai peut-être l'histoire des amants de la rue de la gare, et tu verras que je dois maintenant passer mon chemin et reposer mon ventre fatigué.
Si tu le dois, fais-le, mais ne le fais pas trop longtemps. Sache que quoique tu fasses, s'ils ne t'attendent pas, ils t'espèrent. Ou du moins. Je t'espère.
mercredi 21 mai #9262560
Easy boy.
Tu te réveille exactement dans la même position que celle où tu t'es couché. C'est assez amusant. Le film tourne en boucle. Voilà bien longtemps que tu n'as plus réussi à regarder un film en entier. Mais tu t'en fous, parce que hier soir tu as trop bu. Hier soir, tu n'as pas fait n'imp avec ta langue, ni même avec ta queue, non. T'as fait n'imp avec tes pensées. Et le réveil est très très douloureux.
Tu viens de comprendre que tu étais passé de l'autre côté. Tu n'ose vraiment y croire ni le dire car tu ne connais toujours pas ta qualité, mais tu te sens artiste. Hier soir, tu respirais les vibrations et tu aimais. Décalé, comme à ton habitude, tu regardais les gens se mouvoir, la musique écraser tes tympans et les graves faire frémir le tissus de ton pantalon.
Et par tes yeux, tu te dis que l'intérêt serait de rendre beau le défaut de la scène. Car c'est toujours le défaut que tu remarques et que tu admires, c'est parait-il un élément suprème à la beauté globale.
Comme elle.
Tu ne sais pas vraiment comment c'est arrivé, mais elle t'a fait quelque chose. Quand tu l'as vu partir, tu as compris qu'il devait être facile de tomber amoureux de ce charme étrange et de l'ambiance particulière de ses yeux.
Malheureusement tu as souri lorsqu'elle t'a dit qu'elle était en cours d'architecture. Un sourire qui t'a soudain pêté à la gueule. Tu as senti qu'il ne faudrait rien tenté, mais qu'il se passerait quand même quelquechose. Tu as soudain peur et tu sais qu'il ne faudrait pas que tu dépèche aujourd'hui pour espérer la voir à l'arrêt de bus. Tu le feras quand même en pensant qu'il faut être un peu fou pour provoquer ce genre de chose. Qu'il faut être fou pour provoquer l'avenir.
L'avenir, t'as envie de le tutoyer et de lui dire ta gueule. Il est jamais là quand il faut. Tu essayes de t'en sortir, de passer à autre chose. Mais nan il met sur ta route une fille comme la précédente. Une autre architecte, une autre fillle souriante et je suis certain une autre fille fragile qui a un peu peur de tout cela. Un schema qui se repete toujours, quelque soit la fille, quelque soit toi.
Alors oui, tu essayeras de l'embrasser, parce qu'il faut toujours aller jusqu'au gout de la salive au minimum, mais tu sais que tu penseras à l'autre. Tu comprendras, si ce n'est pas déjà fait, qu'elle était beaucoup plus importante que tout ce que tu aurais pu imaginé...
Easy boy.
Ah et en bonus...
lundi 19 mai #9245200
Ta gueule et ouvre la fenêtre.
Tu sens que ça monte. L'odeur de l'herbe grillée, ou peut-être la liberté nouvellement retrouvée. Tu ne sais pas trop mais ça monte. Tu t'imprègnes de la mentalité anglaise qui fait de l'envie une supérieure au sentiment. T'as eu du mal à t'y faire, mais voilà, ca y est. T'as de nouveau juste envie.
Envie de conduire de nuit, avec les copains à l'arrière. La cigarette à la fenêtre, la fumée ne les dérangerait pas mais c'est si agréable. S'amuser à compter les voies et "Mon dieu, on est sur une 4 voies !". Regarder les autres voitures et se dire "Mon dieu, on est sur une 4 voies et en sens inverse !" Envie de "on est dans la merde, les mecs, mais c'est pas grave, lâche moi une latte."
