vendredi 29 février #8145615
Pensées à haute écriture, toujours pas de littérature.
2 textes aujourd'hui dont un très long. Le court déjà. Et juste après le long. C'est beau la logique.
J'aime bien faire les courses. Là avec mon caddie, je me ballade, je me promène au milieu des allées, au milieu des gens. Je les observe. Leurs habitudes, leurs attitudes. Convergence d'une civilisation entière réduite à l'anonymat le plus complet.
Des pommes, des adultes, des bolinos, des enfants, des couches pampers, des noirs, un étalage colgate, des cols blancs, le carrelage blanc. La perspective assemble des superpositions de pancartes aussi flash qu'illisible. Ce bordel attire l'œil. Ce bordel attire tout.
Je suis resté une demi-heure devant le rayon des jus de fruits. Je ne cherchais pas vraiment. Je crois que je voulais savoir ce que ça signifiait, enfin si ça signifiait quelque chose. Si cela avait été permis, j'aurais bien allumé une clope. Je me construis le rêve d'être dans un supermarché vide. Voir si c'est toujours aussi attirant en silence.
Les gens me regardent bizarrement dans le rayon. Il y a ceux qui prennent 3 bouteilles sans vraiment regarder et ceux qui cherche la perle rare. Le jus de fruit qui chaque matin leur donnera le sourire, un peu comme Sharon. Il y a ceux qui comparent les femmes à des poupées russes, et ceux qui pensent que c'est comme des bouteilles de jus d'orange.
Même si c'est contractuel, les caissières ont le sourire. Moi, je fais la gueule. Je suis limite minable, et j'ai même pas d'excuses. Je suis l'homme à la tête de con.
Putain... qu'est-ce que je fous là... A quoi je sers... Et ce que je ne fais que partie de ce bordel immense ? Je sers à rien. Putain... Qu'est-ce que j'aimerais avoir une fonction dans tout ça. Une putain de fonction merdique qui voudrait dire autre chose que client. Je suis même pas client, je fais qu'observer avec un moral de merde.
Ma seule solution pour retenir l'attention, c'est d'avoir oublier de peser mes tomates. Pour la première fois, j'aime pas le bordel. On apprend tous les jours. Tous les jours on passe pour des cons.
Putain, réagis.
Les amants de la Rue de la gare
Le temps est dégagé. Normal, c'est écrit. Les décors sont improbables mais les acteurs sont beaux. Les textes sont répétés et, on l'espère, feront mouche dans l'oreille du spectateur.
Peu importe que tout le monde s'attende à cette fin heureuse. Il faut parfois se laisser aller à l'évidence. Il l'aime. Elle l'aime. Où est le problème. Quand ils sont ensemble, il se connaissent depuis 10 ans. Alors peu importe qu'en réalité cela ne fasse qu'une semaine ou même qu'une minute.
Ce qui est importe, c'est que celui qui ose se faire mal à regarder ce film d'amour à 2 balles, ait envie d'y être, qu'on est tous envie d'être, enfin surtout toi et moi. Dans cette rue, au milieu des passants qui dansent, qu'on ait envie d'être mal à l'aise mais heureux d'être là quand même.
Il a décidé. Il ira la rejoindre quelque soit leur relation. C'est sur, il préférerait que le lien ne se soit pas cassé entre temps. Mais il n'a jamais eu ce qu'il préférait, juste parfois ce qu'il voulait. Et là celle qu'il veut c'est toi elle.
Ils se regardent. Champ, contre-champ. C'est carrément relou ces mouvements de caméra, mais vu la pâleur du scénar, vaut mieux gonfler la technique.
Et puis... d'un coup, le moment tout con, qui reste gravé dans ta mémoire pour le restant de tes jours.
C'est vrai, tu veux ? Sourire. Plan large. Perspective de la rue. Ils se prennent la main. Le réalisateur décide de faire quand même un plan du baiser. Parce que c'est dingue comme j'aime embrasser l'héroïne. En seringue il parait que c'est terrible, mais avec la langue, c'est encore meilleur.
Le générique apparait. On laisse des souvenirs au spectateur qui se doute bien que l'histoire continue. Seulement, nous, on est pas des spectateurs, on doute pas que l'histoire continuera... On doute pas, hein ?
Question sans réponse de jeudi après-midi. Nan, moi je gère pas, tu vois. Je fume. La nicotine envahit mes textes, mais ils ne sont plus faits pour leur plaire à eux.
Notre silence n'existe pas. Seule la distance s'émerveille de son pouvoir. De son pouvoir de destruction. Je ne me sens pas bien de la savoir là, à côté. Comme malheureux de la comprendre.
Elle se sent flattée et travaille à ce qu'elle sait du plaisir de plaire. Maligne et féline, elle se dessine dans tous les recoins de la ville qui semble rêver à un monde meilleur.
