jeudi 31 janvier #7763525
A trop imaginer LA fille.
Texte issu du carnet de réalisation de "A trop rêver d'aimer" 28/01/2008.
3 jours de RTT officieux, c'est décidé. L'IUT ne m'en voudra surement pas. J'avais envie de ranger mon appart, mais je remarque avec le sourire, que quand on se réveille à 11h, on peut d'ors et déjà se dire que pour la journée, c'est foutu. Je me suis donc penché sur la suite de "Gachis glaçant" ou "à trop rêver d'aimer" -je ne suis pas encore sur du titre -. Mais il y a malheureusement encore autant de choses à écrire que de choses qui ne viennent pas.
J'aimerais faire parti d'un groupe d'écriture, n'être qu'un co-scénariste. Le brassage des idées semble être la seule solution à mon manque d'inspiration. Ca rajoute un peu de sel d'écrire et de monter un projet à plusieurs. Il y a moins d'attente et surtout beaucoup plus d'idées originales. Je manque de folie pour ce scénar.
L'histoire est en place, certes. Elle est cohérente et non clichée, à mon plus grand bonheur. Mais maintenir cette direction, loin du banal et du déjà vu, est de plus en plus dur.
Il y a d'abord cette histoire d'amour naissante puis épanouïe, qu'il faut essayer de décrire de façon claire, simple. Seulement dès que je commence à étoffer, j'en fais trop, le film deviendrait beaucoup trop long. Alors je me restreins, je jettes le surperflu, ne gardant que les étapes clés, celles qui font avancer l'histoire. Mais cela devient trop lapidaire, ce n'est plus qu'une suite d'images successive, interessantes pour comprendre, mais pas pour passionner.
C'est très extrèmement difficile d'écrire des jolies choses, lorsqu'elle nous semble si lointaines. J'ai l'impression que je ne me rappelle plus. Mon imagination est emplie d'images très réfléchies et belles, mais beaucoup trop sombres pour cette partie de l'histoire.
Je me rabats sur les moments où les deux personnages ont mal. Où des cris peuvent être poussés et des larmes jetées. Malheureusement ces scènes je l'ai déjà écrites. Je ne peux que les peaufiner et ça m'ennuis.
J'ai fait le choix de m'interesser essentiellement à la souffrance de la fille. Seulement je me heurte à mon ignorance. Mon ignorance de ce que peut ressentir une femme qui se détruit à petit feu. J'en ai une petite idée, mais comment la mettre en image, la rendre belle et la transmettre. J'ignore tout cela et la compagnie d'une fille me manque pour pouvoir observer, ne serait-ce que les gestes, les attitudes, ou même juste les yeux.
Je regarde beaucoup de films en ce moment. Rares sont ceux qui développent d'une manière interessante le point de vue que je souhaite. Je dois donc créer. C'est excitant mais dur, très dur. J'ai beau me ballader des heures dans les rues à n'importe quelle heure, je ne vois rien. Les gens sont beaucoup trop fermés.
Cette femme-là, que vit-elle ? Et celle-ci, doit-elle vivre entre le mensonge et l'amour, comme devra le faire Julie dans le film ?
En plus, j'ai donné ce nom au hasard, ou plutôt juste parce qu'il allait bien avec "Antoine". Mais il me rappelle trop de souvenirs. Oui, le prénom Julie semble n'être aujourd'hui qu'un souvenir.
Au cours de ces ballades, je ne peux qu'encore me plonger sur moi-même et cultiver la souffrance masculine. Une souffrance bien trop clichée, ou peut-être une souffrance que je connais trop pour pouvoir m'y interesser vraiment. Je dois m'en echapper pour éviter d'offrir à Julie une souffrance beaucoup trop masculine.
C'est critique. Je me demande si finalement ces RTT sont une bonne idée. Reclu, chez moi, je désespère. J'ai besoin des gens, et vite.
lundi 28 janvier #7737174
Je la montre à ces messieurs...
Texte long je m'en excuse...