Envie de fumer un joint. Un bon gros joint. Vous savez un qui fait un beau cône. Une bonne bouffé et se sentir happé par le doux frémissement de la liberté. J'ai envie d'avoir les yeux rouges. J'aime ces soirées alcoolisées enfumées et elles me manquent. "Mais c'est pas grave, serre m'en un autre, j'ai enfin une vraie raison de me saouler."
Envie d'écrire... Non, plus vraiment envie d'écrire. J'ai l'impression de gâcher la créativité qui me reste dans des textes bidons que je trouve de moins en moins bons. Envie d'injecter ce reste d'imaginaire dans le film qui m'attend. Et puis écrire pour qui, pour quoi ? Pour vous, mes chers bloggueuses adorées ? Désolé mais j'ai eu récemment une histoire avec deux d'entre vous. La première n'a peut-être pas mauvais fond mais non, je ne crois toujours pas que la communication soit le principal atout de la gauche. Et la seconde... On ne parlera pas de la seconde.
Vous êtes quand même une sacrée bande de tordues...(z'êtes encore là ? merde... encore raté ?)
Y a que mon Aphone que j'ai envie de faire picoler quand elle viendra là. J'ai prévenu tout le monde. Tu vas finir sur la table en chantant God save the Queen. Mais t'en fais pas je te tiendrai les cheveux.
L'Angleterre est peuplée de fille en mini jupes, d'impudeur et de profond laisser-aller. Le sentiment ne tient place que de figurant. On ne vient pas ici pour tomber amoureux d'une beauté agaçante, d'un regard ou de la douceur de tes mains. On tombe amoureux de la beauté globale, de l'ambiance et de l'envie.
Le charme et le sex-appeal incarnés en une atmosphère. Putain, c'est bon !
PS : Si vous pensez que ce texte ressemblance de manière évidente à quelque chose que vous avez déjà lu, c'est une coïncidence. La preuve je n'y ai pas pensé. J'ai juste pas fait exprès.
Photo by TheMesmerisingJelly on DeviantArt
samedi 03 mai #9048281
Wonder "Wall"
Est-ce qu'ils me sentent autant que moi je les respire ? Fait-on vraiment partie de tout cela ou est-ce que tout n'est que sensations impersonnelles ?
Il fait beau. La nuit fut si douce qu'elle en était presque normale. Prendre une douche. Je crois que hier soir, j'ai fait le pari de pouvoir pisser dans la cuvette depuis la douche. Il semblerait que j'ai raté. Ça ne me gachera pas mes plaisirs du matin. Descendre les escaliers et surtout sortir dans la cour du campus. J'ai l'air stupide avec mon sourire tous les matins devant la porte.
Y a 7 ou 8 ans, je trouvais ces petites plaisirs simples géniaux. Aujourd'hui je me trouve d'un ringard innommable. Seulement je ne peux m'empêcher d'apprécier. D'apprécier les places tout devant dans les bus à 2 étages. D'apprécier regarder les gens qui défilent derrière la fenêtre. Des milliers de visages, de relations que l'on se jure d'essayer de retenir. Juste parce qu'un instant, un matin, ils vous ont donné le sourire.
Et puis il y a le triplet café-beignet-cigarette du matin. Le café trop chaud, le beignet trop gras et la cigarette trop... trop bien. Je deviens accro mais c'est la vie anglaise qui m'éclabousse les yeux. En chaque instant, j'imagine, je travaille, je corrige. Je laisse se mouvoir une fresque organisée par la main d'un maître.
Ici, tout n'est que fiction. Des décors parfaits où même la verdure aurait sa place si j'étais à la photographie. Des passants qui ne regardent jamais la caméra. Et surtout des poupées blondes prêtes à tout pour réussir lorsqu'il s'agit d'être dans un film français. Il n'y a pas de réel. Les questions supplémentaires sont toujours superflues et incomprises. Les lendemains de soirées sont des autres scènes et plus rien n'existent.