On s'emporte, on s'engage et on s'envole. Il ne manquerait plus qu'on le fasse en chantant pour tomber dans le cliché le plus parfait de nos idées désinvoltes et vulgaires. J'ai le cliché d'une vie avec toi dans ma mémoire mais c'est bien l'avenir qui nous attends.
On a des doutes parce qu'il n'en faut pas, et crois-moi, on n'en aurait pas s'il faudrait en avoir. On est des contradicteurs, des putains de relous et tu es la reine de ce petit peuple que l'on appelle les chieuses.
Mais moi je t'aime comme ça, et d'ici 6 mois, je t'aurai prouvé l'intérêt de garder notre souveraineté sentimentale. Je t'avoues que ce qui me fait encore plus peur, ce n'est pas de ne pas pouvoir venir dans longtemps, ce n'est pas que ça ne marche pas, mais c'est bien de ne plus te revoir, de devoir à nouveau falsifier le jeu de la séduction et réapprendre ce qu'on a voulu forcé.
Ce serait beaucoup plus beau mais... et alors ? On est pas là pour se raconter des films déjà vu et revu. On est là pour s'aimer et peut-être même vivre de steak et de frites bien grasses.
Y a des choses plus graves dans la vie, Cocotte. On pourrait être mort, enfin complètement mort, j'veux dire. Il pourrait y avoir quelqu'un au SCA du CNRS de Lyon qui me lirait "beaucoup" et qu'on saurait pas qui c'est. Et puis enfin, t'aurais pu hésité à venir à Belfort et là t'imagine l'horreur. On aurait peut-être vécu le reste de notre vie sans savoir que tu n'existais pas, ignorer à jamais que y a quelqu'un qui me comprenne un peu.
Non vraiment, balançons tout ça. Fêtons le retour fracassant de Lyonnaise et envoyons tout ça chier. Résistance ! C'est peut-être facile de dire ça, mais j'en ai marre de la difficulté. Je te demande pas de foutre en l'air ton travail et tes collègues. Je te demande de dire au revoir à tous tes doutes. Si je te dis que ça ira, tu me croiras ?
Allez, cette fois, on la tourne.
jeudi 28 février #8133725
A l'envers
Je n'ai pas de début. Je ne sais même pas si j'ai un milieu et je ne parle pas de la fin. Comment on fait dans ces cas-là, hein ? hein, Dine, toi qui sait tout sur tout, toi qui semble me connaître et qui parfois juge un peu de ce qui est moi et surtout de ce qui ne l'est pas ? L'attaque est franche mais le fond est fébrile. Comme d'hab', je ne réinvente rien.
Je vis dans l'expectative de la fin. Malheureusement la saveur ultime de savoir comment tout s'éteint n'est pas humaine. On vit tous dans l'ignorance la plus totale et ça ne répugne personne. Je ne veux pas mourir avant d'avoir vu tout s'effondrer. D'ailleurs, pourquoi pas être à l'origine de ce chaos fantastique. Il n'y a rien d'autre à vivre dans cette vie que ce que l'on peut s'imaginer, croire et tromper.
On est où, qui, quoi pour prendre du plaisir. Je la traite comme une aventure passée, mais c'est mettre de côté tout ce que je peux ressentir. On va nulle part en se posant des questions. J'ai toujours su que j'arriverai quelque part, mais c'est beaucoup plus compliqué quand je deviens nous. Et surtout quand nous est aussi fébrile que toi et moi.
J'ai l'impression qu'on fait tout à l'envers, mais c'est pas grave. C'est pas la première fois que je suis surpris par ce genre d'histoire. Si je n'étais pas deg', je dirais même que c'est bon signe.
J'ai pris la décision parce qu'il le fallait, ça mène à rien. Partir avant de souffrir, pensée bien égoïste mais que je ne peux pas contrer. J'ai tendu toutes les perches. En attendant un "Si on se plante, c'est pas grave, on aura essayé". Mais rien n'est venu. Tanpis. C'est le mot qu'il faut que j'entendes. La raison résonne. Celui qui reste, reste sans l'autre. Forcément. Je veux rester l'autre, même si je préférerais l'un et l'autre.
Il faut que je joue avec ma vie un peu. Traverser les grands boulevards en aveugle, sans regard à gauche puis à droite, en attendant le choc à hauteur du genou. Si elle me faisait confiance, elle n'aurait pas vraiment peur. Elle n'aurait pas peur de la fin de l'histoire.
Comprendra-t-elle que je ne suis pas homme de raison. Que d'un mot tout s'enflammera, et peut-être la fin de l'insécurité sentimentale à jamais. Si tout s'arrête, cela ne repartira pas et je n'en reviendrai pas.
mardi 26 février #8097197
Comme une dance avec moi.
Complètement bourré...
