A frozen second

Louper la bonne seconde dans une histoire de deux secondes

 

samedi 31 mai #9397319

huuum... Abricotine.

Ça divague. Que faire vraiment ? Dispersion quitte moi car jamais ça ne s'arrêtera. J'essaye et pourtant je n'avance pas. Wordreference.com a beau être mon meilleur ami, les mots ne s'enfilent pas et les minutes défilent. Que raconter ? Où vraiment se limiter ? Qu'est-ce qu'il les intéressera vraiment ? Broder n'est mon fort qu'en français. Anglais tu auras raison de moi, et de ma patience.

Travailler encore et encore. Apprendre que le chemin que l'on prend depuis deux semaines n'est absolument pas le bon et... Tout recommencer. Ah. Bon tanpis. Calme-toi. Ce n'est surement pas lui, c'est toi qui as mal compris forcément. Pourtant il avait signé. Oui, il avait. Mais.

Le monde change, tu sais. Et il parait que toi aussi. Non pas vraiment. Félicitation, tu n'as pas beaucoup pensé à elle aujourd'hui. Mais penser que tu n'as pas pensé à elle, c'est un peu (trop ?) penser à elle, non ? Arrête de te poser de questions et écris. Il faut que j'écrive utile et je n'aime pas. Si on ne peut même plus s'amuser, à quoi bon ?

J'aime ce café. Ces cafés. Je les adore. L'écriture de ce rapport me rappelle celle des Joyeux Noël. Sauf que l'artistique n'y est pas... Alors quoi de l'envie ?


mardi 27 mai #9340259

Vivre, croire et laisser faire.

Underground_by_fogke
by fogke on Deviantart

Vivre. Vivre avec tout cela. En eux. En toi. En tout. Ils vivent sans comprendre. Ni le comment. Ni même le pourquoi. Mais laissent faire. Et toi qui espère l'expliquer. T'as un schéma, elle a raison, et t'en sortiras pas. Parce que t'y crois. T'y crois et tu te rassure en te disant qu'au moins tu crois en quelque chose. Au moins, tu crois encore en quelque chose.

Elle a l'air heureuse. Heureuse sans toi et ton impatience. La sienne d'impatience va a pour un autre mais tu laisses faire car elle sourit et tu aimes toujours ça. Tu sais pas si c'est très beau ou si c'est surtout très con, mais tu ne peux rien y faire.

T'es là à la regarder de loin déambuler en prenant plaisir. Elle est à nouveau heureuse depuis que t'es plus là. Un signe. Un signe du même ordre que ses doigts plantés dans la peau de ton dos... Encore un souvenir.

Sourire pour son sourire. Se réveiller et décider. Essayer du moins.

Ne vous inquiétez pas, Aphone va bien. Je vous rassure, je l'embête presque pas avec mes histoires, mémé si je glisse facilement. On est rentré ce matin à 5h30. Bourré mais et content.

dimanche 25 mai #9313107

Parler à l'imparfait ou ne pas parler du tout.

On était tous là. 'Fin, non pas tous, à peine 4 ou 5 que je connaissais. Y avait toute sa famille. Et pis y avait nous, les copains de l'époque. On était pareil, mais en moins bruyant, en moins gamin. On se connaissait plus vraiment. La situation ne se prêtait pas à la réjouissance des retrouvailles. Depuis le temps qu'on parlait de se faire un truc, c'est triste, c'est banal, c'est décevant de dire que ca y est on y est arrivé, mais contraint par les mauvaises maladies.

Juste quelques mails et un lien qui restait. Il m'avait même appelé quand il avait trouvé sa gonzesse. J'étais encore avec ex-Idéale, je crois. Je n'avais même pas été cynique devant tant d'emportement et d'enthousiaste. Je le serais peut-être aujourd'hui, j'ai surement bien fait. (On aurait pas du ?) Il parait qu'ils allaient bien ensemble. Qu'ils étaient faits pour s'aimer et rien d'autre. Il avait eu des poussées lyriques. Il a peut-être gagné son billet pour une place éternelle dans son cœur à elle, mais c'est triste quand même.

Alors oui, on était tous là, à écouter le mec d'église. Les églises, c'est comme les hôpitaux, j'ai jamais aimé. J'ai jamais aimé les mecs qui s'habillent en noir et qui disent qu'ils font du bien. Nous on était aussi tous habillé en noir. Mais on se sentait pas bien. On a bien essayé deux-trois mots. J'ai accroché quelques sourires, des sourires de pitié, de déception. Des sourires de rien d'autre.

