Paraître

Louper la bonne seconde dans une histoire de deux secondes

29 juin 2009

Je n'ai pas d'histoire..

 



Ce qui va bouge, ne s'arrête pas. Rien ne s'y accroche, à part quelques sourires. Même pas les mots. Le bonheur est si fragile qu'il ne supporterait pas la lourdeur d'une syntaxe incomprise. Alors poser des mots sur ce qui ne va pas. S'enfoncer et s'enivrer un peu plus du désarroi. Je ne veux pas finir seul. Malgré les principes et le rejet de l'autre, je n'aime pas. C'est difficile de voir les autres heureux. C'est difficile de ne pas croire à leur univers parfait. On veut partir, se forcer à croire que l'herbe est verte quelque part et on finit par voir que le problème c'est soi-même. L'esthétique ne peut plus omettre les tentatives avec autant d'échecs. J'ai tenté de partager, d'être moi-même. Etre vrai sociabilise, parait-il. J'ai partagé le gout amer que j'ai dans la bouche. Mais. C'est difficile de ne pas vouloir seul et de s'y résoudre.

Tu n'es pas seul. On est là, nous. Elles sont là, elles. Je suis là, moi, non ?

Oui, mais pour combien de temps ? Tu repartiras comme tu es déjà partie des tonnes de fois. Tu repartiras lorsque tu auras à nouveau suffisamment de force pour me refuser. Tu crois peut-être en ce moment tenir quelque chose. Une force ou autre, un amour si particulier qu'il ne s'arrêtera jamais. Mais la croyance est éphémère et Da Silva est un chanteur de conte de fée. Car tout change vraiment après l'amour.

Alors viens. Viens me voir pendant que je suis là. J'ai cru lire des rires dans tes paroles quand on discute. Profite de ce que l'on vit maintenant et n'attend pas demain pour regretter de m'avoir dit "Je t'aime".

Je n'ai plus envie de venir. Venir ne serait que souffrir à un terrain que je connais. Une herbe déjà souillé de larmes, de tension et d'idées enfantines. On ne pourra jamais avancé ensemble. Car ce serait grandir et le nous que nous avons construit ne peut être plus qu'un refuge de gamins sous la pluie. Un trou derrière un carreau de salle de bain où nous avons enfermé les chaussettes dans la neige, les rendez-vous rêves et nos envies de Paris. Une boite spirituelle que tu rouvres lorsque tu veux pleurer au téléphone. Venir ne serait pas s'échapper, et moi, c'est la fuite qui me va maintenant.

La tristesse s'infiltre dans tous mes actes. Tout d'abord des actes malsains, bien sûr. Je suis resté bloqué dans de la pornographie cryptée, juste pour ajouter au sexe un peu de mystère. Soupçonner les manières de la fille raturée pour juste invoquer un peu d'imagination dans son rapport à l'autre. Dans son rapport à moi. De la tristesse malsaine, oui, mais il y a aussi des actes de tristesse romantique. Evidemment. On aime tous resté dans les clichés et les femmes fantasment sur ces hommes meurtris qui gardent un espoir en forme de larme à l'oeil, en écoutant Yann Tiersen avant de s'endormir. Seulement la solitude irrite et les fantasmes finissent toujours par s'éroder.

Si jamais un jour, j'ai été celui que je voulais, désormais, je suis un fantasme qui disparait. J'ai dit un jour "Efface les mais au début des phrases." Je n'ai plus personne à qui le promettre. Je ne sais même pas si j'en encore envie.

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24 juin 2009

J'ai failli mettre notre conversation, Julie..

 



ou (je sais pas laquelle choisir...)

 

Se prendre des claques, c'est utile. Sentir la solitude, c'est bon pour savoir qui l'on est. Avoir des regrets, c'est nécessaire. Mais être malheureux...? Jusqu'où s'arrête la nécessité?

Je suis prétentieux, je fais très attention à moi, ça on le savait et même j'en suis désolé. Mais l'esprit méchant, le remord de n'aimer rien, l'absence de sourire au coin des yeux, tout ça, le reste, le bonheur, je l'avais omis. Et il a fallu cette conversation MSN. On sous-estime les dialogues internetiques. Cette fille du loin, de l'avant, de la clique de la différence, qui me dit, qui me rappelle qu'un jour, on a été heureux. Je l'aimais, elle non. On était heureux. Frustration, malaise, oui, mais heureux.