Voilà une bien étrange histoire qui vient de s'achever. Il y a quelques mois, en rentrant de chez Lyonnaise ou d'une autre activité tout aussi inutile, que vis-je sur ma fenêtre ?! Une souris grise, petite et fine, et même d'ailleurs très coquette pour un rongeur. Un peu inquièt et terrorisé, je m'approche pour voir ce qu'il en est.
Au bruit de mes pas, la petite souris alors se lève sur ses pattes de derrière, et quelle ne fut pas ma surprise, lorsque, d'une voix extraordinairement claire, elle me lança :
"- Qu'est-ce que tu regarde comme ça, grand béta ? T'as vu un rat mort? Bon tu m'ouvres, faut qu'on cause."
Complètement sous le choc, je m'execute. je parviens un peu tremblant à ouvrir la porte. Elle se faufila alors jusqu'au salon. Je la suis, plein de questions sur le mystérieux pouvoir de ce petit animal.
Installée confortablement dans mon fauteuil préféré, elle s'apprètais à allumer la télé. J'essayai un :
"- Vous... vous... comment dire...
- Oh, juste un verre d'eau ca ira.
Amusé par la désinvolture de cette apparition, je courus dans la cuisine.
"- Je vous ai mis l'eau dans un verre à teq, pour que ca soit plus pratique.
- C'est gentil merci, dit-elle en prenant une léché d'eau. Bon, comme j't'ai dit faut qu'on cause. Tu m'as l'air sympa. Alors je me suis dit que tu pourrais me rendre un service.
- Un service? mais...
- Y a un truc qui t'gène ?
- C'est-à-dire vous me parlez depuis tout à l'heure et vous êtes une souris, alors.. j'ai un peu de mal à tout saisir.
- C'est l'accent qui te dérange ? Désolée j'ai vécu dans le ch'nord, c'est pour ça.
- Non non, du tout. C'est que vous êtes une souris.
- Ah oui, c'est vrai j'avais zappé. Vu qu't'as l'air perspicasse, j'vais aller plus vite. Certes j'ai l'aspect d'une souris, mais il n'en est rien. Il y a bien longtemps, j'étais une demoiselle tout ce qui y avait de plus normale, quoique plus belle que la moyenne. Je jouais avec les mecs, j'en faisais ce que j'voulais et même parfois ils tombaient amoureux. Je m'y prenais bien, t'sais. Le problème c'est qu'un jour je suis tombée sur un os. Il m'a dit que si je le faisais souffrir, bin je le regrettrais. Et tu vois, je le regrette bien là.
Elle but une gorgée, avec un peu de tristesse quand même.
- Mais si, comme vous me dîtes, vous êtiez méchante, c'est mérité, non ?
- Mérité ? Namého ! Tu sais ce que c'est d'être une souris toi? Nan alors tais-toi !
- Vous énervez pas, je dis ça comme ça.
- Ouais, fais gaffe. J'ai qu'une solution pour redevenir une femme, c'est qu'un gentil gonz m'offre un baiser. Parait que c'est pour que j'apprenne à me faire aimer pour c'que j'ai à l'intérieur. De la connerie, ouais ! Une souris, c'est certes mignon, mais pour taper la discute y a mieux.
- Je suppose que vous comptez sur moi pour...
- Je savais que t'étais intelligent, garçon ! Donc on fait un bisous vite fait, je redeviens une blonde et c'est bon, on en parle plus.
- Oui mais... je veux dire... c'est pas... j'ai pas envie de vous embrasser, moi.
- Mais tu le regretteras pas. Si tu veux, après, avec ma bouche coquine, je t'en ferai un vrai, de baiser.
- C'est pas ça le problème, c'est que vous vous incrustez, et je dois faire ça. C'est un peu plus compliqué.
- Tu le prends comme ça ? Et bien soit ! Je squatte ici jusqu'à ce que tu acceptes. Mais t'en fais pas, on est pas dans un blog de torturé qui pourrait assimiler une souris squatteuse à ces femmes qui font souffrir l'auteur. Non non non. Moi je serai cool. Je me montrerai gentille jusqu'à ce que j'obtienne ce que je veux.
