A frozen second

Louper la bonne seconde dans une histoire de deux secondes

 

vendredi 07 mars #8237841

Journée de la femme, mon cul !

Le craquage du vendredi soir ! Overdose de rien foutre et de Renaud ! Le rythme est pas toujours respecté, mais... ça rime ! Aphone, c'est pour toi !

Homme du monde ou bien salaud,
Qui bien souvent êtes les mêmes.
Mec normal, star ou gigolo,
Homme en tout genre, je vous aimes.
Même aux derniers des connards,
Je veux dédier ces quelques lignes,
Issus de mon dégouts des coups d'un soir
Et de leur mesquinerie maligne.
Car aucun homme sur la planète
ne sera jamais plus chiant que sa sœur.
Ni plus fier, ni plus malhonnête,
A part peut-être Ben le blogueur.

Homme j'te kiffe parce que
Lorsque dans les magasins, c'est les soldes.
Y a pas de garçon ou si peu
Dans les foules armées d'une gold.
Ces folles furieuses, complètement barrées,
Desinhibées par les étiquettes -20 ou même -50%
Défiant les autres pour un petit décolleté,
Allant quand il faut jusqu'au sang,
Y a pas de mec fou de la dépense,
Inconscient et acheteur.
Y en a pas même en France,
A part peut-être Ben le blogueur.

Homme j'te kiffe parce que
Avec une bagnole ou un camion benne
Tu deviens pas aussi rêveuse que
Ces connasses maquillées et qui se trainent.
Pour une coiffure mal faîte
Ou un beau mec qui passe,
Y en a qui sont prêtes à piler net.
Faut rien dire et qu'on s'y fasse.
Les ratés d'angle mort de ces poufs-là,
Aucune homme n'est assez branleur
Pour les faire à chaque fois
A part peut-être Ben le blogueur.

Homme j'te kiffe parce que
Tu t'prends pas la tête.
Parce que si elle t'aime qu'un peu,
Tu vas pas te bouffer la quéquette.
Parce qeu dans les rangs des dangereuses
Qui joue les mystérieuses, laissant espérer
Et puis qui disent non d'une indifférence ravageuse,
J'ai jamais vu un mec désinsteressé.
Pas un homme n'est assez mesquin
Pour consciemment laisser l'espoir
Et se sentir encore bien.
A part peut-être Ben le bâtard.

C'est pas d'un cerveau féminin
qu'est sorti la formule e=mc².
La preuve qu'on est bien plus malin
Que ces glandeuses en fac de Lettreux.
Prof de maths et physiciens
Démontrent avec la logique qui est la leur,
Qu'une faute, c'est féminin
Comme une bêtise ou une erreur.
Dans l'histoire des débilités,
Les courges sont toutes des sœurs.
Pas un mec pour rivaliser,
A part peut-être Ben le blogueur.

Homme j'te kiffe surtout enfin,
Parce que même si j'te dis tout ça,
Tu sais que je rigole bien
Et que d'elle, je pense pas tout ça.
Quand viendra l'heure dernière,
Le paradis sera peuplé de splendeurs,
Bataillant pour le plus beau derrière
Et l'esprit le plus rieur.
Moi je me changerai en comique
Si je ne peux pas aller ailleurs.
Et comme inspiration sympathique,
Je m'prendrai les craquages de Ben le branleur...

vendredi 08 février #7878718

Quand Ben redevient une loque masculine.

J'y suis allé. Il le fallait, histoire de se débarasser de ça. J'avais pas vraiment envie, mais bon mon petit pull noir commence à puer la transpiration et je vais pas pouvoir le mettre tous les jours. Avec de telles volontés, je parle même pas de la manière et encore moins du résultat.

"Excusez-moi, mesdemoiselles..." Elle est à table avec ses copines. D'ailleurs celles-ci, je les ai même pas vu, je n'ai parlé qu'à elle. C'est sensé être un bon point mais encore faut-il avoir quelque chose à dire. Comme si je ne le savais pas, je me rend compte à cette instant que ca risque d'être beaucoup plus difficile que prévu.

J'aurais bien envie de lui demander si elle veut me faire gouter sa pizza, ou encore si elle met des tampons ou des botines en cuir Mais il parait que c'est pas terrible, alors je m'abstiens.

Je bredouille vaguement que j'aimerais lui parler, un peu plus tard. Elle me dit séchement en avalant un bout de pain, de façon super sexy d'ailleurs, qu'elle a cours là. J'ai l'impression d'être un bout de pain et elle est en train de me machouiller.

Au lieu de trouver des trucs à dire, je pense à cette chanson de Bénabar.

...un peu pédante, un peu égoïste, un peu allumeuse, mais elle est jolie et t'aimerais la connaître bibliquement. Bibliquement en poésie, ca veut dire cabosser tout simplement...

Pas de fille au lapin au bar en vue, je continue à la pister. Je lâche mon numéro et un "je me sens stupide, mais vraiment appelle-moi parce que je me sentirais encore plus con à attendre devant mon téléphone."

En repartant, j'entends quelques petits rires. Ca me fait sourire aussi, mais je suis persuadé qu'elle ne rappellera pas. Ou si elle rappelle, c'est que, soit elle aime les cas sociaux, soit que c'est la femme de ma vie.

Le soir, un peu dans la loose, je cherche quelqu'un à qui raconter mes malheurs. " Mais oui, je sais que j'ai une belle vie, oui je suis en bonne santé (quoique là j'ai un petit bouton, c'est grave !), oui je fais des études, je pars en Angleterre, etc mais... putain je me suis pris une veste ! ... Looser.

Alors je me dis que je vais encore saouler Oliv' si je l'appelle, que Aphone, je la vois plus, que chez les gens de l'IUT le seul truc qui peut être sensible, c'est la vitesse de la souris, alors merde quoi !

