A frozen second

Louper la bonne seconde dans une histoire de deux secondes

 

dimanche 30 décembre #7395002

Mon flingue

J'engueule, je m'engueule, j'emmerde et faut dire, ça m'emmerde pas. Je me fous de dire que je m'en fous, je finis même par y croire. Croire que tout ça, ça sert à rien. Que finalement je suis méchant et puis alors ? J'en connais pas beaucoup des salauds qui s'en sortent pas.

Ils finissent toujours pas être excitant. Ils construisent rien mais c'est pas mon problème. Je veux justement sentir le fantasme géant de ne vivre pour rien, de vivre juste parce que ça t'emmerde.

J'ai osé faire un film mignon et gentil. Moi je veux des crevures, je veux montrer qu'on est tous plus ou moins des putes et ça pas que avec les gens qu'on aime. Je me plante pas de cible. On vend notre amour contre de la dignité. Faut pas croire. Ca existe plus les gens généreux.

Nos parents nous ont appris à les regarder avec compation, ces gens bien, jamais fatigués de rendre service pour rien. On continue encore de les regarder sans en faire plus. On est tous des connards et le problème c'est qu'on se reproduit plus vite qu'eux.

J'ai un style de vieux réac des années 80 parce que vous aimez bien ça, et parce que j'écoute Renaud. Ca me fait penser à c'te conne. Mais je veux pas entrer dans la lutte des crasses avec toi, parce que ca sert à rien. Je m'en veux pas plus de te traiter comme ça, vu que je me déteste déjà juste complètement.

Je laisserai pas la moitié du monde m'assassiner. Je le fais moi-même. Je veux encore croire que je décide seul de mon sort. Même si c'est faux qu'on fait ce qu'on veut, je m'en fous, ca fait encore rêver les minettes, la liberté. On est architecturé, archi-formaté, en somme archi-looser.

La fin de ce postillon a bien failli être juste un paragraphe de cette chanson. Finalement je la mets en entier, parce que c'est comme ça. Si t'es une femme, une vraie, essaye de tout lire, sinon bin tu loupes tout. J'ai rien inventé moi, j'ai pompé le style et plein de mots. C'est juste que lui, il a la classe quand il veut juste dire "Lachez-moi la grappe, et en passant la porte, allez vous faire enculer."

J' veux qu' mes chansons soient des caresses,
Ou bien des coups d' poings dans la gueule.
A qui qu' ce soit que je m'agresse,
J' veux vous remuer dans vos fauteuils.
Alors écoutez moi un peu,
Les pousse-mégots et les nez-d'bœux,
Les ringards, les folkeux, les journaleux.
D'puis qu'y' a mon nom dans vos journaux,
qu'on voit ma tronche à la télé,
Où j' vends ma soupe empoisonnée,
Vous m'avez un peu trop gonflé.
J' suis pas chanteur pour mes copains,
Et j' peux être teigneux comme un chien.
J' déclare pas, avec Aragon,
Qu' le poète a toujours raison.
La femme est l'avenir des cons,
Et l'homme n'est l'avenir de rien.

Moi, mon av'nir est sur zinc
D'un bistrot des plus cradingues,
Mais bordel, où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?

J' vais pas m' laisser emboucaner
Par les fachos, pas les gauchos,
tous ces pauvr' mecs endoctrinés
Qui foutent ma révolte au tombeau.
Tous ceux qui m' traitent de démago
Dans leur torchons qu' j' lirais jamais :
" Renaud, c'est mort, il est récupéré " ;
Tous ces p'tits bourgeois incurables
Qui parlent pas, qu'écrivent pas, qui bavent,
qui vivront vieux leur vie d' minables,
Ont tous dans la bouche un cadavre.
T't' façon, j' chante pas pour ces blaireaux,
Et j'ai pas dit mon dernier mot.
C'est sûr'ment pas un disque d'or,
Ou un Olympia à moi tout seul,
Qui me feront virer de bord,
Qui me feront fermer ma gueule.

Tant qu'y' aura d' al haine dans mes s'ringues,
Je ne chant'rai que pour les dingues,
Mais bordel, ! Où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?

