A frozen second

Louper la bonne seconde dans une histoire de deux secondes

 

vendredi 06 juin #9466440

Oui, peut-être, surement.

Je me tâte, j'hésite et je désespère. A quoi vraiment tout cela sert si ce n'est pas assez libre ? Tout mes mots ne vont qu'à une et ne dépende que d'une. Je connais trop ceux qui me lisent pour tenter un jour de les décevoir.

Alors fuir? Oui peut-être. Surement même ! Fuir parce que le seul refuge que l'on connait nous déplait. Et si ce que j'écris me semble triste et gâchant l'unique créativité, l'unique crédibilité.que je puisse dégager, que faire? Est-ce que tout cela est-il vraiment important. Tout ici est trop libre pour évoquer un seul jour le manque. Que me faut-il vraiment ? Je ne sais pas. On compte les jours. Que faire lorsqu'elle sera là ?

Eviter de faire ce que l'on a toujours fait. Partir. Ou peut-être partir avec elle. Casse-tête. Mais ici, tout est simple, je décide. Partir ? Oui, peut-être, mais cette fois, ne rien dire à personne

?

Ben W à 05:15
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lundi 28 janvier #7737174

Je la montre à ces messieurs...

Texte long je m'en excuse...

Voilà une bien étrange histoire qui vient de s'achever. Il y a quelques mois, en rentrant de chez Lyonnaise ou d'une autre activité tout aussi inutile, que vis-je sur ma fenêtre ?! Une souris grise, petite et fine, et même d'ailleurs très coquette pour un rongeur. Un peu inquièt et terrorisé, je m'approche pour voir ce qu'il en est.

Au bruit de mes pas, la petite souris alors se lève sur ses pattes de derrière, et quelle ne fut pas ma surprise, lorsque, d'une voix extraordinairement claire, elle me lança :
"- Qu'est-ce que tu regarde comme ça, grand béta ? T'as vu un rat mort? Bon tu m'ouvres, faut qu'on cause."
Complètement sous le choc, je m'execute. je parviens un peu tremblant à ouvrir la porte. Elle se faufila alors jusqu'au salon. Je la suis, plein de questions sur le mystérieux pouvoir de ce petit animal.

Installée confortablement dans mon fauteuil préféré, elle s'apprètais à allumer la télé. J'essayai un :
"- Vous... vous... comment dire...
- Oh, juste un verre d'eau ca ira.

Amusé par la désinvolture de cette apparition, je courus dans la cuisine.

"- Je vous ai mis l'eau dans un verre à teq, pour que ca soit plus pratique.
- C'est gentil merci, dit-elle en prenant une léché d'eau. Bon, comme j't'ai dit faut qu'on cause. Tu m'as l'air sympa. Alors je me suis dit que tu pourrais me rendre un service.
- Un service? mais...
- Y a un truc qui t'gène ?
- C'est-à-dire vous me parlez depuis tout à l'heure et vous êtes une souris, alors.. j'ai un peu de mal à tout saisir.
- C'est l'accent qui te dérange ? Désolée j'ai vécu dans le ch'nord, c'est pour ça.
- Non non, du tout. C'est que vous êtes une souris.
- Ah oui, c'est vrai j'avais zappé. Vu qu't'as l'air perspicasse, j'vais aller plus vite. Certes j'ai l'aspect d'une souris, mais il n'en est rien. Il y a bien longtemps, j'étais une demoiselle tout ce qui y avait de plus normale, quoique plus belle que la moyenne. Je jouais avec les mecs, j'en faisais ce que j'voulais et même parfois ils tombaient amoureux. Je m'y prenais bien, t'sais. Le problème c'est qu'un jour je suis tombée sur un os. Il m'a dit que si je le faisais souffrir, bin je le regrettrais. Et tu vois, je le regrette bien là.