C'est beau. C'est beau ces briques rouges, ces sourires fous, et leurs ridicules bouches en cœur sur Facebook. Un monde cohérent dans l'ignorance mutuelle et dans l'importance du profil. La déroute n'est que dans nos petites têtes françaises. Pas sur leurs Wall.
Ainsi je demande.
Est-ce qu'ils me sentent autant que moi je les respire ? Fait-on vraiment partie de tout cela ou est-ce que tout n'est qu'une sensation impersonnelle ?
mercredi 30 avril #9005959
Je devrais pas penser à ça quand je suis bourré...
Le communisme, c'est le partage des richesses. Pas juste j'emmagasine juste pour ma gueule.
Voilà ce que j'aurais du lui répondre. A ce sarkoziste qui aujourd'hui regrette. A ce sarkoziste qui est capable de me tenir un discours incohérent sur sa sensibilité aux clochards et la nécessité d'un monde libéral...
La cohérence. J'y connais strictement rien, mais je sais juste que c'est beau. Ca fait planer. C'est impossible mais c'est beau.
Dès que t'as des sentiments, c'est mort pour raisonner. Cherche même pas.
J'avais deux solutions. Celle de la raison qui disait que ca suffisait comme ça. Celle de la cohérence, qui oublie le reste et qui ne veut que le mieux pour toi. Celle de la volonté des gens extérieurs, ceux qui savent.
Putain, je sais plus parler français. Encore un texte de bourré.
Et puis il y avait l'autre. La raison du ventre qui me disait que je faisais une erreur en lui disant que je n'en pouvais plus. Celle qui disait que ce sera tellement beau quand elle sera là. Et que moi aussi, bien sur. Celle qui se fait des films et qui oublie ses silences. Celle qui pardonne tout et ne veut rien d'autres que l'un de ses sourires.
Ca ne pouvait plus aller ainsi. Ses paroles tristement réfléchies et qui se voulaient libres répondaient à mes soupirs amoureux et seuls. Je crèverais pour elle, je l'assure, mais tout me montre que ce soupçon d'espoir n'est que du vent. Du vent inventé par ma tête qui en avait besoin. J'avais besoin de croire en une sensation qui surpasse tout. J'avais besoin de vaincre ma solitude nauséabonde. Je me suis accroché au premier jeu que l'on m'a proposé sans réaliser les risques. J'ai accepté sans comprendre. Ainsi la faute n'en est que partagée.
Je n'ai pris aucune décision et c'est peut-être cela qui empêche la tristesse de supplanter la satisfaction. J'ai juste renvoyer la balle dans son camp. Elle a toutes les cartes en main pour ajuster sa vision à la mienne. Si l'envie ne lui prend pas, alors je passerai mon chemin. J'aurais peut-être pas tout fait correctement mais j'aurais fait ce qu'il me semblait bon. Elle a l'opportunité d'avouer son mensonge sans mal, ou d'extravertir ses sentiments pour le bien de tous.
Je me fiche de savoir où l'on va. Je veux juste connaître la manière. Je veux être sur de l'apprécier. Je pensais que le doute faisait parti de nous. Apparemment oui, mais l'exprimer n'est pas dans nos cordes.
jeudi 27 mars #8488922
Mais au bout des corridors, brillait un univers.
C'est comme une course d'élan. C'est comme dans ces films où le héros accélère à bord d'une machine volante peu probable, droit vers le précipice. Priant pour que l'engin s'envole et lui avec.
Chaque petite action, chaque dossier, chaque décision. Tout réfléchir pour éviter la chute au départ. Les paroles sont dîtes sans importance mais pour, qui sait, essayer de se rassurer. Quoiqu'il arrive, le 6 avril au soir, je serai là-bas.
J'ai retrouvé le plaisir du flot des histoires. Finies les incertitudes matérielles, tout le reste déroule dans une douce patience. Rêve qui pourra. Les enfants de la colère ne sont qu'étonnement dérisoires et démontrent encore plus la monotonie de nos vies.
