dimanche 30 mars #8543376
Tu vas être contente, je parle de moi.
Il faut que ça sorte. Il faut qu'il se barre cet énervement quotidien. Tout cela n'est rien et rien n'est vrai. Je n'ai pas envie que cela soit vrai. Cela doit resté un espoir, un songe, un refuge. Je n'ai pas envie de vivre mon rêve. J'ai envie de frotter la tête contre l'ambiance réelle.
Et si ce que j'écris ressemble trop à des trucs jolis qu'on lit partout, tant mieux. C'est déjà ça. Combien de fois j'ai renoncé à renoncer, juste parce que c'est le seul lien vers l'évidence. Juste parce que je sais que là, elle m'écoute. Alors oui, ici, comme quand je lui parle, je suis stupide, ridicule et banal, mais je n'y peux rien. Jamais le contraire n'a été prétendu, alors tes idées préconçues à 2 balles sur qui je suis, qui j'étais et surtout qui je pourrais être, ravale les avec un grand verre d'eau et soigne ta migraine.
Ce qui m'insupporte, le jugement des autres. Ça fait bientôt 4 ans que je lutte pour l'accepter, faire avec. Mais là, il me casse les couilles. Alors je dis stop. Je fuis pas, non non. Je dis stop. Si l'envie me prend d'être égocentrique, insupportable, plaintif et dans la norme, ça me regarde.
Je n'écris plus pour vous, je n'écris plus pour moi, j'écris pour rien. Pour passer le temps que je n'ai pas. Pour oublier ce qui se passe et ce que j'encaisse. Pour oublier que je digère pas mes sentiments et que je joues au con. Que je m'ennuies d'avoir toujours les mêmes choses à faire. Pour oublier que la vie c'est pas ça. Pour oublier que la vie est belle.
Ouais, putain, c'est vrai, la vie est belle. J'ai pas oublié, tu sais. Je n'oublies jamais, mais souvent je me renie, car je deviens lâche, stupide et adulte. Le mec d'il y a un ou deux an, qui pouvait te parler des heures de la différence, qui croyait en un idéal, est toujours là, mais il s'est pris une grosse baffe dans la gueule et il a du mal à se reconstruire.
Il a déjà suffisamment de problèmes d'ego pour subir aussi les tiens. Et, tiens... je vais jouer au mec arrogant. Tu me mets au défi de me retrouver tout seul, et de me trouver minable. Soit. Alors en échange, je vais te filer aussi un gage. Essaye rien qu'un jour, de pas devenir aussi cupide que l'autre pouf, quand malheureusement t'es vexée de plus te sentir importante. Essaye de pas mélanger les conversations. Essaye de comprendre qu'ici, je parle de ma petite vie à moi, mentant parfois, insultant souvent, sur-jouant toujours. Alors l'égocentrisme qui émane, qui te bouffe et qui t'emmerde, il est assumé et salvateur car il m'aide à voir clair dans ma bêtise que toi, comme moi, nous n'avons toujours pas comprise.
Il reviendra celui qui te faisait tripper. Je sais pas trop à qui je parle, parce qu'en ce moment, je déçois tout le monde. Il reviendra, mais faut juste pas lui péter les couilles, pas poser de questions et surtout, pas lui donner l'occasion de s'en poser, à lui, des questions. Ouais, surtout pas.
jeudi 27 mars #8488922
Mais au bout des corridors, brillait un univers.
C'est comme une course d'élan. C'est comme dans ces films où le héros accélère à bord d'une machine volante peu probable, droit vers le précipice. Priant pour que l'engin s'envole et lui avec.
Chaque petite action, chaque dossier, chaque décision. Tout réfléchir pour éviter la chute au départ. Les paroles sont dîtes sans importance mais pour, qui sait, essayer de se rassurer. Quoiqu'il arrive, le 6 avril au soir, je serai là-bas.
J'ai retrouvé le plaisir du flot des histoires. Finies les incertitudes matérielles, tout le reste déroule dans une douce patience. Rêve qui pourra. Les enfants de la colère ne sont qu'étonnement dérisoires et démontrent encore plus la monotonie de nos vies.