Elle but une gorgée, avec un peu de tristesse quand même.
- Mais si, comme vous me dîtes, vous êtiez méchante, c'est mérité, non ?
- Mérité ? Namého ! Tu sais ce que c'est d'être une souris toi? Nan alors tais-toi !
- Vous énervez pas, je dis ça comme ça.
- Ouais, fais gaffe. J'ai qu'une solution pour redevenir une femme, c'est qu'un gentil gonz m'offre un baiser. Parait que c'est pour que j'apprenne à me faire aimer pour c'que j'ai à l'intérieur. De la connerie, ouais ! Une souris, c'est certes mignon, mais pour taper la discute y a mieux.
- Je suppose que vous comptez sur moi pour...
- Je savais que t'étais intelligent, garçon ! Donc on fait un bisous vite fait, je redeviens une blonde et c'est bon, on en parle plus.
- Oui mais... je veux dire... c'est pas... j'ai pas envie de vous embrasser, moi.
- Mais tu le regretteras pas. Si tu veux, après, avec ma bouche coquine, je t'en ferai un vrai, de baiser.
- C'est pas ça le problème, c'est que vous vous incrustez, et je dois faire ça. C'est un peu plus compliqué.
- Tu le prends comme ça ? Et bien soit ! Je squatte ici jusqu'à ce que tu acceptes. Mais t'en fais pas, on est pas dans un blog de torturé qui pourrait assimiler une souris squatteuse à ces femmes qui font souffrir l'auteur. Non non non. Moi je serai cool. Je me montrerai gentille jusqu'à ce que j'obtienne ce que je veux.

L'histoire semblait compliquée mais je dus constater que la souris tint sa promesse. Elle resta dans mon appartement, et sa compagnie, à vrai dire, ne me dérangeait pas. Au contraire, bien que cela me coutait cher en petites graines, elle était exquise et avait beaucoup de conversation. Je ne m'ennuyais jamais grâce à ses réfléxions rigolotes et surtout ses conseils.

Elle m'aida à conquérir le coeur des femmes, m'apprenant les tours à faire et les phrases à dire. Elle avait pris pour habitude de se cacher dans le creux de mon cou et de murmurer les mots que je n'avais qu'à répéter.

Le petit jeu a duré pendant des semaines, et notre vie de couple s'organisait tranquillement. La tendresse et l'attachement venait doucement. Nous échangions des regards et des sourires complices jusqu'au fou rire.

Seulement je me suis posé la question que je n'aurais jamais du me poser. La curiosité en effet était arrivée pour se joindre à la fête... "Mais à quoi peut-elle ressembler en femme ?"

J'ai longuement hésité avant de lui en parler. J'avais, en effet, peur de la perdre, une fois le sortilège envolé. Il fallut tout de même se rendre à l'évidence, la question devenait trop pesante.

"- Tu veux toujours ton baiser ?, lui dis-je un matin au petit déjeuner.
Elle me regarda, l'oeil brillant.
- Je peux pas te cacher que oui, ce serait merveilleux.
- Je crois qu'il est temps.
- Tu es sure ?

Je refléchis à nouveau un petit moment. J'imaginais déjà les formes féminines qu'elle pouvait avoir. Peut-être la transformation aurait laissé quelques traces. Peut-être que sa longue queue et ses oreilles seraient restées, mais peu importe il fallait que je sache. Elle ressemblait tellement par sa mentalité à ma fille parfaite, que je me prenais déjà à rêver de faire ma vie avec la splendide jeune fille qu'elle m'avait promis.

N'attendant pas plus, je l'embrassai. D'abord doucement, délicatement. Carressant son museau avec mes lèvres. Puis un peu plus intensément. Il me semble même avoir effleuré sa langue avec la mienne. Une légère chaleur a commencé à se dégager autour de mon visage. J'avais fermé les yeux et je pensais déjà à la transformation qui s'éxécutait. Je décidai de me retirer.

Une surprise m'attendait. Ce qui devait arriver, arriva. A la place de la petite souris grise, il y a avait la même petit souris grise, quoiqu'un peu plus rosée, intimidée par le baiser peut-être.

Ne comprenant pas, je la questionnai du regard. Elle se mit à rire.