Au diable tous mes amours de l'instant. Pourquoi ? Pourquoi je force mon écriture pour lui plaire ? Pourquoi même je lui demande. Si ça lui plait, elle rigole. Si ça lui plait pas, elle rigole. J'étais mieux quand j'écrivais pour moi et que Flamby ne lisait pas. Tout part et je me dois de choper la patte arrière gauche du lion avant qu'il ne s'évade.

J'ai qu'à prendre un chien comme tout le monde qui m'entoure. Un setter anglais ou un cocker "avec des taches blanches», peu importe c'est pour m'échapper de ce qui me manque. La douceur sous ma main et l'amour dans les yeux.

Le Roi Lion, j'ai osé. C'est beau et ça résonne. Un écho avec ce que je ressens. Il y avait tout, les sourires, les rêves de gamins, les chaussettes dans la neige, le Louvres après 18h. Après ça ? J'ai succombé aux chattes des autres. Le déclic ? Célia. Un bonheur, puis une déchéance. Au final, je l'aime et la déteste. It means I still love you. Mais chut. L'important est dans la suite.

J'ai appris des choses. Des choses qui m'ont déçu, qui m'ont changé. En superficie, j'espère. En tout cas, je suis maintenant plus House que Aladdin. Où il est passé le temps entre là et avant ? Quelle est cette salope qui a rogné un à un les liens qui me tissaient au sourire ? C'est une fille, je me connais. Qui dois-je maudire ?

Tu veux maudire, que dis-je, tu dois maudire. Mais as-tu pensé à l'autre solution ? L'autre solution qui dit que tu es seul responsable de ton gâchis. La solution qui dit que tu es seul, oui, mais que tu as les cartes en mains. Sors un joker et tu redeviendras ce que tu veux. Aldebert, les carottes, les joues de hamster et après la suite t'appartient. Bordel, quel est la distance entre juste aimer le sourire et le vénérer ? Peux-tu la franchir ?

Oui.
Et Mufasa dit à Simba : "N'oublie pas qui tu es."
A chialer, ce film.

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16 juin 2009

Des fois, en relisant, tu te rends compte de ton manque de cohérence.

 



Tout LAmour Album Version - Si Tu Vas A Rio - Dario Moreno

Alors oui, tu n'as qu'à plus m'appeler. Comme tu veux. Je te l'ai dit, je t'aime mais je n'ai pas besoin de toi. J'adore ton rire mais je n'en veux pas plus. Tu m'appelles et je ne réponds pas. Tu n'aimes pas ça et j'aime te taquiner. Je crois que nous serions amant, amoureux, un couple, un truc, si tout était différent. Surtout le lieu. Grenoble-Bordeaux c'est pas viable, c'est logistique et parfois la logistique c'est chiant.

Fais ta boudeuse, ne t'en prive pas. Oui, je suis allé voir la mer. Non, ce n'était pas un coup de tête. Oui, c'était prévu. Et non, je ne te l'ai pas dit. Tu ne l'as pas demandé. T'es comme tout le monde, tu demandes jamais rien.

The sex has made me stupid. Toutes celles qui rentrent dans le maillot de bain en taille 1, ça ne m'énerve pas, ça me frustre. Je suis qu'un pauvre et sensible romantique, moi. J'ai le cœur qui fait mal quand c'est trop violent. Et là des seins nus sur la plage, c'est trop. J'ai mal, je tombe. La tête dans le sable, le sourire au coin des lèvres.

Il faudra plus que des musiques qui sentent l'huile d'olive Puget, des Girls just want to have fun sur des scooters et lécher ma sueur dans le creux de mon cou pour le bonheur universel. Alors rebroussons nos manches et fuyons. J'ai gouté à l'aventure, tu sais, et, en fait, c'était bon.

Je n'ai donc plus qu'un seul mot à la bouche. 2 points, ouvrez les guillaumecamets. "Ya"

Yayayayayaya...

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12 juin 2009

Psychologie.

 



Peut-on être amoureux ou tout du moins aimé, sans avoir besoin de la personne ?

Vous avez 4 heures le temps que vous voulez.

Ben W à 01:21 - Commentaires [3] - Permalien [#]

11 juin 2009

J'ai aimé sourire avec toi..

 



J'emmerde les débuts. Je les emmerde comme j'emmerde à peu près tout. Tout ce qui est chiant, rasoir, normal, humain. Parce qu'elle est là l'erreur. C'est qu'on est tous que des Hommes et qu'en plus on ose dire qu'être humain, c'est être bon... Bref, chacun ses rêves, la terre, l'atmosphère, la liberté, les trucs cool et les crêpes ne survivront pas à l'humanité.