L'indécence de ses yeux ne m'attirent plus. Tout cela pour rien. On ne court plus à la beauté. Même mon corps n'a pas besoin d'elle, quand ma tête est à l'Angleterre, quand ma tête est à Félix Violay. Elle s'accroche mais elle m'ennuie. Je suis déjà parti et je suis parti sans elle.
Je suis parti pour vivre une vie qui est la mienne. Faîte de récits de voyage, de différences et d'éclats. D'éclats dans la vue, dans le cœur. Je suis parti pour vivre dans l'attente de ses bras. Maintenant ou jamais. Oui non bien sûr. Je suis une foule frénétique.
Quoiqu'il arrive, le 6 avril au soir, je serai là-bas. Les souvenirs en tête, les bras ballants et les certitudes devant moi. Quand à mon avenir, il est déjà dans ta voix.
En écoute : Ludéal
mardi 25 mars #8455043
Avec "Emma Forever" tatoué sur l'épaule droite (le côté du foie)...
Y a de la neige électrique dans l'air. Le rejet du reste se fait sentir, on reste bloqué. Alors en bonne petite teigne, on devient agressif, méchant et vengeur.
Aphone, si je te dis, "Viens, on se barre" tu dis quoi ? T'inquiète, je connais la réponse. J'ai envie de partir loin, à l'aventure. Mais comme les voyages sans but, ca marche jamais, on a qu'à se dire, qu'on doit aller jusqu'en Amérique du Sud... mais par le pacifique.
J'aimerais bien voir un peu de gens. Des jaunes, des rouges, des oranges. Les gens bleus, verts et gris, j'en ai ma claque. Bazardons les profs, les filles du RU, les ch'tis et leurs neveux, les anciens amis, la première dame de France et tous les connards et connasses qu'il nous fut autorisé de voir.
On a connu l'amour, on sait ce que ca fait, mais apparemment ça suffit pas. Ca suffira jamais, alors autant être des rebelles mytheux jusqu'au bout et clamer banalement notre envie de foutre le camp, notre envie de tout foutre en l'air, notre envie de rien à foutre.
On est des vieux révolutionnaires utopiques et même un peu bidons avec nos petits idéaux étroits. Mais si c'est pas bon pour la France, c'est bon pour nous, alors Merde ! Si on a envie de fumer avec des mouffles, d'écouter le jeu des milles francs et de marcher dans la neige parce que ca fait mal aux jambes, c'est notre problème.
Allez, Aphone, on part en Angleterre ensemble et on revient pas. Pour vivre, on vendra tes fesses. J'essayerais bien les miennes mais ca risque de pas trop marcher si je veux garder mon intégrité anale. Si tu veux, je veux bien faire des orangeades dans le Périgord, ou même construire des immeubles à San Francisco, mais je sais pas si y a beaucoup de débouchés.
J'espère qu'au moins ce que je te dis, ca te fait sourire. Parce que sinon, pendant le voyage, tu risques de bien te faire chier à m'écouter raconter des conneries...
I am the passenger.
And I ride, and I ride...
"Ziggy" Pop, The passenger.
(N'empêche, je parle trop de toi, Aphone. 2 articles de suite et le même jour... Quand même, quoi. )
Allez vas-y, on fout tout en l'air, et on n'a qu'à rien s'dire et bien le vivre évidemment.
Une note écrite sur un coin de table. Dans l'effervescence de l'incompréhension. Dans l'effervescence de la déception née aussi de l'incompréhension.
On reste, mon malaise et moi, tremblant face à l'écran bleu et blanc et face à ces mots qui sortent de nulle part mais qui vont droit au moral. Je ne comprends pas car ce n'est pas humainement compréhensible.
Enfin. Si, surement. Quand on connait toute l'histoire, quand on est de son côté, quand on voit les choses en face, on doit pouvoir comprendre. Mais pas de biais, à demi-mots, comme j'y suis contraint.
C'est trop facile. C'est trop facile pour elle. De ne rien voir. De ne rien entendre. Et puis un jour, un triste jour, un jour où elle laisse de côté son téléphone, elle balance. Des choses. Des choses sans nom, sans but, à part peut-être d'étaler méchamment des pensées sans réalité et sans fondement.