L'histoire semblait compliquée mais je dus constater que la souris tint sa promesse. Elle resta dans mon appartement, et sa compagnie, à vrai dire, ne me dérangeait pas. Au contraire, bien que cela me coutait cher en petites graines, elle était exquise et avait beaucoup de conversation. Je ne m'ennuyais jamais grâce à ses réfléxions rigolotes et surtout ses conseils.
Elle m'aida à conquérir le coeur des femmes, m'apprenant les tours à faire et les phrases à dire. Elle avait pris pour habitude de se cacher dans le creux de mon cou et de murmurer les mots que je n'avais qu'à répéter.
Le petit jeu a duré pendant des semaines, et notre vie de couple s'organisait tranquillement. La tendresse et l'attachement venait doucement. Nous échangions des regards et des sourires complices jusqu'au fou rire.
Seulement je me suis posé la question que je n'aurais jamais du me poser. La curiosité en effet était arrivée pour se joindre à la fête... "Mais à quoi peut-elle ressembler en femme ?"
J'ai longuement hésité avant de lui en parler. J'avais, en effet, peur de la perdre, une fois le sortilège envolé. Il fallut tout de même se rendre à l'évidence, la question devenait trop pesante.
"- Tu veux toujours ton baiser ?, lui dis-je un matin au petit déjeuner.
Elle me regarda, l'oeil brillant.
- Je peux pas te cacher que oui, ce serait merveilleux.
- Je crois qu'il est temps.
- Tu es sure ?
Je refléchis à nouveau un petit moment. J'imaginais déjà les formes féminines qu'elle pouvait avoir. Peut-être la transformation aurait laissé quelques traces. Peut-être que sa longue queue et ses oreilles seraient restées, mais peu importe il fallait que je sache. Elle ressemblait tellement par sa mentalité à ma fille parfaite, que je me prenais déjà à rêver de faire ma vie avec la splendide jeune fille qu'elle m'avait promis.
N'attendant pas plus, je l'embrassai. D'abord doucement, délicatement. Carressant son museau avec mes lèvres. Puis un peu plus intensément. Il me semble même avoir effleuré sa langue avec la mienne. Une légère chaleur a commencé à se dégager autour de mon visage. J'avais fermé les yeux et je pensais déjà à la transformation qui s'éxécutait. Je décidai de me retirer.
Une surprise m'attendait. Ce qui devait arriver, arriva. A la place de la petite souris grise, il y a avait la même petit souris grise, quoiqu'un peu plus rosée, intimidée par le baiser peut-être.
Ne comprenant pas, je la questionnai du regard. Elle se mit à rire.
- Ahahah. Je l'ai quand même bien choisi mon crétin, moi. J'ai eu du mal, mais je l'ai eu mon baiser. Ca ne t'a jamais posé de problème d'être aussi bêta ? Déjà j'pensais pas que tu croirais qu'une souris pouvait parler, mais encore moins qu'elle pourrait se transformer en princesse de tes rêves. Ahahah. Ca m'a prit du temps, mais ce fut un plaisir. Allez, je file, faut que j'raconte aux copines que j'ai trouvé le plus crédule des nigauds.
Elle s'enfuit. J'étais totalement désemparé et je restais sur ma chaise, ne me remettant pas de cette histoire insencée. J'aurais tout donné pour ne plus jamais entendre parler de cette souris malfaisante, mais il y eut un problème. Comme je le savais déjà, la souris avait la langue bien pendue et ma mésaventure fit le tour de tous les nids, toutes les caves, toutes les forets, toutes les jungles, tous les champs et tous les autres lieux de résidence d'animaux.
La suite de l'histoire, je pense que vous vous en doutez. Chaque jour, je découvrais à ma fenêtre un femelle animale, là pour me vendre sa soupe et réclamer son baiser, allant même jusqu'à une demoiselle Toucan très bavarde qui m'assurait qu'avec un baiser elle se transformerait en bicyclette rouge avec un klaxon qui fait pouet pouet.