Je ne sais pas pourquoi j'en parle aujourd'hui. Ça devait partir comme c'est venu. Mais c'est l'image de sa copine, là sur sa chaise, le regard dans le vague, qui reste. Normalement, la plupart du temps, on dit que ca te fait relativiser ce genre de stupidité de la vie. Mais c'est pas vraiment ça.

C'est juste que des fois, je me vois bien arrivé sur un cheval blanc à Grenoble, habillé assez classe, et lui dire "viens, on s'en va. Hue coco !". Je sais c'est stupide de penser à ça, mais je l'imaginais elle, sur sa chaise à attendre qu'il entre par la porte, le sourire et le teint bronzé. Elle attend surement encore, et c'est ça qui fait mal. Moi j'attends un truc possible, enfin presque, on sait jamais, elle non.

Pour m'en aller, j'ai prétexté un cours ou une gastro, je ne sais plus très bien. J'ai pas dit au revoir et j'ai trainé un peu en ville. J'ai trainé. En pensant à lui, à elle, à des choses très banales, mais inévitables. Ras-le-cul des trucs inévitables.

Tout n'est jamais trop tard, mais tout n'est jamais trop tôt non plus.

Stéphane D. est décédé le 29 mars 2008, d'un accident cardiaque due à une anomalie du coeur indecelée. Il aurait eu 22 ans il y a quelques jours. Inutile de préciser qu'ils avaient énormément de projets.

mercredi 21 mai #9262560

Easy boy.

Tu te réveille exactement dans la même position que celle où tu t'es couché. C'est assez amusant. Le film tourne en boucle. Voilà bien longtemps que tu n'as plus réussi à regarder un film en entier. Mais tu t'en fous, parce que hier soir tu as trop bu. Hier soir, tu n'as pas fait n'imp avec ta langue, ni même avec ta queue, non. T'as fait n'imp avec tes pensées. Et le réveil est très très douloureux.

Tu viens de comprendre que tu étais passé de l'autre côté. Tu n'ose vraiment y croire ni le dire car tu ne connais toujours pas ta qualité, mais tu te sens artiste. Hier soir, tu respirais les vibrations et tu aimais. Décalé, comme à ton habitude, tu regardais les gens se mouvoir, la musique écraser tes tympans et les graves faire frémir le tissus de ton pantalon.

Et par tes yeux, tu te dis que l'intérêt serait de rendre beau le défaut de la scène. Car c'est toujours le défaut que tu remarques et que tu admires, c'est parait-il un élément suprème à la beauté globale.

Comme elle.

Tu ne sais pas vraiment comment c'est arrivé, mais elle t'a fait quelque chose. Quand tu l'as vu partir, tu as compris qu'il devait être facile de tomber amoureux de ce charme étrange et de l'ambiance particulière de ses yeux.

Malheureusement tu as souri lorsqu'elle t'a dit qu'elle était en cours d'architecture. Un sourire qui t'a soudain pêté à la gueule. Tu as senti qu'il ne faudrait rien tenté, mais qu'il se passerait quand même quelquechose. Tu as soudain peur et tu sais qu'il ne faudrait pas que tu dépèche aujourd'hui pour espérer la voir à l'arrêt de bus. Tu le feras quand même en pensant qu'il faut être un peu fou pour provoquer ce genre de chose. Qu'il faut être fou pour provoquer l'avenir.

L'avenir, t'as envie de le tutoyer et de lui dire ta gueule. Il est jamais là quand il faut. Tu essayes de t'en sortir, de passer à autre chose. Mais nan il met sur ta route une fille comme la précédente. Une autre architecte, une autre fillle souriante et je suis certain une autre fille fragile qui a un peu peur de tout cela. Un schema qui se repete toujours, quelque soit la fille, quelque soit toi.

Alors oui, tu essayeras de l'embrasser, parce qu'il faut toujours aller jusqu'au gout de la salive au minimum, mais tu sais que tu penseras à l'autre. Tu comprendras, si ce n'est pas déjà fait, qu'elle était beaucoup plus importante que tout ce que tu aurais pu imaginé...

Easy boy.

Ah et en bonus...


LE TRESOR
envoyé par Premium-films-Tv

Ben W à 12:52
Mouais...
Commentaires [0]

lundi 19 mai #9245200

Ta gueule et ouvre la fenêtre.