- Ahahah. Je l'ai quand même bien choisi mon crétin, moi. J'ai eu du mal, mais je l'ai eu mon baiser. Ca ne t'a jamais posé de problème d'être aussi bêta ? Déjà j'pensais pas que tu croirais qu'une souris pouvait parler, mais encore moins qu'elle pourrait se transformer en princesse de tes rêves. Ahahah. Ca m'a prit du temps, mais ce fut un plaisir. Allez, je file, faut que j'raconte aux copines que j'ai trouvé le plus crédule des nigauds.

Elle s'enfuit. J'étais totalement désemparé et je restais sur ma chaise, ne me remettant pas de cette histoire insencée. J'aurais tout donné pour ne plus jamais entendre parler de cette souris malfaisante, mais il y eut un problème. Comme je le savais déjà, la souris avait la langue bien pendue et ma mésaventure fit le tour de tous les nids, toutes les caves, toutes les forets, toutes les jungles, tous les champs et tous les autres lieux de résidence d'animaux.

La suite de l'histoire, je pense que vous vous en doutez. Chaque jour, je découvrais à ma fenêtre un femelle animale, là pour me vendre sa soupe et réclamer son baiser, allant même jusqu'à une demoiselle Toucan très bavarde qui m'assurait qu'avec un baiser elle se transformerait en bicyclette rouge avec un klaxon qui fait pouet pouet.

Je l'ai crue, comme je les ai toutes crues. J'embrassais à tour de langue. Plein de d'espoirs suivis de pleins de déceptions. Et ce jusqu'au jour où je n'en puis plus.

En effet un soir, des poils plein la bouche à cause d'un baiser avec Fiona la panda, je décrétai que désormais, je n'embrasserais plus pour des raisons si sottes.

Je dormis mal cette nuit, ayant un peur de ce que je rencontrerais le lendemain sur ma fenêtre. Une couleuvre qui voudrait redevenir une Ferrari, ou encore une femme rhinocéros, avec un passé de tasse à café. Mais le lendemain, j'appliquai fierement ma volonté à la lettre.

Ce ne fut pas dur, je l'avoues. Figurez-vous que se trouvait, appuyée sur mon volet, une demoiselle nommée Barbara. C'était une splendide jeune femme qui disait que d'un baiser, elle deviendrait la femme de ma vie.

Je lui ris au nez et répondit :
"- Et puis quoi encore ? Non cette fois ma vieille, tu m'auras pas. Tu ferais mieux de t'en aller avant que je m'énerve. La femme de ma vie ! Même dans les rêves, ca existe pas, ces choses-là. Et puis tiens, si t'as le temps, t'iras le dire à tes amis les femelles ou autres bestioles immondes, que c'est fini, on m'aura plus !"

Je contemplai les jolies formes de cette jolie menteuse, s'en aller un peu surprise de ma brusque réponse.
Seulement moi, j'étais satisfait, je sentais le cauchemar terminé, car c'est bien vrai, on ne m'aura plus !

Ben W à 22:55
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vendredi 28 décembre #7374050

Heureux ou bien saignants, ca dépend du discours.

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Il faut partir. Mes mots me quittent peu à peu. Je n'aime pas ce vague entre deux histoires. Ca y est. Je l'ai digéré, je l'ai même craché. Ici ou ailleurs. Je me gave de raconter la même histoire. On finit toujours par ressembler à celle que l'on a aimé.

La faute n'est plus à mettre sur quelque chose. Ô solitude, tu as toi aussi tenter de me détourner de ce cauchemar d'été. Il a juste fallu le temps. Juste le temps. Je ne vis plus rien. Plus rien pour elle, pour notre histoire, pour ce rêve de bonheur. Nous n'avons fait que le rêver ce bonheur. C'est.

Le mot s'est enfui. Lui-même a honte de décrire ce gâchis. Oh non, je ne regrette pas. Je ne regrette plus. Je disais "c'est fini", avec force, avec la conviction de ceux qui me forçait à ne plus y penser. Je le dis aujourd'hui, dans un souffle, un dernier soupir qui lui est, je crois, adressé.