On ne devrait pas s'emporter, non, on ne devrait pas donc on le fera quand même. On devrait laisser pisser et garder confiance. Mais la confiance j'ai jamais su la donner moi. Alors je ne peux pas me résoudre à lisser mon esprit et me laver de tout cela. C'est impossible. C'est évident comme c'est impossible.
Et il y a tout le reste. On devrait plutôt bosser. On devrait toujours aller plus vite, et à chaque tâche terminée, une autre s'ajoutent au programme. Ne pas voir le bout, ne rien faire pour l'atteindre mais garder le sourire, et craquer, toujours craquer.
Allez, allez, fais comme tout le monde. Tu n'as qu'à dire que tu te sens faible et fragile face à la course du temps qui essouflent même ces relations pourtant si belles que tu as avec ces gens pourtant si ternes. Oui, voilà, ca y est, t'es à la mode.
Arrête de penser et tu n'as qu'à dire encore plus de bêtise. N'attends plus son appel, et souris à cette fille qui squatte ta cafetière tous les aprèm. Cette fille qui n'obsède pas mais qui occupe. Qui l'aurait cru ? Toi, bien sûr, parce que tu as donné tout ce qu'il lui fallait.
T'es dans la merde, mais surtout ne le dis à personne.
Ah et en retard, je me plis enfin au jeu d'Aphone (mp : Le texte-là, je l'avoues était moins violent que hier soir, je te ferai lire...)
Sur invitation d'Aphone, pour ceux qui n'aurait pas encore compris, je vais :
1. Mettre le lien du blog qui nous a tagué
2. Indiquer le règlement du jeu de tague
3. Mentionner six choses sans importance sur soi-même
4. Me rendre compte que j'ai pas vraiment de pote sur la toile, donc taguer personne.
1. La fenêtre en face de mon bureau est à deux battants et 6 carreaux, si vous voyez le genre. Et bien il n'y a que le côté droit qui est propre. Les carreaux de gauche sont presque blancs. Pas un effet chromatique du au soleil. Non, juste de la saleté. Un jour, j'ai nettoyé le côté droit et surement un imprévu, un arc-en-ciel ou juste une cigarette ont du me séparer de cette tâche.
2. Lorsque je suis passager en voiture, j'ai la somnolence très facile. Il suffit qu'il fasse chaud, à cause du chauffage ou bien un rayon de soleil bien placé. Ou que je n'aies ni envie de pisser, ni faim, ni à redouter quoique ce soit de la destination, et je suis parti pour une longue discussion avec Morphée.
3. Sur mon bureau, en guise de tapis de souris, j'ai une feuille blanche (car mon bureau ne renvoie pas bien le laser de la souris optique). Et puis à force d'heures passées au téléphone, un stylo à la main, ou juste à force d'idées à noter, il y a des gribouillis bizarres, des paroles dans le vent, des formes qui s'empilent et qui viennent encombrer la page jusqu'au dernier recoin blanc. Quand la feuille est pleine, je la change et je ne la garde jamais.
4. Je lis des histoires pour enfant. C'est assez bizarre et je ne me rappelais pas que c'était aussi chiant. Enfin... y a pire comme littérature.
5. Mon lit est cassé. 3 lattes foutues, ça commence à faire. A force de s'assoir au bout pour manger ou pendant les soirées, bin... ça a lâché. C'est assez amusant quand on s'y attend pas et comme personne ne s'y attend, c'est toujours amusant.
Le truc, c'est que cela me contraint à effectuer des sélections, pour mes copines potentielles. En effet, je dois les prendre toutes fines et petites. C'est pas de l'attirance, juste du pragmatique. Bin oui vous allez quand même pas imaginer que quand je dors pas tout seul, je suis galant et que je prends la place de merde !
6.J'ai LE CD des 2Be3.
lundi 24 mars #8440390
Le ciel bleu, sur nous, peut s'effondrer.
Pose ton cul sur ta chaise bancale et écoute. Gary Wellington est un con, un crétin, un pauvre mec, la déchéance totale. Le summum de ce qui se fait dans la stupidité et le ridicule incarné. Impossible de nuancer, il reste et restera seulement l'exemple de ce qui n'est pas bien, pas correct, de ce qui n'est pas.