Shady_Koos_1_by_TheMesmerisingJellyTu sens que ça monte. L'odeur de l'herbe grillée, ou peut-être la liberté nouvellement retrouvée. Tu ne sais pas trop mais ça monte. Tu t'imprègnes de la mentalité anglaise qui fait de l'envie une supérieure au sentiment. T'as eu du mal à t'y faire, mais voilà, ca y est. T'as de nouveau juste envie.

Envie de conduire de nuit, avec les copains à l'arrière. La cigarette à la fenêtre, la fumée ne les dérangerait pas mais c'est si agréable. S'amuser à compter les voies et "Mon dieu, on est sur une 4 voies !". Regarder les autres voitures et se dire "Mon dieu, on est sur une 4 voies et en sens inverse !" Envie de "on est dans la merde, les mecs, mais c'est pas grave, lâche moi une latte."

Envie de fumer un joint. Un bon gros joint. Vous savez un qui fait un beau cône. Une bonne bouffé et se sentir happé par le doux frémissement de la liberté. J'ai envie d'avoir les yeux rouges. J'aime ces soirées alcoolisées enfumées et elles me manquent. "Mais c'est pas grave, serre m'en un autre, j'ai enfin une vraie raison de me saouler."

Envie d'écrire... Non, plus vraiment envie d'écrire. J'ai l'impression de gâcher la créativité qui me reste dans des textes bidons que je trouve de moins en moins bons. Envie d'injecter ce reste d'imaginaire dans le film qui m'attend. Et puis écrire pour qui, pour quoi ? Pour vous, mes chers bloggueuses adorées ? Désolé mais j'ai eu récemment une histoire avec deux d'entre vous. La première n'a peut-être pas mauvais fond mais non, je ne crois toujours pas que la communication soit le principal atout de la gauche. Et la seconde... On ne parlera pas de la seconde.

Vous êtes quand même une sacrée bande de tordues...(z'êtes encore là ? merde... encore raté ?)

Y a que mon Aphone que j'ai envie de faire picoler quand elle viendra là. J'ai prévenu tout le monde. Tu vas finir sur la table en chantant God save the Queen. Mais t'en fais pas je te tiendrai les cheveux.

L'Angleterre est peuplée de fille en mini jupes, d'impudeur et de profond laisser-aller. Le sentiment ne tient place que de figurant. On ne vient pas ici pour tomber amoureux d'une beauté agaçante, d'un regard ou de la douceur de tes mains. On tombe amoureux de la beauté globale, de l'ambiance et de l'envie.

Le charme et le sex-appeal incarnés en une atmosphère. Putain, c'est bon !

PS : Si vous pensez que ce texte ressemblance de manière évidente à quelque chose que vous avez déjà lu, c'est une coïncidence. La preuve je n'y ai pas pensé. J'ai juste pas fait exprès.

Photo by TheMesmerisingJelly on DeviantArt

Ben W à 23:06
Mouais...
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Oscar Wilde.


u_alexanderplatz_by_stutenberg
by stutenberg on DeviantArt

Faut que j'écrive quelque chose de doux. Loin de ce qui me tracasse car au final, ce n'est pas si important. Ne pas sombrer dans des mots que l'on pourrait regretter. Et puis en ai-je vraiment envie ?

Je ne suis que dégoûté. C'est dire la faible importance. Qu'elle me mente n'est pas un soucis. Je mens moi-même suffisamment pour comprendre. Mais elle se ment à elle-même et ça c'est difficile. Oscar Wilde disait qu'il n'y a que les gens superficiels qui se connaissent vraiment. Alors pourquoi le veut-elle ?

C'est comme si l'on se donnait des coups en même temps. Le dernier nous laisse sonné tout les deux, comme ça, par terre. Celui qui se relèvera gagnera le combat. Alors je réfléchis 5 secondes et je me dis que j'ai tout à y gagner en me relevant avant elle.

Ne pas être celui qui reste, mais celui qui part.

Ici, ça va. En fait, me connaissant, ça ne pourrait pas aller mieux. Incapacité, là, maintenant, de décrire tout ce que l'on se prend dans la gueule car il faudrait s'enflammer. Le dérapage, le glissade serait alors trop facile.