L'indécence de ses yeux ne m'attirent plus. Tout cela pour rien. On ne court plus à la beauté. Même mon corps n'a pas besoin d'elle, quand ma tête est à l'Angleterre, quand ma tête est à Félix Violay. Elle s'accroche mais elle m'ennuie. Je suis déjà parti et je suis parti sans elle.
Je suis parti pour vivre une vie qui est la mienne. Faîte de récits de voyage, de différences et d'éclats. D'éclats dans la vue, dans le cœur. Je suis parti pour vivre dans l'attente de ses bras. Maintenant ou jamais. Oui non bien sûr. Je suis une foule frénétique.
Quoiqu'il arrive, le 6 avril au soir, je serai là-bas. Les souvenirs en tête, les bras ballants et les certitudes devant moi. Quand à mon avenir, il est déjà dans ta voix.
En écoute : Ludéal
dimanche 02 mars #8171784
Retransmission (à peu près) correcte.
After Party entre frustrés de la vie. Les effets de l'alcool descendent et l'envie de dormir monte. On devait comater tranquillement et là, il a abordé le sujet délicat.
- Dis ce soir, je t'ai pas vu beaucoup trainé avec Lyonnaise.
Non.
- Elle a plus de copain et t'en profite pas ?
Non.
- Bin pourquoi ?
J'ai quelqu'un d'autre en tête.
- Juste en tête ou...
Non. Enfin je sais pas.
- Ouh, ça m'a l'air compliqué. Raconte.
Tu veux que j'te dise quoi ?
- Bin je sais pas. Elle est de Belfort ?
Non.
- Loin ?
Oui.
- Arf. Et puis ca se passe bien ?
Je sais pas.
- Tu fais chier. Raconte. Tu vois, on est 3 couillons et t'es le seul "in a relationship" (rires). Alors on s'intéresse à la différence.
Oui, non. Ca se passe ni bien et ni mal. Ca se passe. On sait pas trop quoi foutre avec nos sentiments.
- Sentiments ? Y a un truc avec elle ?
Ouais, je crois... Un putain de truc.
- Et elle ?
Apparemment. J'en sais rien.
- Mais un truc comment ? Parce que... y a truc et... truc... tu vois. Je sais pas comment dire.
Ouais. Je vois. Je sais pas vraiment. Tu sais... L'évidence etc. Ce genre de connerie. Bin c'est un peu ça. Je sais pas, je me sens bien avec elle. Et elle aussi. Je suis en train d'accrocher sévère même si y a des putains de doute qui s'accrochent aussi. Je sais pas, des fois, je me dis que si ca s'arrête, elle resterait comme mon plus gros regret sentimental. Et des fois, je me dis aussi que je crêverais sans elle. Si, c'est vrai, je déconne pas, attends ! Mais jamais je me dis que je me monte la tête pour rien, parce que ca parait tellement... normal, d'être ensemble.
- Ouah... Putain. Et tu lui as dit tout ça ?
Bin non. Elle doit le savoir, je pense.
- T'en sais rien, vu que y a des doutes. Tu lui dis pas à elle et tu nous le dis à nous.
C'est pas pareil.
- Bin bien sûr que c'est pas pareil. Encore heureux. Tu vois, ca nous interesse, on est content pour toi, mais tes doutes là on pourra rien y faire. Tu sais, je pense que je peux dire qu'on est tous des branleurs ici, alors je sais même pas si on pourra te dire des conseils. Faut parler, faut y aller.
C'est pas si simple.
- Pourquoi ? C'est plus simple de rester dans un truc compliqué ?
J'en sais rien.