Je voulais appeler Dangereuse, mais... comme je suis trop fort j'ai même pas son numéro. Et puis "pourquoi parler à une fille qui possède une si dangereuse retenue sur une question pourtant si claire..."

Je pense un peu à Ben W. Qu'aurais fait Ben le magnifique à ma place ? Ou plutôt qu'est-ce qu'il m'aurait dit pour tenter de me consoler ? Car oui, ca l'aurait touché de me voir comme ça. Il aurait vite compris que ce n'est pas tant la défaite que la honte de ne plus savoir le faire qui m'embête. Il aurait dit que ce n'est pas encore sur qu'elle ne rappelera pas, et qu'on ne sait jamais. Il l'aurait dit sans y croire, juste parce qu'il est poli. Et après... Après il aurait parlé de lui, comme d'habitude. Parlant avec humour de ses défaites et de ses hontes.

Je finis par sortir voir des copains. Je fumais tranquillement ma clope quand le téléphone se met à sonner. Comme d'hab' dans ces cas-là, on trouve jamais la bonne poche du premier coup. Finalement, j'y arrive... Merde pas elle.

Suite à une conversation où il en ressort que je suis qu'un connard déplacé, je me met à boire. Logique.

Le lendemain même drame, pas de nouvelle, je raconte à ceux que j'ai bassiné avec les yeux bleus de la donzelle que je l'ai fait. Ils rigolent. Bande de cons, et ma blessure dans tout çà ?!

Seulement ce que je savais pas encore, c'est que cette histoire est une histoire qui se termine bien. La donzelle est au moins polie car le soir, je reçois un texto.

Sobre, il faut que je la rappelle. Je fais des bons dans l'appartement. J'ouvre des fenêtre de msn à tour de click, un peu comme si Tatiana Golovin était en finale de Roland Garros. J'appelle des gens que bien sur je dérange.

Je m'en fous, je fais un tour de l'appart' en plus.

La morale de cette histoire, c'est que Ben a toujours raison.
La morale de cette morale, c'est ... qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui raconter !? C'est reparti pour un tour...

lundi 04 février #7830692

Je m'appelle Ben et je suis une vraie gonzesse.

C'était le grand jour, c'était décidé. Depuis le temps que je les bassine avec les yeux bleus de la donzelle, il était temps d'y aller.

Ce matin levé 9h, histoire d'être frais et reposé. Le petit pull noir un peu moulant mais pas trop juste pour dire "Je soigne mon apparence mais je suis pas une fiotte." et avec le T-shirt rouge pétant qui sort à peine du col pour renforcer l'idée.

Miracle, il me reste des lentilles toutes neuves. Je tente même une pointe de gel, mais bon comme je sais pas y faire, j'abandonne vite. Ca fait pas vraiment out of bed, mais plutôt ahoute of bèd si vous visualisez le concept.

Je ressemble à rien, mais c'est pas grave, c'est l'intention qui compte. Vient ensuite le choix du manteau. Ca parait tout bête le choix du manteau, mais en fait non. Pour arriver à une solution parfaite, une réflexion intense est nécessaire au préalable.

En fait, cette fille je ne la vois qu'au RU. Donc, si je vais lui parler, j'aurai mon manteau. Ca minimise donc énormément l'effet du pull noir. Alors manteau noir genre veste très longue, qui fait classe en temps normal mais qui va pas du tout avec le pull noir, ou bien, manteau beige épais, genre je vais au ski mais je reste sur la terrasse... J'opte pour le manteau beige.

Quand je la verrai, je balancerai toutes mes affaires à un pote et là l'effet pull noir manche retroussé sera optimal.

J'ai déjà quelques idées sur la façon de l'aborder. Enfin "quelques idées"... J'ai déjà le monologue tout fait, avec les didascalis pour le souffle, le regard et les sourires. Je sais pas pourquoi, mais je suis persuadé que de toute façon ca ne se passera absolument pas comme ça, mais bon, c'est toujours bien de préparer des choses inutiles.

J'ai même écrit sur un petit papier mon numéro avec mon prénom juste en dessous. "Bon tu m'appelles ce soir, hein ? Parce que je pense que j'aurai l'air con, en train d'attendre ton coup de fil. Et puis sincèrement, je serais toi, je m'appellerais."

J'ai fait un effort pour l'écriture, c'est dans la même gamme que le petit pull. Autant être un peu uniforme. Je soigne, mais pas trop, genre je l'ai écrit y a 5 minutes, parce que c'était pas du tout prévu mais aujourd'hui t'étais tellement jolie que j'ai pas pu résisté.

Je me sens prêt. Je me mets en route.

Il pleut... Ciao bambino ma coiffure, mais ça c'est pas un drame et limite je suis content, ca me donnera une excuse.

En cours d'anglais je ne pense qu'à ça. Je répond 2-3 trucs au pif quand c'est mon tour, j'écoute même pas si c'est juste. Le prof termine, je file rejoindre les copains pour manger.

Premier regard dans la salle. Elle n'est pas là. Deuxième regard... merde putain chiotte bite crotte. Je ne peux me résoudre à cela.

Elle était là sans arrêt pour me titiller le regard mais j'étais pas vraiment prêt. Et là alors que honnêtement je me serais attaqué à Keira Knightley ou même la voisine d'oliv', elle se pointe pas.

Ce n'est que partie remise, croyez-moi. Elle va bien avoir faim un jour.S'il faut, je placarderai les murs de l'IUT d'affiches qui lui donne rendez-vous. Namého !

Je sais, je suis bidon. Frustré et bidon.

Ce soir, j'écoute Bénabar parce que Ben-(en)-a-marre. (Ca c'est de la chute. Kaboom !)

« Accueil  1