Y a pas qu' les mômes, dans la rue,
Qui m' collent au cul pour une photo,
Y a même des flics qui me saluent,
Qui veulent que j' signe dans leurs calots.
Moi j' crache dedans, et j' cris bien haut
Qu' le bleu marine me fait gerber,
Qu' j'aime pas l' travail, la justice et l'armée.
C'est pas demain qu'on m' verra marcher
avec les connards qui vont aux urnes,
Choisir celui qui les f'ra crever.
Moi, ces jours là, j' reste dans ma turne.
Rien à foutre de la lutte de crasse,
Tous les systèmes sont dégueulasses !
J' peux pas encaisser les drapeaux,
quoi que le noir soir le plus beau.
La marseillaise, même en reggae,
Ça m'a toujours fait dégueuler.

Les marches militaires, ça m' déglingue
Et votr' République, moi j' la tringle,
Mais bordel ! Où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?

D'puis qu'on m'a tiré mon canif,
Un soir au métro Saint Michel,
J' fous plus les pieds dans une manif
Sans un nunchak' ou un cocktail
A Longwy comme à Saint Lazare,
Plus de slogans face aux flicards,
Mais des fusils, des pavés, des grenades !
Gueuler contre la répression
En défilant " Bastille-Nation "
Quand mes frangins crèvent en prison
Ça donne une bonne conscience aux cons,
Aux nez-d'bœux et aux pousse-mégots
Qui foutent ma révolte au tombeau.

Si un jour j' me r'trouve par terre,
Sûr qu' ça s'ra d' la faute à Baader.
Si j' crève le nez dans le ruisseau,
Sûr qu' ça s'ra d' la faute à Bonnot.

Pour l'instant, ma gueule est sur le zinc
D'un bistrot des plus cradingues,
MAIS FAITES GAFFE !
J'AI MIS LA MAIN SUR MON FLINGUE !

vendredi 28 décembre #7374050

Heureux ou bien saignants, ca dépend du discours.

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Il faut partir. Mes mots me quittent peu à peu. Je n'aime pas ce vague entre deux histoires. Ca y est. Je l'ai digéré, je l'ai même craché. Ici ou ailleurs. Je me gave de raconter la même histoire. On finit toujours par ressembler à celle que l'on a aimé.

La faute n'est plus à mettre sur quelque chose. Ô solitude, tu as toi aussi tenter de me détourner de ce cauchemar d'été. Il a juste fallu le temps. Juste le temps. Je ne vis plus rien. Plus rien pour elle, pour notre histoire, pour ce rêve de bonheur. Nous n'avons fait que le rêver ce bonheur. C'est.

Le mot s'est enfui. Lui-même a honte de décrire ce gâchis. Oh non, je ne regrette pas. Je ne regrette plus. Je disais "c'est fini", avec force, avec la conviction de ceux qui me forçait à ne plus y penser. Je le dis aujourd'hui, dans un souffle, un dernier soupir qui lui est, je crois, adressé.

On sent que je l'ai aimé. Comme j'en aimerai une autre aussi fort. J'espère même l'aimer plus. J'aimerais être fou de quelqu'un. Est-ce cette fille qui m'empèche de me coucher tôt, cette fille dont j'écoute les rires étouffés parce que il ne faut pas. Pour m'avoir, il lui suffirait de jouer un peu, de me refuser, jusqu'à ce que je désespère un peu.

On le sait, on en profite. J'en profite. Car peut-être bientôt il n'existera plus. Parce qu'il y aura quelque chose ou justement il n'y aura rien. Rien. Oui, rien ! "Bien sûr", il n'y a rien. Lui mentir est encore un privilège.

Il faut partir. Mes mots me quittent peu à peu. Ces mots-là ne devait pas ressembler à cela. Et il n'y ressembleront jamais. J'ai encore oublié comment les assembler pour qu'ils soient emplis de cette espoir qui toutefois s'est réveillé en moi.

Aujourd'hui deux courtes phrases ne m'ont pas lâché,
J'aimerais seulement un jour les associer.
Les mots ne sont plus miens,
Le monde, simplement, m'appartient.