"Choisir la vie, choisir un boulot, Choisir une carrière, choisir une famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à lavé, des bagnoles, des platines laser, des ouvre-boites électroniques. Choisir la santé, un faible taux de cholestérol, et une bonne mutuelle. Choisir les prêts à taux fixe, choisir son petit pavillon, choisir ses amis. Choisir son survet et le sac qui va avec. Choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit, et le choix de tissus de merde. Choisir de bricoler le dimanche matin en s'interrgoeant sur le sens de sa vie. Choisir de s'affaler sur ce putain de canapé et se lobotimiser aux jeux télé en se bourant de McDo. Choisir de pourrir à l'hospice et de finir en s'pissant dessus dans la misère en réalisant qu'on fait honte aux enfants niqués de la tête qu'on a pondu pour qu'ils prennent le relai. Choisir son avenir. Choisir la vie.
Pourquoi je ferais une chose pareille ? J'ai choisi de pas choisir la vie, j'ai choisi autre chose. Les raisons ? Y a pas de raison. On a pas besoin de raison quand on a l'héroïne."
Ne pas oublier le plaisir. Je décide d'inviter 2 potes à venir trinquer à ma loose-attitude. Ras-le-bol. On court après un bonheur et on rit de ne pas le préserver.
Je regarde l'état de mon paquet de cigarette, puis je souris du contenu du cendrier. Pas un sourire niais, mais un sourire narquois. Je sors toutes les bouteilles d'alcool qui trainent. Je cherche, tiroirs après portières, la moindres choses interdites qui me rapprochait de mon idéal défracté et complètement déjanté. Cet idéal qui ne vit que lorsque je suis seul. Je dois l'accomoder à sa vie à elle.
Lui montrer qu'elle est tombé sur un vrai tordu. Pas un de ces torturés minables qui rêvent d'appater les minettes parce qu'artiste raté c'est banckable et qu'une rolex c'est classe.
Je prends 2 bières et je me les injectes directement dans les veines. Pourquoi ? Parce que je ne sais pas. Imaginer que je suis méchant, complètement malsain. Je la regarde en coin. Je me fous d'elle. Elle me court après. Si seulement.
Je ne suis pas tout ça. Dégage gentillesse. J'en ai connu avant toi, ma belle, alors ne crois surtout pas que tu maitrises. C'est moi qui maîtrise et peu m'importe que tu crois encore controler quoique soit. C'est ma marque de fabrique. La farouche volonté de l'autre à se dégager et de croire qu'il faut me ménager, alors que tout cela est écrit.
Où ça ? Peu importe. Tu n'es rien.
Je jouïs quand je fais la grosse comission et j'aime cette cigarette, comme la première de la journée qui me défonce. Je suis cette coupe franche et nette dans le quatre-quart. Bien faite et qui donne envie. Je ne suis rien d'autre qu'une facette pour toi, et aussi stupide que tu es, tu crois en cela. tu y crois encore et encore. Encore comme le saccadement de mon rire qui ne reflète que ma néfaste emprise sur tes sentiments.
Où crois-tu aller à part dans le labyrinthe que je t'ai tracé ? Petite naïve, tu n'as pas en face de toi le simplet que tu rêvais. Peu m'importe tes projets et ton emploi du temps, je suis le garant de ton envie et c'est tout. Mes questions ? Tes réponses ne m'apportent rien, elle doivent juste te montrer que tu n'es rien d'autre que ma chose.
Je survivrai à tout ce que tu me diras, puisque tu n'es pas orginale. Où vas-tu ma pensée? Là où l'alcool et le rire stupide nous porteront. Laisse-moi croire toi aussi que je suis responsable de tout cela. Que j'ai prévu tout ce gachis.
Laisse-moi croire que le jour où "nous" s'effondrera, je ne pourrai que m'en vouloir. Laisse-moi te laisser croire. La loque qui s'éveille en moi est si attirante. Tombe amoureuse d'elle, car je ne suis rien sans elle.
Comprendras-tu que je suis déjà trop loin ? Mon amour, laisse-moi fumer. Fumer encore et encore...
lundi 25 février #8090689
Le retour au craquage.
Tu te réveille un peu hâtivement. Louper sa navette vaut bien de profiter un peu plus longtemps de l'odeur de sa douce sur sa couche. Un bon vieux Dire Straits pour débuter. Les volets ouverts sur l'étendue plate de ton île, tu laisse tes yeux s'habituer au soleil qui pointe à l'horizon.
C'est le retour au affaires. Rallumer les méninges ou pas, prendre l'ordinateur ou pas, bazarder ton sourire naïf... ou pas. Un baiser à Paris Hilton et à Johnny avant de monter dans l'avion. Retrouver ses esprits... ou pas.