Je n'ai plus envie de parler d'elle, je n'ai même plus envie d'elle. Obsession extraordinaire, mais limitée dans sa conception. Elle tend vers un idéal prétendant le connaître, soit. Je fais de même, mais je le fais en silence. Ne pas mettre de mots pour ne rien gâcher. Être ouvert aux choses mais se suffire à soi-même. Ainsi peut-être toucher un bonheur qu'elle dit ne pas pouvoir me donner.

Elle deviendra comme ces amours de collège que je n'ai pu avoir que dans mes rêves et dans le regard. Il y avait toujours des gamins plus beaux et même des sportifs. C'est triste à 15 ans de se rendre compte que des sportifs un peu débiles sont plus cool que tes mots.

Elle, elle donne pas plus d'importance aux sportifs, ou pas beaucoup. Elle se donne plus d'importance à elle.

Tanpis. Marre de caresser dans le sens du poil. Elle aurait sûrement aimé qu'on se maturbe devant sa nouvelle vision des choses depuis ce voyage. Mais hélas, c'était rien de plus qu'une fille super fermée qui venait de comprendre qu'il y avait de l'insaisissable, une fille super fermée qui tentait de s'ouvrir. Mais seulement tentait.

Ça a du lui faire bien, mais ça ne fait pas rêver...

Oups j'ai dérapé. J'espère que tu m'en voudras.

Rêvant des révolutions
Sur le bord de la rivière,
Il y avait des illusions
Dans ma main que tu laissais
Sous ton pull over.

De mal penser, la faiblesse
De n'avoir pas fait d'études,
Les chansons de ma jeunesse
Et de Robert Zimmermann, l'altitude.


Des ....

J'ai perdu mon allégresse
Sur des bateaux de conquêtes.
J'ai perdu, par leur vitesse,
Quelque chose que, dans mon cœur,
Je ....

(...)

jeudi 08 mai #9101650

The game you play

Allez, venez, on fait un article vendeur. Un article brassant plein d'idées communes et qui, bien sur, s'adresse a vous, cher lecteur. Pas même besoin de faire de belles phrases. Juste quelque chose qui pourrait se résumer par "Vous voyez, les hommes sont tous des cons car pierre qui roule n'amasse pas mousse." Vous voyez ?

Pourquoi je dis ça? Voila bientôt 4 ans que je suis a la recherche du texte parfait. Une ambition bien utopique, je sais, mais c'est un truc qui fait parti de moi. (En plus je suis communiste donc bon, c'est pas ça qui va m'arrêter.)

La recherche de la perfection, elle fait partie de nous tous. (Je dis "nous tous" parce qu'un article vendeur se veut généraliste.) Nous sommes des adeptes du "Oui, mais." car il est certain que tout peut être encore mieux.

On profite pas... et alors ? Les images dans nos tètes sont bien plus belles que celles dans tes yeux. Un peu d'orgueil, bordel ! Arrêtons de succomber a la dictature du "Profite", du "Carpe Diem" et autre "Flower Power Attitude". On est complexe et on t'emmerde.

D'ici, depuis ma prison du langage, j'ai le temps de faire le point sur ce que je veux. Et c'est vrai que j'avais l'opportunité de juste profiter et de rapporter des souvenirs plein les yeux. Je le fais. Forcement. Mais je ne peux pas me limiter a ça. L'écriture ne se mélange pas bien chez moi avec la simple description. C'est bien sur le début a tout. Mais je veux créer. Impressionner les yeux des autres et pas juste égoïstement les miens.

Oui, voila, ce que je veux. faire briller tes yeux a toi. A toi, le lecteur. Et ce jour-la, oui, les miens feront de même.

Je n'atteindrai sûrement jamais cette perfection mais a ceux qui ne me comprennent pas quand je ne fais pas que profiter et a ceux qui disent aussi que la complexe perfection n'existe pas, je dirai juste qu'il suffit de l'inventer.

Enfin, j'espère.

mercredi 07 mai #9087788

Evidemment.

Il est 4h tout pile. J'ai exactement 3h30 pour dormir. Un peu plus si je flemmarde au lit. N'en est pas moins que je glande là devant l'ordinateur à écrire des choses sans sens, enfin des choses qui pensent à toi... Des choses sans sens. Bien sûr ce matin aucun message de ta part. pas même l'ombre d'une pensée. Alors au lieu d'un article issue de ma dorénavant connue, puérile colère, j'ai osé un petit message gentillet au bureau. Toujours sans aucune réponse. Evidemment.