Wellington insupporte, Wellington emmerde. Pas de potes, pas de rêves, pas d'avenir, Wellington ne cours après rien de louable à part le crachat du reste. Et puis courir c'est trop fatiguant. Ses poumons couleur réglisse, ses bras perforés, et son haleine déshydratée l'en empêchent.
Sans but, faut bien trouver quelque chose à foutre de son existence trop longue. La nuit, il s'invente les histoires torturées qui feront mal et le lendemain, il rit du désamour des autres. Il va de la remarque salace superficielle qui fait juste mal à la critique fondée, pertinente, qui touche et ravage le cœur de ces tristes filles et de ces pauvres garçons empoisonnés par l'orgueil qu'on leur fait avaler à la télévision.
Gary Wellington a des plaisirs solitaires. On pense à la masturbation honteuse mais ce n'est pas pour lui. S'il pouvait le faire en public sur des bouches avides et devant des yeux indignés, il ne dirait pas non, mais cela manquerait encore d'impact. Il ne serait, pour le reste du monde, qu'un simple tordu croisé dans la foule.
Il a parcouru pendant de nombreuses heures, ces sites de webcam porno, où le corps de l'une s'efface au profit des miches plus découvertes de l'autre, la tentation disparait au clic du pervers. Des images juste faites pour aguicher. Des promesses pour un code de carte bleue. Gary est de ceux-là. De ces frustrés qui ne payent jamais mais qui se contentent des vidéos juste alléchantes pour jouir
Gary Wellington est fier de cette vie, car jamais il ne la confronte au reste. Cela ne servirait qu'à le détruire. Le regard des autres il s'en fout. Ou plutôt il n'en a pas besoin. Les jugements, le sien y compris, ne sont que des pensées éphémères de bonne morale issues de l'humeur générale du contemporain. Gary Wellington veut s'inscrire dans la durée.
Il déteste l'art. Car il croit à une beauté universelle et durable. Celle de son regard et uniquement celle-ci. Comment apprécier ces faiseurs de rêves, de mensonges. Comment apprécier ces artistes dépréciés un temps, puis sublimer par la suite et par la mouvante sensibilité du grand public. Consommation d'articles déjà consumés.
Gary Wellington tombera un jour amoureux. Il le sait et c'est peut-être la seule chose qui l'inquiète. Il succombera au charmes félins de sa douce idéale, s'éprendra du moindre de ses gestes, espérant qu'ils lui soient destinés. Il connaîtra la cruelle désillusion de la voir partir, et l'entendre revenir.
Gary sera alors aussi ridicule que le reste du monde. Il inventera des théories qu'il décrétera universelle. Ce foutu amour ridicule que l'on cherche en tout être comme le saint graal, récompense de la quête à la sensibilité. J'aime donc je suis, ou tout autres conneries qui mettent le sentiment au dessus de la réalité.
Gary sait aujourd'hui que ce monde est absurde et que nous sommes tous les enfants d'une époque de transition. Une époque dont le seul but est d'encaisser les bêtises du passé. Une époque pourrie d'un remord médiatiquement subi.
Mais que devra-t-il faire lorsqu'il verra qu'il n'est pas seul face au monde, mais qu'il s'agit bien de toi, lui et tout les autres. Seulement des individus, accusés certes d'avoir des rêves bidons de liberté falsifiée, mais dont le seul soucis est de survivre, comme lui, dans l'anonymat le plus mince possible.
mardi 18 mars #8366807
De la neige sans nuage
Le rythme ne prend plus. Comme détaché de tout ce qui pourrait se passer ou ne pas se passer. Les gens marchent. Je crois que je marche aussi. Mais j'ai aucune idée de la destination. "Bien, j'ai un petit projet à vous proposer. Bon rien de conséquent." a dit le professeur. Il y a eu des grognements. Et puis même des protestations. Moi je regardais par la fenêtre. Je pense à ce petit jeu qu'Aphone m'a refilé. Si la question était "citer des trucs qui n'ont aucune importance pour vous" et non sur nous, la réponse aurait été beaucoup plus simple.
En ce moment, je divise tout en 2 catégories bien distinctes. Il y a elle et le reste. Je ne pense qu'à elle. Alors le reste...
On n'est pas beaucoup plus avancé maintenant. J'ai juste appris qu'on souffira encore plus. On est encore plus attaché et ce sera encore plus long que ce que je pouvais croire. Elle s'en va quand j'arrive. L'un part, l'autre reste et les moutons seront bien gardés.