Je l'ai crue, comme je les ai toutes crues. J'embrassais à tour de langue. Plein de d'espoirs suivis de pleins de déceptions. Et ce jusqu'au jour où je n'en puis plus.
En effet un soir, des poils plein la bouche à cause d'un baiser avec Fiona la panda, je décrétai que désormais, je n'embrasserais plus pour des raisons si sottes.
Je dormis mal cette nuit, ayant un peur de ce que je rencontrerais le lendemain sur ma fenêtre. Une couleuvre qui voudrait redevenir une Ferrari, ou encore une femme rhinocéros, avec un passé de tasse à café. Mais le lendemain, j'appliquai fierement ma volonté à la lettre.
Ce ne fut pas dur, je l'avoues. Figurez-vous que se trouvait, appuyée sur mon volet, une demoiselle nommée Barbara. C'était une splendide jeune femme qui disait que d'un baiser, elle deviendrait la femme de ma vie.
Je lui ris au nez et répondit :
"- Et puis quoi encore ? Non cette fois ma vieille, tu m'auras pas. Tu ferais mieux de t'en aller avant que je m'énerve. La femme de ma vie ! Même dans les rêves, ca existe pas, ces choses-là. Et puis tiens, si t'as le temps, t'iras le dire à tes amis les femelles ou autres bestioles immondes, que c'est fini, on m'aura plus !"
Je contemplai les jolies formes de cette jolie menteuse, s'en aller un peu surprise de ma brusque réponse.
Seulement moi, j'étais satisfait, je sentais le cauchemar terminé, car c'est bien vrai, on ne m'aura plus !
samedi 26 janvier #9326373
Il ne reste plus qu'à se mentir
Qu'est-ce qui se passe vraiment ? Je veux dire...
Je sais ce que tu veux dire.
Je vois tes yeux qui me quittent, tes sourires qui ne s'émerveillent plus et tes doigts qui ne s'enfoncent plus dans la peau de mon dos. Je ne peux pas dire que je ne comprends pas, mais j'aimerais vraiment faire quelque chose.
On ne peut rien y faire, je crois. Le temps est passé sans nous. Il ne sert à rien que tu veuilles le rattraper.
Alors... tout devait finir par s'envoler, et c'est maintenant que cela se produit ? Laisse-moi donc amer, par tes pensées et par tes non-actes. Je ne serai donc qu'un souvenir qui n'a pas compté, et lors de mon retour, tu auras presque jusqu'à oublier mon visage. C'est donc cette voie-là que tu veux pour une évidence difficile et maintenant bafouée ?
Que veux-tu que je te dises ?
C'est difficile d'imaginer ta sincérité quand même pas un regret ne se lit dans tes yeux. Quand même pas une bataille n'apparait dans tes volontés. J'y croyais.
J'y croyais aussi, mais...
Mais le temps, le reste, les gens, les évènements en ont décidé autrement ? Crois-tu vraiment qu'il est si bon de laisser ton sort, ton avis et ton cœur dans les mains des autres pour pouvoir te sentir libre ?
Je sais, mais... je ne sais pas. Ça ne sert à rien.
Oui. Peut-être. Cette fois-ci, je voulais que cela serve. J'avais cette idée. Un peu naïve comme toujours de nous voir, de dire "Ce fut difficile. Mais te voilà à nouveau." Une sorte d'héroïsme infantile né de cette première fois, où ils nous a cru bon de croire, de penser, que c'était sans doute la bonne. Mais le temps, le reste, les gens, les évènements en ont décidé autrement. Le lien est rompu. Ce qui ne devait être qu'une, qu'un morceau de crêpe, qu'un film, qu'un croisement somme toute, ne restera qu'un carrefour sans clignotant. Je sors à la prochaine sortie. Je dois y aller. Parce que tu l'as voulu.