Je suis un peu dur. Ce matin, je me suis réveillé, me rendant compte du pitoyable de la situation, de mes yeux d'un noir vif et intense, ces yeux qui refusent de voir du beau juste parce que ma bite n'a pas ce qu'elle veut. Ma bite, mon coeur, on est plus à une anatomie près. C'est si humain tout ça. C'est si humain, les sentiments, les émotions, ce genre de conneries qui t'abîment à jamais et qui te font croire que rien ne sera jamais plus comme avant.

Ce matin, je me suis réveillé, me rendant compte que ça pourrait être pire, tu sais. Je pourrais être ce docteur House sans talent qui s'essaye à jouer au Ben W. prétentieux, imbu de lui même et qui se lamentent sur, oh mon dieu, la si délicieuse Brunette qui est partie et qu'il comprend pas pourquoi, ce genre de mec qu'a tout pour lui évidemment, qui fait rêver les filles mais c'est pas de sa faute, il est si exceptionnel. Ce genre de mec qui confond crétins, communistes et bien d'autres notions comme la liberté, la vie et toutes les banalités qu'il raconte. Ce genre de mec qui est à hurler de rire finalement, mais pas dans le sens irrésistible du terme. Ce genre qui, en un mot, a la classe. Ouais. La classe internationale, voire même la classe américaine.

Ce matin, je me suis réveillé, me rendant compte que quitte à être coincé dans ce corps de terrestre frustré, être bouffé par l'angoisse du lendemain et de façon globale être précoce de la déduction, autant en profiter, autant en bouffer des émotions. Autant se dire que la place que l'on veut, on peut la prendre aux cons. Que si j'ai envie de crêpes, j'ai juste à l'appeler et on ira boire une bière ou des jus d'orange à la place, mais c'est pas grave, j'ai aimé sourire avec toi. Y a-t-il quelque chose de plus important ?

Alors oui, peut-être que j'ai un peu le corps qui part en couille et la solitude qui s'accroche au milieu de ces ingénieux ingénieurs. Oui, peut-être que je continuerai de détester ce que le commun du français moyen et certains médecins sont capable de faire. Mais rien ne m'empèchera plus de le faire avec le sourire.

Désormais je serai Ben W. toujours connard, oui, mais souriant.
Et mécréant aussi, parait-il... "lol".

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06 juin 2009

Point.

 



La liberté ne vaut rien si l'on n'a personne de qui se libérer.
Et moi, tu vois, si l'amour c'est un sommeil génial, je baille sans dormir.
Pas besoin d'expliquer plus pour dire qu'il faut que ça change.
Temps de résolution. C'est Nouvel An en juin. Je veux pas attendre les fêtes pour avoir mon cadeau. Juste un baiser pour Noël. Dépèche-toi, mon amour, je ne dors plus en attendant le Père Noël. Comme un gosse, je fatigue tout le monde et je vais faire une grosse colère. Laisse-toi aller, juste un baiser, et je te ferai un sourire.
Peu importe si c'est aussi court que ce texte, l'important, c'est d'y prendre du plaisir.

Ben W à 20:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 juin 2009

La nuit, je plonge.

 



On oublie tout et on l'oublie vite. Même l'important finit toujours par se diluer. Ca marche comme ça. Et je ne me prends pas pour le modèle du reste. On est tous pareil. Il y a une date de péremption sur la pensée profonde.

Elle a raison. Sans le savoir, elle avait raison. Il suffisait juste de pousser la réflexion et d'atteindre cette question que je n'ose pas aborder par pudeur ou même par orgueil. Jusqu'au peut-on aller par amour ? Moi, nulle part et je semble compter rester là. Je ne veux pas me réfugier derrière la façade facile des abîmés, parce que oui, quand même, j'étais heureux. Assume ton passé, mais ne le recherche jamais... mais c'est si doux, tu vois. Si facile. Si enivrant, parfois. La nuit, je plonge souvent dans les vapeurs de la joie d'un été 2006. Je ressuscite même la douleur de la suite. Parce qu'elles étaient les folies romantiques et pathétiques qu'on devrait tous avoir un jour pour se dire que le moi n'existe pas mais que seul le nous devait subsister.

Je ne suis plus ouvert à rien. Juste à des idées d'ordre général, à des occasions à voir le monde différemment. Rien de sentimentale. Comme encore amoureux d'une perfection inventée pour donner un prétexte à une relation sexuelle prolongée. Lorsque t'idolâtre, c'est pour la vie, et cela, caresser des fesses nouvelles n'y changera rien.