Mais moi, je peux pas m'y résoudre. J'aimerais que ca aille plus vite. Qu'on s'épprouve un peu. Qu'on se confronte. Qu'on reste pas là, à se détruire même si on veut pas.
Elle a du en connaître des mecs exceptionnels avant moi, comme j'ai pu connaître des filles pas mal avant elle. Est-ce que je serai à la hauteur ? Moi, mes mots, mes petites habitudes, mes petites attentions banales, mes rêves qui durent pas, mon caractère de cochon. Est-ce que ca peut lui plaire au quotidien ? Est-ce que ca peut lui plaire longtemps ? Va-t'elle finir par s'ennuyer ? Je les imagine. Tous les autres. Eux qui ont déjà du tout lui faire vivre, et moi, j'arrive avec mes clichés et ma sensibilité à la con. Je me sens prêt à entrer dans l'arêne, mais j'ai jamais eu aussi peur. Je veux rien râté, et c'est la première fois que je ressens ça.
Elle est cette congruence de tout ce que j'ai aimé chez les autres. Et en plus, elle a des défauts.
"On va dans le mur." Je l'ai dit à haute voix. D'un coup, comme ça. Les autres n'ont pas compris. Peut-être parce qu'il n'y a que moi qui dérive dans le décor. Je voudrais qu'ils s'en aillent.
Je suis amoureux, Estelle. C'est comme ça et je sais pas trop quoi foutre de ce sentiment. Même sur eBay, ils n'en veulent pas. Mais surtout ne me répond pas "et alors ? C'est grave ?" Ca risque de... Ca risque d'encore plus me faire sombrer.
lundi 17 mars #8351786
Parce que la beauté fait mal.
Que se passe-t-il quand le contrôleur passe et que l'on dort ? J'avais laissé le billet sur la tablette en espérant ne pas être dérangé. Je ne le fus pas, mais le billet non plus. C'est toujours très frustrant de voir son billet quasi vierge.
Frustrant.
Je n'ai pas cessé de la regarder. Quand je ne le faisais, c'était pour moins souffrir. Penser à autre chose. Ne pas les écouter. Etre à part. Se créer son univers où il est dit qu'il ne faut pas s'attacher. Ne pas s'attacher à sa voix, ses yeux, son sourire. Ses mots, oui, surtout éviter d'écouter ses mots. Ces mots-là qui te font bondir le cœur, toi le petit et sensible amoureux.
On est des gens de seconde classe, dans une histoire de première. On sait pas trop comment s'installer. On cherche, on apprend, parce qu'on est sûr que le prochain voyage se fera à nouveau avec les pauvres. Les histoires d'amour, c'est comme les voyages en train, hein, A2lindt ? Je suis ridicule. Putain. Enfin non, c'est différent.
Pour la première fois, je l'ai sentie à fond. Je l'ai sentie frémir. J'aurais pu rester là des heures, à défaut de millions de secondes. J'ai souris en achetant mon sandwich. 5€ en poche. J'avais même le choix, le grand luxe.
Mais là, qui a le choix ? Qui l'a vraiment ? 2 solutions qui se valent mais qui n'arrangent personne. Y en avait bien une autre mais bon. Ce serait bête. Et puis se laisser encimenté dans un poteau de béton pour ne plus jamais se quitter, ça n'a rien de romantique finalement.
Nous sommes le lundi 17 mars, il est 3h du matin. Je viens de me rendre compte que nous sommes en 2008. Putain 22.
J'ai passé mon temps à trembler ce week-end. Pas que de peur. Non, un vrai corps qui vibre. Je tremblais lorsque on parlait je cherchais mes mots, je tremblais lorsque je l'attendais, je tremblais lorsque je l'entendais au téléphone. Je tremblais lorsque j'y pensais et qu'elle était là juste en face de moi, ses yeux qui me transperçaient.
C'était beau ce sentiment intense de l'avoir trouvée. C'était beau cette certitude. Même ses larmes étaient belles.
Mais je tremble encore dans le train. Peut-être parce qu'il fait très froid. Peut-être aussi parce que la beauté fait mal.