Evacué comme on évacuerait les encombrants du grenier. Représentation d'un idéal peut-être pas si idéal que ça. Nous ne nous sommes finalement même pas déçu de nous, mais c'est bien la distance entre nos baisers qui a fait le travail. Incompréhension grandissante qui ne me laisse même pas une lueur d'espoir. On adoucit nos rêves en pensant que c'est peut-être le moment de devenir grand. Que tout cela n'existe pas.
Mais.
Mais la question n'est pas là. Je n'ai plus de désir. Arrêtons de mentir. De se mentir. Tout le reste ne compte pas car il est là pour t'oublier. Vainement, sans succès, espoir pour l'instant limité. Je suis partagé. Envie d'ailleurs ridiculisée par un espoir immense de toi. Alors peut-être maintenant il suffit, il en est assez de tout cela. Je pourrais te demander de ne plus me hanter. Mais je n'en ai pas envie.
Comprend ma plainte, fais en ce que tu veux. Mais s'il te plait ne l'humilie plus. Car c'est toi. Et rien d'autre.
Albert Camus
J'allais partir. Il est une heure du matin. Le ticket pour récupérer mon manteau dans la main, je réfléchis. Lyonnaise a semblé m'éviter. Fillot me dit que c'est parce qu'elle a peur. Je n'y crois pas. Je préfère m'enfuir.
C'est ce moment que chosit le DJ débutant pour passer I will survive. Je me fous des paroles. Cette chanson, c'est celle de l'équipe de France. Putain, 10 ans. Je me prend dans la gueule ces années passées. J'avais 12 ans, et je supportais l'Italie. Soit j'avais de l'avance soit j'étais déjà stupide.
La musique réussit tout de même à me remotiver. Qu'est-ce que je ferais si j'étais moins con? Je resterais et j'irais la voir. Je reste mais.
Le mal est fait. Je me prends dans la gueule toute cette frustration qu'on cache péniblement par des oui, ca va et toi ? ou des voyages en Angleterre. Le problème, c'est qu'on finit par s'en convaincre. Ca fait d'autant plus mal quand la réalité te rattrape.
Lyonnaise n'avait pas fui. Au contraire elle s'était éloignée pour qu'on puisse discuter. J'avais peut-être de l'avance il y a 10 ans mais aujourd'hui, c'est certain, j'ai du retard.
Putain de pessimisme amoureux.
Elle s'amuse dans la soirée. Je ne lui dis rien. En fait, je me fous de lui gâcher la soirée en lui balançant mes sentiments. J'ai juste pas envie de me prendre une bonne veste. Je recule. Je vais boire.
La piste. Les apprentis ingénieurs, naïfs et donc fiers de leur compétence, dansent comme des pieds. Lyonnaise aussi danse mal. Peu importe elle n'a jamais été aussi... elle n'a jamais été et ne sera jamais.
Je me sens mal à l'aise. Je sens la chute approcher, lente et maligne. Consciemment je la laisse venir et m'y abandonne. J'essaye juste de m'accrocher aux dernières branches de cet orgeuil d'enfant unique, dont je souffre. Mon prochain film sera un porno tragique. Merde, je trébuche.
J'arrive à l'étage du dessous. Je me rend compte que c'est à ce blog que je pense. Je suis un looser. Je pourrais être fier de mes potes, de ma vie sociale, mais non, quand l'amour et le cinéma me lache, je me rabats sur ces textes prostitués.
Je m'y attarde parce que c'est confortable, égonécessaire. Ces commentaires, je ne m'en plains pas, sont cependant à côté de la plaque. Je n'écris pas ce qui me correspond. J'écris ce qui plait parce que je sais que ça plait. Je vous laisse ensuite encensé mon égo qui ne le mérite pas.
Le gouffre est là, j'avance d'un pas. Bam !
L'alcool et ces gens superficiels qui dansent et qui rigolent, me foutent la gerbe. Je croyais, il y a environ un quart d'heure que j'étais un mec gentil. Je suis loin de tout ceux qui le sont vraiment. Je déteste tout ceux qui se présentent avec le sourire. Juste parce que ce sourire, ce n'est pas moi qui l'ai créé, qui l'ai décidé. Je me hais plus qu'eux. Je leur ressemble au final, je joue au mec simple, défoncé, alors qu'il en est tout autre. Je déprime, et je dévale la pente. Je suis un énorme mensonge.