Non, j'en savais rien, je savais pas quoi lui répondre. Il m'avait impressionné sur le coup. Non, ce n'est pas si simple. Parce que je me vois plus me livrer autant. Parce que je l'ai déjà trop fait. Parce que de toutes façons, elle ne répondra pas. Parce que je préfère attendre dimanche prochain pour comprendre. Parce que de toutes façons ca nous engagerait trop. Parce qu'elle fuira. Parce que, qu'elle se sente BIEN avec moi, ca ne me suffit pas. Parce que je veux qu'elle se sente AVEC moi. Parce qu'on est jamais sûr de rien mais surtout jamais sûr de tout. Parce que je me sentirais ridicule. Parce qu'elle ne répondra toujours rien. Parce qu'on se protégera toujours. Parce qu'il est déjà loin le temps des vacances où l'on discutait beaucoup. Parce que je voudrai toujours en savoir plus. Parce qu'il faut que je me taise. Parce que pour elle, on peut pas construire une relation sur du vent, des mots, des coups de téléphone et presque rien d'autre.
Voilà pourquoi c'est pas si simple. Voilà ce que j'aurais du répondre. Voilà à quoi on en est réduit pour faire passer un message. Voilà pourquoi l'on est et l'on restera ridicule. Ainsi va la vie, pauvres petites bestioles sans défense. Nous voilà déjà, pauvres de "nous".
Je crois qu'on a besoin de Leonardo et Kate.
jeudi 14 février #7957317
T'es jamais aussi belle que quand t'es comme ça.
Allez petit texte gentillet pour la St Valentin. Parce que même si on dit qu'on s'en fout, quand on regarde la télé toute la journée, forcément le lobbing, ca marche...
Tu vas pas y arriver. Ton emploi du temps, c'est pire qu'un check up de boot d'un boeing 747 avec en plus des gribouillis que tu sais même plus ce que ça veut dire. Alors tu t'engueules pour te motiver, tu insultes cette satanée basket parce que ton pied veut pas rentrer dedans et puis, bien sûr, tu en veux à la terre entière de te faire des journées comme ça.
Mais comme la terre entière n'est pas là, tu t'en prends à moi, en faisant tomber tes clés. "Et toi tu dis rien, tu dis jamais rien ! Bien sur que tu peux pas m'aider mais quand même. Tu fais chier ! - Mais mon amour, je suis à fond avec toi, seulement j'ai surtout pas envie d'ajouter quoique ce soit, parce que sincèrement, t'es jamais aussi belle que quand t'es comme ça. - C'est vrai ? - Bin bien sur. - A plus, salaud."
Je t'invite au restaurant, parce que des fois, il faut. Je me suis même lavé, parce que des fois, il faut aussi. Bien sûr, t'as passé une mauvaise journée. T'as paumé ton porte-monnaie. T'as pas encore tes résultats d'examens et bien sûr, ta meilleure amie sort avec un con. Tu peste contre le misérable qui la trompe, tu t'excite contre le serveur qui sert du pain dégueulasse et tu maudis la fac parce que c'est que des incompétents.
Mais comme la fac n'est pas là, tu t'en prends à moi, en postillant les miettes du pain que tu manges quand même. "Et toi tu dis rien, tu dis jamais rien ! Bien sûr qu'on s'en fiche et qu'on est bien là, mais quand même. Tu fais chier ! - Mais ma douce, je suis à fond avec toi, seulement j'ai surtout pas envie d'ajouter quoique ce soit, parce que sincèrement, t'es jamais aussi belle que quand t'es comme ça. - C'est vrai ? - Bin bien sûr. - Mange, connard."
Soirée chez des amis, évidemment on boit et évidemment on parle politique avant d'aborder la seconde guerre mondiale et la shoah. Tu t'emportes contre ces politiques politiciens, tu dis qu'aujourd'hui ca rime plus à rien la droite, la gauche. Tu dis des grosses conneries mais tu critiques aussi vivement les réponses qu'on te donne. Tu poursuis, ton verre à la main, qu'on est gouverné par des cons et que t'aurais 2 mots à leurs dire.