On sent que je l'ai aimé. Comme j'en aimerai une autre aussi fort. J'espère même l'aimer plus. J'aimerais être fou de quelqu'un. Est-ce cette fille qui m'empèche de me coucher tôt, cette fille dont j'écoute les rires étouffés parce que il ne faut pas. Pour m'avoir, il lui suffirait de jouer un peu, de me refuser, jusqu'à ce que je désespère un peu.

On le sait, on en profite. J'en profite. Car peut-être bientôt il n'existera plus. Parce qu'il y aura quelque chose ou justement il n'y aura rien. Rien. Oui, rien ! "Bien sûr", il n'y a rien. Lui mentir est encore un privilège.

Il faut partir. Mes mots me quittent peu à peu. Ces mots-là ne devait pas ressembler à cela. Et il n'y ressembleront jamais. J'ai encore oublié comment les assembler pour qu'ils soient emplis de cette espoir qui toutefois s'est réveillé en moi.

Aujourd'hui deux courtes phrases ne m'ont pas lâché,
J'aimerais seulement un jour les associer.
Les mots ne sont plus miens,
Le monde, simplement, m'appartient.

Ben W à 21:12
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dimanche 02 décembre #7100181

Je mange de la soupe, parce que ca fait sourire.

Je viens d'être bluffé par le dernier texte d'Aphone. Je croyais, avant, qu'être bluffé était hautement objectif. C'est-à-dire que peu importe le moment, l'état d'esprit dans lequel on se trouve, ou le taux d'alcoolémie que l'on supporte, si quelque chose doit nous bluffé, il nous bluffera quand même. Finalement, je me ravise. Etre bluffé, c'est comme être touché, mais en mieux. Et pour être touché, il faut que ce que l'on voit nous ressemble, que l'on se sente concerné, qu'il y ait un lien.

Aphone
semble un peu fatiguée, un peu triste, un peu mélancolique. Ou du moins elle raconte cela très très bien. J'ai été bluffé par ce texte, c'est dire dans l'état où je me trouve. J'ai laissé un commentaire où je parle d'Eva Cassidy. J'ai fait genre je connaissais bien, alors que je n'écoute qu'une seule chanson d'elle. Je suis très cultivé, en fait. J'ai même rajouté Norah Jones, juste parce qu'elle est la suivante dans la playlist de Love Actually.

Oui. J'écoute des musiques vachement gaies en ce moment. Otis Redding, Scorpion, j'ai même chargé une chanson de Jane Birkin. Je ne suis qu'un romantique à 2 balles. D'ailleurs, Lyonnaise me l'a dit hier. J'ai souris.

J'ai souris parce qu'avec elle, je me retiens. Elle m'a pas vu chanter "I've been loving you too long to stop now", une clope à la main, et mimant une scène de mon prochain court. Je suis ridicule (mais ça elle ne l'a pas encore dit).

Ca doit être formidable de vivre à côté d'elle et de ses yeux. Je dois avouer qu'au début, elle n'était qu'une envie de conquête. Peut-être un peu pour impressionner Idéale. Mais plus que de l'impressionner, Lyonnaise a réussi à la faire oublier. Je crois que je suis tombé sans le chercher, sur une fille extraordinaire. La fille forte, ouverte, gentille et alcoolique, mais surtout aussi, fragile, sentimentale, des yeux à mourir, mystérieuse. La fille dont n'importe quel mec pourrait rêver. D'ailleurs, je crois que tous les mecs en rêvent, de Lyonnaise.

En écrivant cela, je me rend compte que tous mes plans imaginés, pour la faire succomber ne servent à rien. J'ai passé les deux fois où je l'ai vue cette semaine à ne pas vraiment réfléchir à comment l'attirer dans mon piège et... ce fut... sensationnel.

Je lui ai dessiné sur le visage et apparemment elle a aimé ca. Elle m'a dit aussi qu'elle n'aimait pas les fleurs, mais qu'elle préférait les kinder surprises. J'ai décidé de lui offrir une peluche et une boite de 3 kinder pour Noël. Sauf que je n'y connais rien en peluche. On verra bien. Je rajouterai un mot du genre "All I want for Christmas is you." J'hésite à mettre la traduction, elle dit qu'elle est nulle en anglais mais je veux pas la sous-estimé.