Arrive la fin. Je marche dans le brouillard qui est la seule chose sincère que j'ai rencontrée ce soir. Je me dis qu'un bon message à ex-Idéale, du genre "Tu me manques, voilà c'est dit". aurait pu faire son effet. Confort d'un souvenir qu'on croit aimer. Seulement ce n'est pas le souvenir que j'ai d'elle que j'aime.
C'est le souvenir d'avoir un jour été aimé, le souvenir d'avoir été beau, le souvenir prétentieux d'une passion aveugle de la part de quelqu'un. Elle m'a dit des choses qui étaient surement fausse, juste parce qu'elle m'aimait. Je les ai cru et maintenant j'en suis fier. Ma fibre égocentrique et narcissique vibre au plus fort.
Je crois avoir été quelqu'un de bien, c'est tout autre. Je suis néfaste et totalement nombriliste.
- Luke, aide moi.
- Idiot il est trop tard
Tu appartiens au sinistre sombre seigneur vêtu de noir
Casque, souffle rauque sous une armure
Du soldat le plus dur, de l'empire du côté obscur.
J'ai besoin de baiser. Je ne connais pas la limite entre le manque sexuel et le besoin d'amour, mais il est sur que j'ai envie de l'un des deux. J'ai besoin de confiance.
J'ai besoin de Dangereuse.
mardi 22 janvier #7650509
Je n'en peux plus d'attendre.
Qu'ais-je fait ? Pourquoi ne répond-elle pas ? Qu'ais-je "encore" fait ? L'angoisse, ca y est, cette terrible angoisse qui m'envahit.
L'insoutenable anxiété de se perdre dans le silence de l'autre. Cette impression d'avoir dit un mot de travers, mais de bien sur ne pas savoir quoi.
Elle est fachée, c'est évident. Peut-être veut-elle prendre ses distances ? Pourtant c'est maintenant que cela devient interessant. Interessant pour moi, certes, mais pour elle ?
Agacement ? Lassitude ? Que ressent-elle ? Peut-être ne ressent-elle rien ? Je lui suis indifférent, voilà. C'est sûr à présent. Cela lui importe peu de me répondre puisque je n'existe pas et qu'il ne se passe rien entre nous. J'ai un peu peur de ce qui nous arrive.
Non, c'est évident, elle ne ressent rien. Ou peut-être que... peut-être qu'elle a ressenti mais qu'elle ne ressent plus. Non ce n'est bien sûr pas mon texto qui a pu provoquer ce revirement. Je lui ai simplement demandé, en gros, comment elle allait. J'ai rajouté un peu de brindilles pour éviter la banalité. Non évidemment ce n'est pas ça.
Il lui est arrivé quelque chose, c'est obligatoire. Sinon elle aurait répondu. Plus de batterie ? Non, elle est chez elle. Une visite impromptue ? Oui, ça doit être ça. Mais est-ce que c'était quelqu'un qu'elle connaissait ? Peut-être lui voulait-il du mal... Si ça se trouve, elle est déjà morte, et il est en train de dispercer les différents morceaux de son corps à travers les champs ! Va-t-il m'envoyer ses yeux par la poste ?
Bon, voilà 10 minutes que je lui ai envoyé mon message, j'attends encore 15 autres et j'appelle les secours.
vendredi 18 janvier #7602254
Les filles électriques
Les filles dangereuses existent. L'universalité de la perfection peut donc exister ? Je n'en sais rien. Ils m'avaient pourtant tous prévenu. Tous. Dangereuse, elle est incroyable. Et ils la voulaient tous. Tous.
La gentillesse est le plus grand piège amoureux. Qu'est donc devenu notre société sentimentale pour que la moindre écoute devienne ce qui nous attire ? Le piège s'est refermé. Je riais de les voir mourir presque pour un de ses rires. Elle n'était d'ailleurs pas avarde de sourire. Elle vit. C'est encore pire.