Qui sait ?
samedi 15 mars #8331828
Stupidement
Faire preuve de confiance stupide, c'est d'abord avouer son amour pour la sereine bêtise. Je me suis jamais senti aussi seul que maintenant, alors que d'un claquement de doigt ou d'un pleurnichement bien placé, j'ai le monde à mes pieds.
L'envie de tout foutre en l'air subsiste, malgré les réticences de la décence. Tiens, je vais me lancer un défi. Comprendre ce que je veux. Je veux m'enfermer et ne rien devoir, et surtout ne rien attendre. Ca semble si simple sur le papier mais après... Après, après après. Toujours après. L'instant présent m'emmerde, je cours à la gare en sachant qu'il est parti, et je me sens encore plus bête quand j'entends les rires derrière la porte. Seule la constante salement compréhensible du passé reste.
Putain, mais je vais où ? Je vais en Angleterre. Oui d'accord, mais comment ? Non pas comment. Pourquoi ? Pour oublier. Oui, c'est vrai, j'avais zapper. J'ai pas envie de me sentir libre. J'ai envie de me sentir serein. Dans les bras de celle que je désire. Ce serait si bon que ce soit ses bras à elle. Mais hélas.
Comment expliquer à mes parents, que Grenoble est une belle ville s'ils ne savent même pas que j'y suis.
Je n'aime pas me sentir incapable, je n'aime pas subir sans pouvoir faire quelque chose. Je n'aime pas me sentir impliqué et directement emmerdé par la stupidité des questions existencielles de ceux qui n'y pensent pas. Le rôle d'observateur me va, mais ca ne satisfait personne, parce que bien sûr ce n'est pas moi.
Je ne suis pas moi, et je ne le serai jamais. J'ai trop de cupides facettes pour être franc en chaque instant. C'est prétentieux à dire, mais je suis trop sensible à la misère des autres, que je m'implique moi-même dans leurs histoires pour leur sourire à la con, dans leurs histoires de merde qui finissent toujours par ma faute, par me concerner. Et bien sûr, je suis dans la merde.
Le monde n'est pas beau ni gentil. Il n'est pas non plus crade et superficiel. Il est juste comme je n'aime pas. Et plus je le hais, plus les autres semblent s'en désinteresser.
Si je n'ai rien à raconter, c'est que ça ne va pas. Et là, j'ai vraiment plus envie de parler.
Think about the way.
vendredi 07 mars #8237841
Journée de la femme, mon cul !
Le craquage du vendredi soir ! Overdose de rien foutre et de Renaud ! Le rythme est pas toujours respecté, mais... ça rime ! Aphone, c'est pour toi !
Homme du monde ou bien salaud,
Qui bien souvent êtes les mêmes.
Mec normal, star ou gigolo,
Homme en tout genre, je vous aimes.
Même aux derniers des connards,
Je veux dédier ces quelques lignes,
Issus de mon dégouts des coups d'un soir
Et de leur mesquinerie maligne.
Car aucun homme sur la planète
ne sera jamais plus chiant que sa sœur.
Ni plus fier, ni plus malhonnête,
A part peut-être Ben le blogueur.
Homme j'te kiffe parce que
Lorsque dans les magasins, c'est les soldes.
Y a pas de garçon ou si peu
Dans les foules armées d'une gold.
Ces folles furieuses, complètement barrées,
Desinhibées par les étiquettes -20 ou même -50%
Défiant les autres pour un petit décolleté,
Allant quand il faut jusqu'au sang,
Y a pas de mec fou de la dépense,
Inconscient et acheteur.
Y en a pas même en France,
A part peut-être Ben le blogueur.
Homme j'te kiffe parce que
Avec une bagnole ou un camion benne
Tu deviens pas aussi rêveuse que
Ces connasses maquillées et qui se trainent.
Pour une coiffure mal faîte
Ou un beau mec qui passe,
Y en a qui sont prêtes à piler net.
Faut rien dire et qu'on s'y fasse.
Les ratés d'angle mort de ces poufs-là,
Aucune homme n'est assez branleur
Pour les faire à chaque fois
A part peut-être Ben le blogueur.
Homme j'te kiffe parce que
Tu t'prends pas la tête.