Ben W à 21:12
En pyjama
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jeudi 27 décembre #7362283

Arrête d'être optimiste.

Tu te réveille il est 11h03. Tu cherches des clopes. Merde. Tu te souviens. Tu as arrêté de fumer. Mais alors cette odeur sur tes cheveux. Tu te souviens. T'es sorti hier soir. T'as encore fini 4 pintes tout seul. Aujourd'hui c'est le 25. Tu réfléchis. Merde. T'as passé le réveillon dans un bar. Après t'es rentré, et t'as loqué devant ton PC tout neuf.

Tu succombes à la tentation. Ca y est, tu n'aimes plus Noel. Tu sais que c'est provisoire. Tu aimeras à nouveau Noël quand tu aimeras tout court. Tu comprends que ton film ne veut rien dire. Les lutins aux yeux bleus ca n'existe pas. Merde. Tu craques.

Hier, t'as osé te mentir en disant que ca irait mieux demain. Problème. A peine levé, tu te prends tout dans la gueule. Ta solitude, ta future mort, ton inlassable égocentrisme... et surtout... ton mal aux cheveux.

Le pastis n'est pas psy, même si c'est plus drôle. Putain, t'as vraiment mal à la tête. Mais faut faire face. T'as au moins la chance de pas devoir jouer le faux-cul avec le reste de la famille. Tu n'y vas pas. Certes, t'auras pas le pognon, mais il te reste la dignité. La dignité est donc un plaisir de riche. Quoique...

hum...

Tu reçois des textos, des tas. Parce que bien sur, tout le monde y a cru au fait que t'aime Noel. Ca te rend mal à l'aise. Tu ne répondras pas. Dire merci, c'est pas ton truc. C'est plat de dire merci. Et puis tu viens déjà de payer ta dignité, t'as plus la tune pour les textos. Et puis de toutes façons, avec un peu de chance, c'est un envois de groupe, il ne s'appercevront de rien.

Tu espères...

Enfin... A part esperer que ton mal de tronche passe, tu attends quoi ? Tais-toi.

lundi 24 décembre #7340707

Don't say me Merry Christmas.

On s'épuise. La vraie mort de l'homme ne sera pas de bruler dans le soleil incandescent. Ce ne sera pas le manque non plus. Ce sera la fatigue. C'est ainsi.

Ne pleure pas. Oui c'est vrai tu ne pleures pas, mais est-ce une raison pour un jour recommencer à le faire ?

Tu sais, j'aime me dire que je ne suis, je n'ai jamais été vraiment moi-même. Mais la question que je me pose, c'est "Est-ce que finalement j'ai un moi-même ?" Je me cache beaucoup. Je sais que tu les aimes mes histoires, mais j'aimerais qu'une seule fois, rien q'une seule, tu ne me crois pas.

Désabusé, je le suis, mais pas de toi, tu le sais bien. Je le suis de toutes ces pensées politiques... Tu crois qu'un jour, on sera libre ? Non, bien sur, libre c'est impossible. Mais crois-tu qu'on sera égaux ? oui, voilà, égaux. C'est bien ça... l'Egalité.

Ne dis pas qu'elle est conne, il ne faut pas, tu redeviens stupide. Elle fait ce qu'elle veut. Mais j'aimerais juste qu'elle arrête d'en parler quand je vais pas bien. C'est difficile de lui dire non. Je crois qu'elle n'a plus vraiment besoin de moi. Mais malgré tout, si je partais, elle aurait mal.

C'est vrai, toi aussi, tu aurais mal ? C'est gentil, ça. Vraiment très gentil, même.

C'est con mais tout à l'heure je me balladais avec mon paquet sous le bras. Je suis passé par la rue piétonne. Je me suis pris pour Julien. Je sais c'est facile pour moi. J'ai vu plein de trucs que j'aimais pas dans Noël.

Non, il n'y a que très peu de choses que je n'aime pas. Ce sont juste des grosses choses alors forcément on peut y caser beaucoup d'histoires.