Dangereuse n'est pas de ces filles fatales qui jouent. Elle me l'a assuré. Seulement... c'est bien mon tour que j'attends. On attends tous. Je... J'hésite dans le choix des mots. Où est donc passé l'assurance de l'observateur ?
Il m'a dit qu'avant tout, c'est parce qu'il se sentait juste bien quand elle était là. C'est peut-être ça. Ou peut-être que non. Je pense surtout au... trouble... qui se propage. Le trouble... voilà... le trouble.
Je pourrais bien sûr dire qu'elle est d'un naturel absolument exquis. Qu'elle me fait rire. Qu'elle me donne envie d'être incroyable. Qu'elle me donne envie d'être là. Qu'elle me donne envie... sans vraiment le donner. Elle est juste ouverte, entière... Extraordinaire.
Et il y a tellement plus.
Les filles dangereuses... Dangereuses parce qu'il est facile de chuter dans... dans... Si l'on me demandait pourquoi je... pourquoi je suis... Si l'on me demandait pourquoi, je ne saurais pas répondre. Je reste dans ce charme, souffle coupé.
Peut-être que cela faisait longtemps que je n'avais pas eu envie de tenir la main de quelqu'un. Je veux dire vraiment la tenir. Sans pour autant la broyer.
J'ai connu une fille dangereuse lorsque j'étais avec ex-Idéale. J'étais certes accro à cette dernière mais... le doute, le trouble, cette inexplicable sensation de se trouver ridicule face aux mots de l'autre, et de tout de même se sentir important, écouté, compris... juste bien.
Il n'y avait seulement pas cette nouvelle envie qui me vient. Lui tenir la main.
Je suis impressionné par son pouvoir.
Je t'en supplies, Dangereuse, fais-moi souffrir qu'on en finisse.
(BO de Love Actually ET de Dans son ombre)
POST-SCRIPTUM : Je voulais juste ajouter cette chanson pour G. (et puis... les paroles ne sont pas si éloignées du sujet.)
dimanche 13 janvier #7549219
Ah et je fais mon stage en Angleterre.
Faut que j'écrive, faut que j'écrive, faut que. Mais écrire quoi ? Je suis en plein craquage. Normalement rien de grave, mais là, ca n'a rien à voir avec les doux craquages du lundi midi qui font rire tout le monde. Je suis fiévreux et j'aime pas ça.
J'ai tout tenté. Et si je te dis tout,
c'est parce que c'est ringard de dire vous. HA HA HA... ha ? Non je n'ai pas
tout essayé mais presque. Je suis Presque-man en ce moment. J'ai mis un
vieux concerto pour violon de Beethov' et j'ai presque envoyé un mail à
ex-Idéale. Je sais pas trop pourquoi d'ailleurs. Peut-être histoire de dire que je me suis emporté,
mais que c'était sincère de ne plus jamais vouloir entendre parler d'elle.
Ah et je pars 3 mois en Angleterre.
vendredi 04 janvier #7444737
"Parles à mon cul, ma tête est malade !"

by hellwoman
Elles peuvent avoir toutes les qualités. Gentille, amicale, sympa, compréhensive ou même juste un peu chiante, ca ne marche pas forcément. Elles peuvent avoir une bouche appétissante, un regard bleu azur, la taille fine et pourquoi pas les seins rebondis, je ne craque pas à tous les coups.
Par contre, il y a une chose qui fonctionne à chaque fois que je le croise dans le paysage. Pas vraiment insignifiant, il attise toutes les convoitises. Je ne serai donc pas très original, mais Mesdemoiselles, ce que je préfère, c'est, malgré moi, votre jolie petit derrière.
Je sais, c'est vulgaire, et très inconvenant d'en parler et surtout de l'avouer. Mais cela me rend fou. Bien rond, déformant votre svelte silhouette, il peut d'un simple badinement, me rendre complétement dingue. Je me garderai bien des remarques du genre "Putain le cul qu'elle a !" Je n'en penserai toutefois pas moins.