Parce que si elle t'aime qu'un peu,
Tu vas pas te bouffer la quéquette.
Parce qeu dans les rangs des dangereuses
Qui joue les mystérieuses, laissant espérer
Et puis qui disent non d'une indifférence ravageuse,
J'ai jamais vu un mec désinsteressé.
Pas un homme n'est assez mesquin
Pour consciemment laisser l'espoir
Et se sentir encore bien.
A part peut-être Ben le bâtard.
C'est pas d'un cerveau féminin
qu'est sorti la formule e=mc².
La preuve qu'on est bien plus malin
Que ces glandeuses en fac de Lettreux.
Prof de maths et physiciens
Démontrent avec la logique qui est la leur,
Qu'une faute, c'est féminin
Comme une bêtise ou une erreur.
Dans l'histoire des débilités,
Les courges sont toutes des sœurs.
Pas un mec pour rivaliser,
A part peut-être Ben le blogueur.
Homme j'te kiffe surtout enfin,
Parce que même si j'te dis tout ça,
Tu sais que je rigole bien
Et que d'elle, je pense pas tout ça.
Quand viendra l'heure dernière,
Le paradis sera peuplé de splendeurs,
Bataillant pour le plus beau derrière
Et l'esprit le plus rieur.
Moi je me changerai en comique
Si je ne peux pas aller ailleurs.
Et comme inspiration sympathique,
Je m'prendrai les craquages de Ben le branleur...
mercredi 05 mars #8209492
Une heure avec toi...
ou le romantisme à 2 balles exacerbé.
Une heure, juste un heure, avec toi. Une heure de plus, une heure tout court, mais surtout pas une heure de moins.
Les idées s'embrouillent mais l'envie reste. J'ai presque trop de choses à vouloir avec toi qu'il faudra bien trouver un moyen de tout concilier, tout ordonner, et puis tout oublier quand tu seras là, ou du moins faire semblant, car ça on sait le faire, semblant.
Une heure à rien.
Une heure à faire un tour en ville sans se connaître.
Une heure à t'écouter.
Une heure à faire des crêpes.
Une heure à ne pas les manger.
Une heure à regarder un film.
Une heure à faire semblant de le regarder.
Une heure à t'embrasser.
Une heure à te tenir la main.
Une heure à te raconter des histoires.
Une heure à en inventer aussi.
Une heure à sourire.
Une heure à se regarder.
Une heure à se sentir l'un à côté de l'autre.
Une heure juste à ça.
Une heure à caresser le doux relief de silhouette.
Une heure à te faire l'amour.
Une heure à le refaire.
Une heure à dormir l'un contre l'autre.
Une heure à te regarder dormir.
Une heure à aimer te voir te réveiller.
Une heure à dire "bonjour", le délicieux "bonjour" des lendemains de sexe.
Une heure à rire.
Une heure à profiter au maximum.
Une heure à ne rien faire.
Une heure à s'imaginer vraiment ensemble.
Une heure à y croire.
Une heure à donner envie aux autres.
Une heure à se foutre des autres.
Une heure à toi.
Une heure à moi.
Une heure à n...
Une heure sans banalité.
Une heure sous la douche.
Une heure à admirer tes yeux.
Une heure à sentir ta tête au creux de mon épaule.
Une heure à sentir tes baisers dans mon cou.
Une heure à t'entendre faire du bruit.
Une heure à te poser des questions.
Une heure à attendre tes réponses.
Une heure à attendre ta voix.
Une heure à écouter ensemble le silence.
J'ai la tristesse de voir que les heures qui passent ne satisfont aucune de mes envies. Une heure à attendre ton appel. Une heure à attendre que tu répondes. Une heure à attendre tes messages. Une heure à attendre que tu te connectes. Une heure à attendre qu'un train corresponde. Une heure à attendre d'avoir le courage. Une heure à attendre le moment où je ne te dérangerai pas.
Des heures à attendre. Des heures gâchées. Des heures Que même mon égo solitaire tend à déplorer. Des heures dans un désert. Des heures où j'ai soif de toi. Des heures où ton rire me manque. Des heures sans toi.
Et pourtant. Et pourtant, je crois... non je suis sûr...
Et pourtant il ne me faudrait qu'une seconde avec toi pour y croire encore.

