Paraître

Louper la bonne seconde dans une histoire de deux secondes

28 mai 2009

Des images, juste des images..

 


Vous Avez LHeure Album Version - Louise Attaque - Louise Attaque

Elle me dit. Oui parce qu'elles disent toujours beaucoup de choses et que des fois, j'écoute. Elle me dit que je me suis encore fait avoir, qu'elle se méfie, que l'autre là elle fait exprès, que ce sera toujours comme ça, que je le sais, que si tu me fuis, je te suis et inversement. Et moi je veux pas répondre parce que oui, je le sais, que c'est une salope pleine de promesses et que c'est même elle qui le dit. Oui, je le sais, qu'elles sont toutes des salopes pleines de promesses faîtes en elle, des promesses qui se défont le lendemain matin, à l'heure où elles se réveillent, elles et leur bêtise profonde. Mais si ses promesses à elle, je les crois, c'est peut-être que des fois, j'ai besoin de me faire avoir parce que moi j'en fais plein des promesses que je ne tiens pas. L'inconscient me punit et alors ? Mon cœur est maso, mais je crois qu'on se comprend bien.

Elle me dit. Oui, parce que je parle à plusieurs filles et que des fois, je les écoute. Elle me dit qu'il faut que j'arrête de penser que tout le monde est con et stupide, qu'il y a des fois des gens gentils, elle veut dire, vraiment gentils. Des gens pas bêtes. Elle dit qu'elle me déteste parce que j'ose critiquer son syndrome de Stockholm amoureux, que je comprends rien et que je connais rien. Moi, je réponds juste que c'est faux et qu'elle en est la preuve vivante. Que si les gens méritent pas ma confiance, c'est qu'ils ne savent pas la prendre. Il y a des gens bien, c'est sur, et je les respecte, mais la plupart finissent par bêtir (bêtir c'est comme vieillir mais sans devenir vieux) et ils déçoivent, ils trahissent toujours. Par lâcheté, par ignorance, par superficialité, peu importe la raison, je n'ai plus la patience de pardonner deux fois la bêtise. Je ne les ignore pas, je ne les idéalise plus.

Elle me dit. Oui parce qu'elle cherche toujours à ce qu'on se retrouve un jour ou l'autre, alors elle me parle pour pas qu'on se quitte vraiment et des fois, bin je l'écoute plus, parce qu'elle me saoule. Elle me dit des tas de choses sur ce qu'on a été et sur ce que je suis devenu. Elle espère que je sois pas mort. Elle a des fantasmes de banquette arrière sur des routes sans avenir, sur des routes entre Belfort, Paris, Lille, Perpignan et même l'autre jour Grenoble. Le problème, c'est que moi, j'ai plus envie de faire de l'auto stop, et je veux plus m'arrêter quand je conduis. Je trace et advienne que pourra. Envoie du lourd tout de suite ou repasse plus tard, on t'appellera pas. Comme elle veut pas me choquer, elle veut pas se jeter sous mes roues. On a rien sans souffrir parait-il, c'est le moment d'y croire. Je suis mort depuis à peu près 2 ans. Mais ça, tout le monde le sait, et s'y complait, sauf moi. Je fonctionne avec des images. Il y a l'image de celle de two years ago, la méchante, l'espiègle, la menteuse. Le symbole ultime de la perversion du "Je t'aime" débile. Et il y a l'image de celle d'hier. Juste une image d'une perfection parfaite, qui sait jouer, qui sait aimer, qui trahit mais qui a des raisons. Symbole ultime, elle aussi, d'un amour logique, implacable, d'une évidence. Je sais qu'elles ne sont pas que ça, ou qu'elles ne sont pas tout ça. Mais je le répète, si jamais on veut enfin entendre de l'autre côté de mes mensonges, c'est des images. Des images pour espérer, pour caricaturer l'esthétique idéale. Et on va pas me juger, puisqu'on est tous une image pour quelqu'un. Si tu ressembles pas à un souvenir, on t'identifie pas, tu peux pas t'insérer. J'ai l'image d'un connard et je m'y fais très bien, on attend rien de moi. Alors merde, me faites pas chier avec mes images complètement fausses. J'en ai besoin pour survivre. Sinon il resterait quoi ? La solitude et mes idées sombres sur l'ignorance des imbéciles que je croise. Génial.

Je me dis. Oui, parce que je me parle souvent, qu'on est assez nombreux pour débattre et que des fois, je ne peux pas ne pas m'écouter. Je me dis comme vous, que tout ce que je raconte, c'est débile, c'est plus un appel à l'aide pitoyable que de vraies intransigeances. Je me dis que je suis comme tout le monde, j'attends juste qu'on me prenne par la main et que tu me dises que tout ira bien, que t'es la dernière que j'attendais, que tout est fini, que les pleures, les cris, les crises, en un mot, l'inintéressant, c'est fait pour avant, pour ceux que t'attendais pas. J'attends juste que tu me dises "T'as de la chance, t'as enfin trouvé celle qu'il te faut."

Je me dis que je suis comme tout le monde. Je suis juste libre d'attendre.

Ben W à 22:41 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

"Mon cœur est maso, mais je crois qu'on se comprend bien."

Oh oui et je m'en réjouie.
ça alimente ta plume. :)

Posté par melie, 01 juin 2009 à 17:44

PS : j'avais cité cette phrase :

" Mon cœur est maso, mais je crois qu'on se comprend bien."

mais ton habillage m'a censuré, c'est innadmissible une chose pareil ;)

Posté par melie, 01 juin 2009 à 17:46

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