Je crois vouloir aujourd'hui tracer mon chemin, certes un peu déçu par les propriétaires des jolies fesses que j'ai déjà croisé. J'ai donc décidé de ne plus me laisser plus dompter par vos yeux menteurs. Mais je ne crois pas pouvoir résisté longtemps face à ces pas de danses qui semblent faire parler votre fessier. "Tu peux toujours courrir. Tu m'auras pas comme ça".
N'en déplaise à Madame Piaf, emporté par la fougue, votre posterieur me donne des ailes. Permettez-moi de ne pas approfondir la beauté de votre popotin, même si l'on dit que la vraie est à l'intérieure...
Je laisse à Monsieur Perret la joie d'énumerer tous les culs qui courrent dans la nature. Il est vrai qu'il ne faut pas regarder le cul des dames, mais je demande votre permission. D'ailleurs je ne le regarde pas, je le caresse, je l'admire, je l'épouse et parfois même quand il est agréable, je rêve de sa propriétaire.
Ne m'en voulez pas. Je vous en supplie. Ne le cachez pas, il en deviendrait encore plus attirant. Normal dans un taille basse, charnu sous une mini-juppe, un peu serré dans un slim, je vous l'avoues Mesdemoiselles, ce que je préfère, c'est, malgré moi, votre jolie petit derrière.
jeudi 03 janvier #7433472
Si le monde est si beau, c'est que.
Se laisser glisser. S'enivrer à nouveau. Recommencer. Si le monde est si beau c'est qu'il permet de dire des mots comme je m'envole, je m'enflamme, je me révolte. Il n'y a pas d'incohérence à trouver le monde fantastique et pourtant rêver de le changer.
La vie et la rage ne font qu'une. Ces gens que l'on admire, ces grands hommes, qui ont révolutionné la société, ou simplement bouleversé la petite réalité de chacun, ne sont que sublimes par leur amour du monde qui les entourait. Ces avocats, ces hauts fonctionnaires qui aimaient ce mouvement en avant de la société. Ou même ces artistes qui ne voyaient en la vie que la succession invraisemblables des histoires de chacun.
J'ai de la chance de vivre en France, parce que c'est très Français de s'enflammer pour rien et surtout pour le plaisir. Le plaisir est là dans l'effervescence des sentiments. Sentir le désir de tout bousculer, comme ça, presque sur un coup de tête. Pour la bouche d'une demoiselle, pour le sourires des passants, pour le choc des consciences.
Alors merci ce monde, d'avoir laisser cette part belle à la créativité, à l'éxécution des sens, et à la libération de ces génies qui nous transportent. La vie est belle. La vie, la vraie ! La vie Auchan... Je divague, mais que veux-tu Atlas... Continue de nous porter. Laisse-nous encore la joie d'être une planète parmi les étoiles. Laisse-nous y croire. Juste un peu.
Il est si bon de sentir dans ce monde des possibles. Il est si bon de pouvoir réfléchir ou simplement penser. Penser que là au détour d'un coin de rue, d'un coin de table ou même d'un coin-coin, que la flamme sera là.
Si le monde est si beau, c'est juste parce que le mot aimer veut dire quelque chose.
Mon texte lui a pas plu
C'est pas vraiment
des histoires que j'raconte, mais bon celles-là sont tellement fortes que y a
que dans les comédies qu'on les rencontrent. J'avais écrit une lettre à Idéale,
juste après qu'elle soit partie, on savait pas trop pourquoi. Un truc de mec largué
et très frustré. J’lui disais, dans le texte, qu'un mec l'aimait encore qu'il
pouvait pas vivre sans elle et comment que j'vais pas bien quand t'es pas là.
C'était pas trop mon style mais j'me suis dit elle a toujours aimé, alors, là,
tu vas kiffer. J'l'ai balancé en répétant si t'en veux pas, c'est pas grave, je
me la fous au cul, je t'en voudrai pas.