Tu vas passer exactement 3h48 en cours, mais tu ne le sais pas encore. Tu t'attends à avoir tes 2h d'anglais qui compte double. Un coup d'œil aux commentaires quand le prof tourne le dos. Pas de surprise, tu les emmerdes avec tes histoires de mec heureux. Vivement que ça parte en couille.
Tu remarques que la fille du RU t'a vu, elle en sourit avec ses copines. Ça risque d'être un peu plus compliqué, ma chère. Tu dégustes tes frites bien grasses en regrettant le bon steak qui va avec.
Tu n'arrives plus à faire de grandes phrases qui bousculent. Et Alors ? T'as des convictions mais elles sont loin de ton esprit. Et alors ? Tout glisse sur toi, comme ta main pleine de savon sur sa hanche, et tu n'arrive plus à retenir quoique ce soit. Et - alors ...? C'est grave ?
Réfléchir, reprendre de l'avance. Se sentir maître de soit-même, de son image et du destin des autres pendant les quelques minutes partagées avec toi. Tu cherches mais tu n'y arrives pas. T'es comme soufflé, voir abîmé. Tu te sens vaincu par le jeu qu'elle a instauré.
Ne pas se laisser déborder par les règles de la conversation. Oui, mais. Casser tout ça. Ne pas subir les échanges. Eviter les passing. 15-0. 15-A. C'est à moi de servir.
Se détruire car c'est tout ce que l'on ne veut pas mais que l'on aimerait. Rester stupide parce qu'on a pas besoin de le devenir et c'est si décevant de croire que l'on est autre chose. Je me sens banal et j'aime ça. Mais non. C'est différent. Ce n'est pas juste parce que c'est le début. D'habitude je serais déjà parti, mais là c'est moi qui essaye de courir.
Trop de cigarettes, je suis essoufflé. Et pourtant. Et pourtant. Elle aime ça.
Tu me fais confiance ?
Pourquoi ?
J'ai besoin de savoir.
Sharon's kiss.
dimanche 24 février #8080484
Comme ça, pour rien.
Avec de l'huile de coude et un peu de produit, les carreaux de la fenêtre sont clairs, tout comme mes pensées. Enfin claires, c'est beaucoup dire, je me demande encore ce que cette fille a bien pu me faire pour que je l'aime autant. Peut-être que c'te gonzesse, c'est tout simplement un Ajax vitre mais pour les pensées.
Coup de frais et soleil dans la tête, je me ballade au milieu des familles et des enfants qui ne regardent pas où il vont. Attention ! Pardon Monsieur ! J'ai un sourire niais, un sourire stupide, un sourire qui fait du bien.
Chassées, les images de bocal vide, de panier plus là, et des filles un peu chiantes, je ne sais plus rien, sauf peut-être que j'ai envie de l'appeler.
Elle me prendrait pour un fou si je lui disais ce que je pense. Lui dire qu'elle est arrivée pile au bon moment. Que je me prendrais bien l'envie de l'aimer. Que je suis un peu tout ridicule quand elle est pas là et surtout quand elle est là. Arrivée pile au bon moment, elle est tout pile comme j'aime.
Et puis elle m'appelle quand je dors. Parfois pour me dire qu'elle loupe son train, parfois pour me dire qu'elle est bourrée, souvent pour me rappeler qu'elle est géniale.
Comme ça pour rien, je suis content, je me suis baladé sur ce petit bonheur tout con. En espérant la rejoindre un peu plus vite, en espérant même parfois ne pas repartir.
J'ai envie de dévaler cette semaine et la suivante aussi. Parce que chaque seconde qui passe est une seconde de moins avant ses baisers dans le cou. Elle est câline, amusante et tranquille.
Je vais les rendre tous jaloux. J'en suis certain. La preuve, même Ben W n'en revient que j'arrive à la faire sourire et pis même frémir. Y en a même qui raccroche déjà quand je leur raconte. J'aimerais m'arrêter mais je ne peux pas.
Faudra bien, parce que à elle, je peux pas vraiment lui dire. Je crains pas qu'elle me prenne pour un fou, parce que ça elle le sait déjà. Je crains juste qu'elle commence à croire que je tombe amoureux. Faut pas croire, mon évidence, j'ai pas de sentiments et je t'aime pas... Pas encore.
Et si on partait comme ça, pour rien, pour être content. Derrière des lunettes de soleil, ou l'autre se verrait en rêve, tu ne dira de nouveau rien, je chercherai des questions dont on se fout de la réponse. J'embrasserai tes doigts comme on embrasse un bleu sur la cuisse. Je sentirai tes cheveux en pagaille quand tu dormiras sur ma poitrine bien trop poilue. On passera notre temps à juste espérer et dire que de tout façon, toi t'es guillemets, pareil, guillemets.
Et puis, tiens, j'essayerai d'écrire à nouveau des textes qui sont bien.