Evidemment.

Est-ce que c'est le mail qui fut assassin ou toi qui te veux meurtrière ? Je n'en sais rien évidemment. Evidemment.

Evidemment.

Evidemment, j'écoute Muse, comme un refuge. Evidemment, c'est de là que la différence est née. C'est ce jour où je les ai entendus que j'ai compris. Compris qu'il fallait changer et qu'avec la sournoise tendresse et l'aimable hypocrisie, on pouvait tout faire. Evidemment, le monde est à ceux qui le prennent. Evidemment je suis bourré. Evidemment j'ai passé une folle nuit. Evidemment, j'en ai embrassé une. Evidemment peut-être deux, mais cela ne compte pas. Des bras qui l'arrachent des miens. Où es-tu ? Tu es loin.

Loin et tu ne veux pas y revenir. Pourquoi ? "Pourquoi?" Cette irritante question qui revient sans arrêt quand le sommeil et l'alcool me quitte. Qui es-tu et qui suis-je pour toi ? A part surement l'ombre d'une prise de confiance en toi.

Evidemment cela passera. Comme toutes les autres, tu passeras. Je n'ai qu'un conseil. Si tu tiens vraiment à toutes ces paroles que j'ai dîtes au vent, méfie-toi. Je ne t'oublierai pas, non. Mais j'oublierai le sentiment. Tu auras beau être parfaite, souriante et idéale, je ne te remarquerai qu'à peine. Et regarde comme juE est belle. Mais je suis ignoble et je laisse attendre.

Va te faire foutre, mon idéale de relation. J'ai trop d'idée sur tout à force de tout convoiter, de tout étudier. Je ne connais plus la simplicité. Ma seconde nature est la complexité, si la première est la stupidité.

Pris au piège dans cet univers créé pour me plaire et qui aujourd'hui se confronte aux autres. J'attendais trop de toi. Et maintenant je comprends. Trop tard, évidemment.

Evidemment.

samedi 03 mai #9048281

Wonder "Wall"

Est-ce qu'ils me sentent autant que moi je les respire ? Fait-on vraiment partie de tout cela ou est-ce que tout n'est que sensations impersonnelles ?

Il fait beau. La nuit fut si douce qu'elle en était presque normale. Prendre une douche. Je crois que hier soir, j'ai fait le pari de pouvoir pisser dans la cuvette depuis la douche. Il semblerait que j'ai raté. Ça ne me gachera pas mes plaisirs du matin. Descendre les escaliers et surtout sortir dans la cour du campus. J'ai l'air stupide avec mon sourire tous les matins devant la porte.

Y a 7 ou 8 ans, je trouvais ces petites plaisirs simples géniaux. Aujourd'hui je me trouve d'un ringard innommable. Seulement je ne peux m'empêcher d'apprécier. D'apprécier les places tout devant dans les bus à 2 étages. D'apprécier regarder les gens qui défilent derrière la fenêtre. Des milliers de visages, de relations que l'on se jure d'essayer de retenir. Juste parce qu'un instant, un matin, ils vous ont donné le sourire.

Et puis il y a le triplet café-beignet-cigarette du matin. Le café trop chaud, le beignet trop gras et la cigarette trop... trop bien. Je deviens accro mais c'est la vie anglaise qui m'éclabousse les yeux. En chaque instant, j'imagine, je travaille, je corrige. Je laisse se mouvoir une fresque organisée par la main d'un maître.

Ici, tout n'est que fiction. Des décors parfaits où même la verdure aurait sa place si j'étais à la photographie. Des passants qui ne regardent jamais la caméra. Et surtout des poupées blondes prêtes à tout pour réussir lorsqu'il s'agit d'être dans un film français. Il n'y a pas de réel. Les questions supplémentaires sont toujours superflues et incomprises. Les lendemains de soirées sont des autres scènes et plus rien n'existent.

C'est beau. C'est beau ces briques rouges, ces sourires fous, et leurs ridicules bouches en cœur sur Facebook. Un monde cohérent dans l'ignorance mutuelle et dans l'importance du profil. La déroute n'est que dans nos petites têtes françaises. Pas sur leurs Wall.



Ainsi je demande.
Est-ce qu'ils me sentent autant que moi je les respire ? Fait-on vraiment partie de tout cela ou est-ce que tout n'est qu'une sensation impersonnelle ?

Ben W à 19:36
Mouais...
Commentaires [2]
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