Par exemple ? Bin je ne sais pas moi. Bin tiens, j'aime pas les gens faux-cul. Et le problème c'est qu'on est tous faux-cul. Donc j'aime pas beaucoup de monde. Oui, t'as raison ! Moi le premier ! Pour être exact, je ne suis pas faux-cul avec les gens qui font parti du cercle très fermé des gens biens. Enfin pas si fermé que ça. Je suis très naïf.

Avec toi ? Je ne sais pas si je suis faux-cul. On se connait à peine, voyons.

La fourberie ca commence dès l'enfance. Tiens, exemple très simple. Noël. Les enfants sont gentils jusqu'à l'ouverture des cadeaux et après c'est fini. En plus lorsqu'ils ne se sentent plus obligés d'être adorables, ils sont fatigués, ils se sont stressés tout seul. Alors ca crie, ca gueule. Fini les enfants bien coiffés.

Ce sera Paris, ou ce ne sera pas.

jeudi 20 décembre #7303288

L'effet Renaud

Mesdames et messieurs, Thank you for coming, mon exposé portera sur un effet qui, bien que méconnu sous ce nom, est archi usité dans le monde de la pub, et dans le cercle sentimental. Cet effet, c'est l'effet Renaud, ou encore le "buzz" Renaud. Je vois vos grands yeux ébahis. Comme prévu, vous ne connaissez absolument pas ce phénomène et pourtant le mot "buzz" devrait vous mettre sur la piste.

Le nom n'est pas choisi au hasard. Il ne fait pas référence à ce chanteur un peu ringard quand même. Mademoiselle Aphone vous ferez vos remarques plus tard. Non, Monsieur Anarph, je ne suis pas qu'un enculé, et puis là n'est pas le propos. De toute façon, on sait tous ce que vous faîtes de vos soirées. M'étonne pas que vous défendiez ce vieil alcoolique.

Bref, l'effet Renaud n'a pas été donné au hasard non plus. C'est à la révélation de ce procédé, que nous avons décidé de lui donner le prénom du spécimen qui a servi de cobaye. Quoi de mieux qu'une situation pour démontrer l'évidente acidité de ce que nous réserve les rencontres.

Une fille. Prenez n'importe laquelle du moment qu'elle assume ce qu'elle est, qu'elle complexe pas trop et surtout qu'elle révasse un peu en cherchant le prince charmant qu'elle a devant son nez depuis je sais pas combien de temps, qui s'appelle Math... mais elle voit rien, distraite comme elle est ! Prenez-la (par derrière, bien sûr !) pas trop en galère niveau vie sexuelle. Pas de fille en chasse.

Un garçon. Prenez le pas trop mal. Mais pas beau non plus. Histoire que la fille ne flashe pas. Prenez-le "présentable", dirons-nous. Juste ce qu'il faut de conversation pour qu'il ne passe pas pour un gros boulet. Evitez donc les ex pourris qui comprennent pas le second degré.

Une fois ces conditions remplies, laissez-les discuter. Nous ne sommes pas dans un Walt Disney, ou autre niaiserie du genre. Il n'y aura pas de coup de foudre mais il est important que le garçon montre des signes de faiblesse face à la fille. Je peux dire avec certitude que si le casting est bien fait, c'est obligatoire qu'il craque. L'alcool aidant, d'une part, et puis, la fille distraite, elle est quand même vachement belle, belle comme une fée, comme Miss Picardie, une fille de la télé, une Ferrari... Enfin ça n'engage que moi.

Le garçon faiblit donc un peu, mais la fille non. La fille, elle est un peu hautaine. Elle est encore fière de son dernier amour, donc elle trouve tout le monde moche et nul.

L'effet Renaud entre en scène. L'effet Renaud, c'est la rumeur. La rumeur, c'est le plus extraordinaire faiseur d'amour possible. Il suffit de glisser un "Renaud, il a un peu craqué quand même." Relayez ce message par une fille qui connait bien cet enculé de Renaud. Et là c'est parti.