J'avoues. Je suis sous le charme.

J'ai l'impression d'écrire des niaiseries. J'imagine déjà Dine me dire, "Bin oui, être bluffé, c'est être touché avant tout et bien sur que c'est en fonction du moment. Et puis je te l'avais dit qu'il fallait pas faire de plan." Je m'en fous. J'aime bien redécouvrir des choses simples que je savais déjà.

Samedi Prochain, je redécouvre Paris. Il y aura Flamby. C'est amusant, c'est là que nous nous sommes vu la dernière fois, il y un an et demi. Elle y est restée, je suis parti. Réjouissante coïncidence. Si tout va bien, je verrai Aphone (qui va rougir tellement je parle d'elle) et Glac0n. Peut-être Passionnée et Oliv. J'ai hâte d'y être. Pour tout ces gens, oui. Mais un peu plus aussi. Paris me manque. C'est très provincial, mais l'odeur du métro, me manque.

Je n'ai pas de chute à cet article.

samedi 10 novembre #6840656

Je ne suis pas .




Il est amusant ce samedi. Il a des odeurs de dimanche. Même une odeur de dimanche soir. Les dimanches soir avant Noël. On sent la semaine qui s'apprête à redémarrer. On sait que dans 7 jours, ce sera encore exactement 7 jours de moins avant les cadeaux. Consciensieusement on compte, mais on ne le dis pas. Il ne faut pas être pressé. Surtout pas. Prendre l'air détaché, mais garder l'oeil qui brille lorsque l'on évoque ce que l'on pourrait nous offrir.

Aujourd'hui Noël est encore loin, et les dimanche soirs de mon enfance, en pyjama à 18h précise, en attendant 7/7, sont, eux, encore plus loin. Seulement moi je m'entraine souvent à garder encore l'air détaché et bien sur l'oeil qui brille. Mais j'attends quoi là tout de suite ?

J'ai remarqué que pour devenir adulte, c'est assez simple. 1. Il faut demander quelque chose que l'on ne vous donnera pas. Un Megazord, votre premier baiser sur la bouche, le suivant avec la langue, un amour parfait, votre permis, du sexe, votre bac, de l'argent, une mort digne, ou même mieux passer au journal de Claire Chazal. 2. Une fois demandé, il suffit de comprendre que vous ne l'aurez jamais puis de décider de trouver autre chose, ou plutot attendre de trouver autre chose à vouloir. 3. Une fois que vous serez las d'attendre le désir, et bien ca y est vous serez adulte. Un vrai, un grand, un imbécile !

Je me sens glissé du coté obscur de l'âge.

J'aimerais savoir écrire. Pas juste de la littérature de gare. Une vraie écriture avec des figures de style dont je connaîtrais le nom. Je voudrais avoir des reliefs de poête, une écriture un peu sombre, grave. Créer des phrases que l'on apprend que l'on retient. J'aimerais être Rimbaud ou Verlaine... même si "l'un dans l'autre" c'est un peu pareil. J'ai demandé à rencontrer Victor Hugo, mais on m'a dit que ce n'était pas possible. Comme j'ai insisté en disant que c'était une honte d'essayer de mettre les stars et les artistes sur un pied d'estale inaccessible, on a essayé de m'enfermer. Le problème c'est qu'on a réussi.

Depuis tout à l'heure, j'essaye vainement de m'enfuir de cette prison capitonnée. Pas que ce soit inconfortable ou même désagréable. Mais ce corps d'adulte me semble si petit. Et puis ce serait trop facile de se laisser avoir comme ça. J'ai l'oeil qui brille moi. L'oeil qui sourit! Je ne peux donc PAS être adulte !

Le seul avantage de grandir, c'est que les cigarettes d'adulte, quand on les allume, on ne se met plus du chocolat fondu partout sur les doigts. C'est pas meilleur mais qu'est-ce que c'est plus pratique...

Am Stram Gram
Piképik et ratatam
Ce sera toi que mange la Dame
.

Ben W à 17:45
En pyjama
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