J'ai dans les bottes des montagnes de questions où subsistent encore leurs égos, où subsistent encore leurs échos, disait l'autre. Je suis aussi un dynamiteur d'aqueduc, le talent en moins. Oui, je suis comme lui, la nuit je plonge. La vie dans cette boite crânienne ne me suffit pas. On croit un jour avoir l'esprit ouvert, supérieur, et on se retrouve bloqué par les pièges que l'on avait tendus aux autres. Donnez-moi un autre esprit, je vous en prie. Je n'ai pas besoin de toutes les fonctions. Incorporez juste un Carpe Diem fragile et factice. Je n'aurai plus le pouvoir de le juger et de le détester. Je veux avoir 15 ans comme tout le monde.

On oublie tout et on l'oublie vite. Je partirai de ta tête comme j'y suis venu. Peut-être avec fracas, peut-être avec naturel. Tout dépend de ce que tu entends par m'avoir aimé plus que ce que je ne le mérite. Tu m'oublieras peut-être dans les plus chaleureuses larmes que tu as connues, ou dans la plus grande sérénité. Si seulement tu pouvais pleurer. Je saurai alors que moi non plus, je ne sombre pas sans raison. Que tout cela a été réel. Je n'ai pas envie d'avoir rêvé le bonheur.

Ben W à 00:43 - Commentaires [3] - Permalien [#]

28 mai 2009

Des images, juste des images..

 



Vous Avez LHeure Album Version - Louise Attaque - Louise Attaque

Elle me dit. Oui parce qu'elles disent toujours beaucoup de choses et que des fois, j'écoute. Elle me dit que je me suis encore fait avoir, qu'elle se méfie, que l'autre là elle fait exprès, que ce sera toujours comme ça, que je le sais, que si tu me fuis, je te suis et inversement. Et moi je veux pas répondre parce que oui, je le sais, que c'est une salope pleine de promesses et que c'est même elle qui le dit. Oui, je le sais, qu'elles sont toutes des salopes pleines de promesses faîtes en elle, des promesses qui se défont le lendemain matin, à l'heure où elles se réveillent, elles et leur bêtise profonde. Mais si ses promesses à elle, je les crois, c'est peut-être que des fois, j'ai besoin de me faire avoir parce que moi j'en fais plein des promesses que je ne tiens pas. L'inconscient me punit et alors ? Mon cœur est maso, mais je crois qu'on se comprend bien.

Elle me dit. Oui, parce que je parle à plusieurs filles et que des fois, je les écoute. Elle me dit qu'il faut que j'arrête de penser que tout le monde est con et stupide, qu'il y a des fois des gens gentils, elle veut dire, vraiment gentils. Des gens pas bêtes. Elle dit qu'elle me déteste parce que j'ose critiquer son syndrome de Stockholm amoureux, que je comprends rien et que je connais rien. Moi, je réponds juste que c'est faux et qu'elle en est la preuve vivante. Que si les gens méritent pas ma confiance, c'est qu'ils ne savent pas la prendre. Il y a des gens bien, c'est sur, et je les respecte, mais la plupart finissent par bêtir (bêtir c'est comme vieillir mais sans devenir vieux) et ils déçoivent, ils trahissent toujours. Par lâcheté, par ignorance, par superficialité, peu importe la raison, je n'ai plus la patience de pardonner deux fois la bêtise. Je ne les ignore pas, je ne les idéalise plus.

Elle me dit. Oui parce qu'elle cherche toujours à ce qu'on se retrouve un jour ou l'autre, alors elle me parle pour pas qu'on se quitte vraiment et des fois, bin je l'écoute plus, parce qu'elle me saoule. Elle me dit des tas de choses sur ce qu'on a été et sur ce que je suis devenu. Elle espère que je sois pas mort. Elle a des fantasmes de banquette arrière sur des routes sans avenir, sur des routes entre Belfort, Paris, Lille, Perpignan et même l'autre jour Grenoble. Le problème, c'est que moi, j'ai plus envie de faire de l'auto stop, et je veux plus m'arrêter quand je conduis. Je trace et advienne que pourra. Envoie du lourd tout de suite ou repasse plus tard, on t'appellera pas. Comme elle veut pas me choquer, elle veut pas se jeter sous mes roues. On a rien sans souffrir parait-il, c'est le moment d'y croire. Je suis mort depuis à peu près 2 ans. Mais ça, tout le monde le sait, et s'y complait, sauf moi. Je fonctionne avec des images. Il y a l'image de celle de two years ago, la méchante, l'espiègle, la menteuse. Le symbole ultime de la perversion du "Je t'aime" débile. Et il y a l'image de celle d'hier. Juste une image d'une perfection parfaite, qui sait jouer, qui sait aimer, qui trahit mais qui a des raisons. Symbole ultime, elle aussi, d'un amour logique, implacable, d'une évidence. Je sais qu'elles ne sont pas que ça, ou qu'elles ne sont pas tout ça. Mais je le répète, si jamais on veut enfin entendre de l'autre côté de mes mensonges, c'est des images. Des images pour espérer, pour caricaturer l'esthétique idéale. Et on va pas me juger, puisqu'on est tous une image pour quelqu'un. Si tu ressembles pas à un souvenir, on t'identifie pas, tu peux pas t'insérer. J'ai l'image d'un connard et je m'y fais très bien, on attend rien de moi. Alors merde, me faites pas chier avec mes images complètement fausses. J'en ai besoin pour survivre. Sinon il resterait quoi ? La solitude et mes idées sombres sur l'ignorance des imbéciles que je croise. Génial.