La fille va d'abord nier. Puis au bout de seulement quelques répétitions subtiles du message, elle va se mettre à y penser tout simplement. Ce qui produit un effet de buzz. Vous savez, ce mouvement publicitaire, qui marche par le bouche à oreille. Alors qu'elle n'avait aucune envie de consommer du Renaud, elle en a juste entendu assez parlé avec un peu d'insistance, pour s'y intéresser.

Il suffit de si peu pour renverser la balance et mettre la fille sous pression. Il suffit de créer une effervescence autour de deux individus pour que quelque chose en ressorte. Un peu comme dans Amélie Poulain. La machine humaine n'est alors plus amusante, ni même interessante. Elle est un peu incompréhensible et rasoire.

Des filles, je m'en suis fait piquer des tas juste sous le nez, par ce phénomène. Alors maintenant, j'ai décidé qu'au lieu de me mordre les couilles de défaite, je coupe celle des autres.

N'empèche, j'aimerais bien être le Renaud de quelqu'un.

dimanche 16 décembre #7258220

Les joyeux Noel


Les Joyeux Noel
envoyé par FlipFlap_Prod

Le scénario a muri pendant 2 ans. Muri jusqu'au jour de la diffusion qui a connu, chose hallucinante, des modifications certes infimes, mais modifications quand même. A la base, c'était un film où y avait juste un mec qui déblaterait sur Noel, mais au final, ça a donné, je crois, une fresque, sur ce qu'on pu être les noël de mon enfance, et même de nos enfances, quand j'y pense.

Je ne sais pas si c'est prétentieux de présenter un film comme ça. Je sais bien qu'il n'est pas excellent, et chaque fois que je le vois, même dans une qualité un peu meilleure, je me mords les couilles des erreurs faîtes dans le scénario, au tournage et dans le montage.

Malgré tout, malgré les critiques que j'ai reçues, malgré les remarques qui même gentilles, blessent tout de même, malgré le sentiment d'inachevé, ce film, je l'aime bien. Je l'aime, d'une fierté naïve.


Bonne séance et joyeux noël.

Ben W à 21:04
Lumière
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samedi 15 décembre #7241859

Ce soir 21h...

Les_joyeux_noel_affiche_copy

Ben W à 13:25
Lumière
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mardi 11 décembre #7194723

Je voudrais que tu viennes.

Je vois les gens heureux défiler devant les fenetres de mon ordinateur. J'essaye même pas de regarder dans la vraie vie, ce serait pire. Je fais une pause. J'aimerais te dire des choses. Mais... j'ai peur que tu ne les entendent pas. Alors je l'é-cris. Je parle souvent de toi, je te décris, je te paufine, là dans ma tête, juste en dessous de mes cheveux d'artiste raté. Toi, ma prochaine et surement ma dernière, je n'en peux plus. Laisse-moi un jour te parler de moi.

Quoi, tu veux? Oui j'ai 5 minutes... mais... je n'ai pas... d'accord, mais s'il te plait arrête de sourire, c'est trop difficile. Mes mots ne rivaliseront jamais avec ta beauté car aussi infime soit-elle, elle supplentera toutes mes simples figures de style, je me sentirai minable, et comme toujours, je me réfugierai derrière les grandes phrases, ces grandes phrase en ton honneur, mon amour.

J'ai mal. Cela me manque de te connaître. Cela me manque d'être sur de toi, de ton existence. Cela me manque de t'aimer. Je souffre aujourd'hui d'incertitude. Des échecs, j'en ai connus, et je ne regrette pas de les avoir rencontrées. Elles étaient si belles, si impressionnantes. Mais par rapport à toi. Comment ont-elles pu, ne serait-ce que compté ?

Je ne sais pas où je vais car je ne sais pas ce que je veux. Je n'aime plus le réconfort de ces brunes vaporeuses et de cette blonde de Tati. Le réalisateur, pas les magasins rose et bleu à Barbès...

Non ! Je t'en supplies. Ne souris pas. J'ai mal de ne pas pouvoir te caresser la joue et embrasser une à une les phalanges de tes mains.

