mercredi 07 mai #9087788
Evidemment.
Il est 4h tout pile. J'ai exactement 3h30 pour dormir. Un peu plus si je flemmarde au lit. N'en est pas moins que je glande là devant l'ordinateur à écrire des choses sans sens, enfin des choses qui pensent à toi... Des choses sans sens. Bien sûr ce matin aucun message de ta part. pas même l'ombre d'une pensée. Alors au lieu d'un article issue de ma dorénavant connue, puérile colère, j'ai osé un petit message gentillet au bureau. Toujours sans aucune réponse. Evidemment.
Evidemment.
Est-ce que c'est le mail qui fut assassin ou toi qui te veux meurtrière ? Je n'en sais rien évidemment. Evidemment.
Evidemment.
Evidemment, j'écoute Muse, comme un refuge. Evidemment, c'est de là que la différence est née. C'est ce jour où je les ai entendus que j'ai compris. Compris qu'il fallait changer et qu'avec la sournoise tendresse et l'aimable hypocrisie, on pouvait tout faire. Evidemment, le monde est à ceux qui le prennent. Evidemment je suis bourré. Evidemment j'ai passé une folle nuit. Evidemment, j'en ai embrassé une. Evidemment peut-être deux, mais cela ne compte pas. Des bras qui l'arrachent des miens. Où es-tu ? Tu es loin.
Loin et tu ne veux pas y revenir. Pourquoi ? "Pourquoi?" Cette irritante question qui revient sans arrêt quand le sommeil et l'alcool me quitte. Qui es-tu et qui suis-je pour toi ? A part surement l'ombre d'une prise de confiance en toi.
Evidemment cela passera. Comme toutes les autres, tu passeras. Je n'ai qu'un conseil. Si tu tiens vraiment à toutes ces paroles que j'ai dîtes au vent, méfie-toi. Je ne t'oublierai pas, non. Mais j'oublierai le sentiment. Tu auras beau être parfaite, souriante et idéale, je ne te remarquerai qu'à peine. Et regarde comme juE est belle. Mais je suis ignoble et je laisse attendre.
Va te faire foutre, mon idéale de relation. J'ai trop d'idée sur tout à force de tout convoiter, de tout étudier. Je ne connais plus la simplicité. Ma seconde nature est la complexité, si la première est la stupidité.
Pris au piège dans cet univers créé pour me plaire et qui aujourd'hui se confronte aux autres. J'attendais trop de toi. Et maintenant je comprends. Trop tard, évidemment.
Evidemment.