A frozen second

Louper la bonne seconde dans une histoire de deux secondes

 

dimanche 30 mars #8543376

Tu vas être contente, je parle de moi.

Il faut que ça sorte. Il faut qu'il se barre cet énervement quotidien. Tout cela n'est rien et rien n'est vrai. Je n'ai pas envie que cela soit vrai. Cela doit resté un espoir, un songe, un refuge. Je n'ai pas envie de vivre mon rêve. J'ai envie de frotter la tête contre l'ambiance réelle.

Et si ce que j'écris ressemble trop à des trucs jolis qu'on lit partout, tant mieux. C'est déjà ça. Combien de fois j'ai renoncé à renoncer, juste parce que c'est le seul lien vers l'évidence. Juste parce que je sais que là, elle m'écoute. Alors oui, ici, comme quand je lui parle, je suis stupide, ridicule et banal, mais je n'y peux rien. Jamais le contraire n'a été prétendu, alors tes idées préconçues à 2 balles sur qui je suis, qui j'étais et surtout qui je pourrais être, ravale les avec un grand verre d'eau et soigne ta migraine.

Ce qui m'insupporte, le jugement des autres. Ça fait bientôt 4 ans que je lutte pour l'accepter, faire avec. Mais là, il me casse les couilles. Alors je dis stop. Je fuis pas, non non. Je dis stop. Si l'envie me prend d'être égocentrique, insupportable, plaintif et dans la norme, ça me regarde.

Je n'écris plus pour vous, je n'écris plus pour moi, j'écris pour rien. Pour passer le temps que je n'ai pas. Pour oublier ce qui se passe et ce que j'encaisse. Pour oublier que je digère pas mes sentiments et que je joues au con. Que je m'ennuies d'avoir toujours les mêmes choses à faire. Pour oublier que la vie c'est pas ça. Pour oublier que la vie est belle.

Ouais, putain, c'est vrai, la vie est belle. J'ai pas oublié, tu sais. Je n'oublies jamais, mais souvent je me renie, car je deviens lâche, stupide et adulte. Le mec d'il y a un ou deux an, qui pouvait te parler des heures de la différence, qui croyait en un idéal, est toujours là, mais il s'est pris une grosse baffe dans la gueule et il a du mal à se reconstruire.

Il a déjà suffisamment de problèmes d'ego pour subir aussi les tiens. Et, tiens... je vais jouer au mec arrogant. Tu me mets au défi de me retrouver tout seul, et de me trouver minable. Soit. Alors en échange, je vais te filer aussi un gage. Essaye rien qu'un jour, de pas devenir aussi cupide que l'autre pouf, quand malheureusement t'es vexée de plus te sentir importante. Essaye de pas mélanger les conversations. Essaye de comprendre qu'ici, je parle de ma petite vie à moi, mentant parfois, insultant souvent, sur-jouant toujours. Alors l'égocentrisme qui émane, qui te bouffe et qui t'emmerde, il est assumé et salvateur car il m'aide à voir clair dans ma bêtise que toi, comme moi, nous n'avons toujours pas comprise.

Il reviendra celui qui te faisait tripper. Je sais pas trop à qui je parle, parce qu'en ce moment, je déçois tout le monde. Il reviendra, mais faut juste pas lui péter les couilles, pas poser de questions et surtout, pas lui donner l'occasion de s'en poser, à lui, des questions. Ouais, surtout pas.

Commentaires

Juste te dire que tous ces mots posés sur l'arrogance, les problèmes, la lâcheté, l'énervement, sont arrivés jusqu'à moi. Juste que ton texte m'a filé une boule au ventre. Je n'sais pas trop pourquoi. Sûrement pour le contenu, bien plus que pour la forme. Pour une fois, c'est bien lui qui a pris le dessus sur ma lecture. C'est ni bien, ni mal, mais c'est ça. Et si l'égocentrisme te fait du bien, soit le, reste le.
A plus!!

passionnée lundi 31 mars à 18:29

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