Tu n'es pas réelle, ma boite de douze. Tu peux tout te permettre. J'envie cette énergie de liberté. J'aimerais tant. Je reste bloqué, là, avec mes études de merde, mes cigarettes de merde, et mon corps de moi.

Tu vois, ce soir, une des filles que j'avais le plus aimée, m'a dit qu'elle ne m'avait jamais imaginé comme un mec potentiel et ce, même au moment où c'était le plus ambiguë. Alors si aujourd'hui ca n'a pas d'importance dans nos rapports, j'ai pourtant du mal à encaisser.

C'est de ce genre d'erreurs que je ne veux plus. Ce n'était pas elle, l'erreur. C'était moi qui en vivait une, d'erreur. C'est ainsi. Je ne regrette rien. Jamais. Il ne faut pas. Mais même si se brûler d'amour est de mon âge, je ne le peux plus. Je suis une loque sentimentale. Elles ont une à une détruit ces folies en qui je croyais dur comme pâte à sel. J'ai l'impression qu'il ne me reste plus que des banalités sentimentales. Je meurs à petit feu.

Comme dans la chanson, je dors plus la nuit, je fais des voyages sur des bateaux qui font naufrage. Seulement moi, le coup de soleil, le coup de je t'aime, je l'ai pas. C'est un peu comme si j'avais acheté une crème solaire, indice 237.Si bien que même les jours de beau temps, dans une école d'infirmière, je sens plus rien.

S'il te plait, viens. Je n'ose pas te dire "vite". Mais tu sais ce que j'en pense. Viens là. Laisse-moi poser ta main sur ton ventre. Cela te fait des chatouilles. Oui tu peux sourire maintenant. Ma main est froide, je sais. Ce n'est rien, c'est mon coeur. Il faut juste qu'il se remette à battre.

lundi 10 décembre #7185208

Avant

Paris n'est pas si loin, en fait. Il n'est qu'à 23 euros. En oubliant le système de zone bleue et blanche auxquelles j'ai pas tout compris, Belfort semble tout de même plus loin. 35.  Peu importe, c'est pas moi qui paye.

Cela va me faire bizarre de revoir Flamby, avec sa frange, son slim et ses cigarettes. On a passé une demi-heure au téléphone, à balancer des banalités pour se convaincre que de toutes façons, on est trop vieux et que l'amour ca dure pas. ... Fin, je résume un peu. Un peu trop. Elle est amoureuse.

Elle m'a refait penser à cette chanson de Bénabar, "Porcelaine". C'est un peu égoïste, mais c'est surtout la phrase "Y a eu moi aussi mais c'est pas pareil." Bref. Sourire.

J'ai jouré gros avec Lyonnaise cette semaine. Opportunité inespérée, attaque de grande classe. Quand on aura des enfants, je l'imagine déjà raconté à Marie-Thérèse, notre plus grande, comment elle est tombée sous le charme. "Bin tu vois, j'étais en déplacement à Grenoble, et ton père, il a..." Je raconte ? Je raconte pas ? Je laisse le suspense. Je suis sadique.

J'ai hâte de voir le film d'Olivier. Oui, Mesdemoiselles, Oliv fait des films. Une autre qualité qu'il a, est de partir en Australie pour un mois dans 2 jours. C'est quand même une qualité vachement importante de partir en Australie. Concernant ses films, ce sont des films "personnels" comme il dit. Personnel, traduit en langage normal, ca veut dire que... Non je vais pas être méchant. Je pourris certes, mais ca doit être la frustration remontante des mecs qui font des films juste sympa.... ! Sourire.

Le prochain ne sera pas sympa. Il sera personnel, aussi. Chez moi, personnel, ca veut dire tordu. Je sais pas trop quoi en penser. La scène finale, je viens de la finir, là, dans le train. Il ne me reste plus qu'à écrire tout le reste. Mes pseudo-dialogues et mes phrases kitches sur le romantisme, vont peut-être enfin servir à quelque chose.

Ah et pis, je n'ai pas pensé à Idéale aujour... et merde...

vendredi 07 décembre #7159248

Paris - Cédric Klapisch


Paris bande annonce
envoyé par caro8049

Ben W à 23:08
Lumière
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