Mais comme les cons ne sont pas là, y a bien Sylvain, le copain de ta meilleure amie, mais c'est pas pareil, alors tu t'en prends à moi, en balaçant de la vodka sur le chat. "Et toi tu dis rien, tu dis jamais rien ! Bien sur que c'est des paroles de bourrée, mais quand même. Ben W. le soit disant rouge, tu fais chier ! - Mais ma fesse gauche, je suis à fond avec toi, seulement j'ai surtout pas envie d'ajouter quoique ce soit parce que sincèrement, (... allez tous avec moi !) t'es jamais aussi belle que quand t'es comme ça. - C'est vrai ? - Bin bien sûr. - Bois, fesse molle."
Certains diront qu'il en faut peu pour te rassurer, comme il en faut peu pour que tu chope la mouche, mais crois-moi, je vais pas te le reprocher. Parce que d'une, ne pas laisser les mouches volées, c'est pas un défaut et de deux, tu me rappelle combien je peux t'aimer quand tu t'énerves pour rien.
- C'est vrai ? - Bin bien sûr.
- Ta gueule, baratineur.
Instant ou Eloge de l'autre
by cecinestpasunepipe on Deviantart
On reste là, on observe, on s'observe. Mais qu'en est-il, que retiendra-t'on, que retiendra-t'il ? C'est beau la vie, tu sais, mais il faut savoir de quel côté de l'esprit l'on est. Le géomêtre taquine le fin pour son ignorance pendant que le fin rit du manque de savoir faire du géomètre.
Qu'est-ce qu'on fout là, dis moi? Si encore c'était les kilomètres qui défilaient, on aurait l'impression de se rapprocher mais non, c'est les secondes qui s'en vont. Moteur demandé. Merde, y a plus de cassette. Alors qu'est-ce qu'on fait ? Et la prod qui répond pas. C'est ma vraie vie qui s'en va.
Est-ce qu'on aura des regrets ? Bien sur qu'on en aura. Tu peux faire tout ce que tu veux, t'en auras. C'est pas beau la vie, tu sais. Et alors. Et alors, ça changera quoi ? Je me vois pas vivre après 35 ans. Avant c'était 30 ans, mais je vois les minutes s'écouler alors je suis bien obligé de changer d'avis. Il n'y a que les imbéciles qui changent d'avis. La conviction, seule, nous sauvera. Promis, juré, craché.
15h45. C'est l'heure de la cigarette de 15h45. Ce jeune homme qui s'habille chez Celio et qui sort de chez Jules. Gary Wellington vient de naître dans une banlieue sombre de Londres. Personne ne connaît Gary Wellington, car Gary Wellington n'existe pas. Et il n'existera jamais si la prod ne répond pas. Instant ou Eloge de l'autre. C'est selon. Question de courage ou de lacheté. Peu importe. Rouge.
Je suis pour le communisme. Je suis pour le socialisme. Et pour le capitalisme. Parce que je suis modem opportuniste. Il y en a qui contestent, Qui revendiquent et qui protestent. Moi je ne fais qu'un seul geste. Je retourne mes oreilles ma veste, je retourne ma veste. Toujours du bon côté. Dutronc, l'Opportuniste
Je divague, tu vois. J'appelle pas ça de l'écriture automatique parce que tout le monde appelle ça de l'écriture automatique. C'est juste de l'écriture caféinée qui sent la nicotine. Je me presse comme un citron. Des dialogues lelouchiens à l'enfoncement de portes ouvertes de Pascales, en passant par ces lignes de codes qui ne parlent qu'aux géomètres, je m'en sors pas. La vie des paumés, c'est beau tu crois ?
cout<<"toto"<<endl;
}
g++ essai.cpp -o essai
essai
toto
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Un jour on verra. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui raconter ? Peu importe si elle ne me comprend pas. Elle a déjà du retard. Etre exceptionnel pendant un mois et demi, je sais le faire. C'est toujours après que je prend des vacances en Couille. C'est toujours après. Je serai loin. Peu importe... Rouge.