Je me dis. Oui, parce que je me parle souvent, qu'on est assez nombreux pour débattre et que des fois, je ne peux pas ne pas m'écouter. Je me dis comme vous, que tout ce que je raconte, c'est débile, c'est plus un appel à l'aide pitoyable que de vraies intransigeances. Je me dis que je suis comme tout le monde, j'attends juste qu'on me prenne par la main et que tu me dises que tout ira bien, que t'es la dernière que j'attendais, que tout est fini, que les pleures, les cris, les crises, en un mot, l'inintéressant, c'est fait pour avant, pour ceux que t'attendais pas. J'attends juste que tu me dises "T'as de la chance, t'as enfin trouvé celle qu'il te faut."

Je me dis que je suis comme tout le monde. Je suis juste libre d'attendre.

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27 mai 2009

Peine perdue.

 



Autumn - These Streets - Paolo Nutini

J'ai pleuré. Et tu ne le sauras pas. J'ai pleuré comme je pleure souvent. Je ne bois pas assez d'eau pour que des larmes se forment mais je pleure, je le sais. Mes yeux s'enflamment, ça fait mal et j'aimerais que ce soit réel.

Il me faudrait des mots. Des vrais mots. Peut-être des nouveaux. J'ai annulé mon rencard quand tu es partie. Je suis bon pour les prétextes. La tristesse est une chose si facile à dissimuler. Tu sais, il y a peu, j'ai été heureux. J'ai conduit. J'ai conduit comme jamais je n'avais été heureux. Je voulais aller au bout du monde. L'essence était trop chère mais je m'imaginais voir "Buenos Aires - 10 km" du coin de l'œil. Je suis stupide, n'est-ce pas ? Je suis stupide comme ce que j'ai relu de lui. Deux blogs qui s'adressent à toi, c'est un de trop. Voire deux. Je le relis en me disant que c'est triste une peine perdue. Et moi, j'ai pas envie d'être une peine perdue pour toi. Je préfère m'inventer cette ambiguïté plutôt que te perdre à jamais.

J'ai osé tout à l'heure. J'ai osé te dire que je ne voulais rien mettre au dessus de l'évidence. J'ai détourné les yeux pour ne pas te voir t'envoler. Les aveugles restent amoureux, et je préfère ça au vide. J'ai osé tout à l'heure et je n'étais pas en train de finir cette bouteille de vin pas assez entamée. Je n'ai pas l'indécence de boire dans ton verre, j'ai encore trop peur des clichés mais la réalité est là. Je m'attache aux choses qu'elles m'ont laissées comme si je pouvais y retrouver un peu du bonheur qu'elles ont su faire exister.

Une affiche d'Amélie Poulain, un livre de Boris Vian, une boite de Cap ou pas Cap, Moi, toi et tous les autres. J'ai même retrouvé un bas, l'autre jour. Quand tu vois que ce qu'il reste de tout ça, c'est un lit une place, où j'ai toujours trop de place, t'as envie boire de l'eau pour enfin sentir des vraies larmes.

Je suis une peine perdue, je crois. J'ai entendu une connerie tout à l'heure lorsque mon ex plan cul m'a dit que je trouverai bien un jour quelqu'un. Il n'y a aucune certitude dans ce fait et je déteste ce genre de phrase sans certitude. Tu sais, j'admire ce père parce qu'il ne finit pas seul, parce qu'il a eu le courage de créer quelque chose de beau. Il parait que ça ne doit pas être dur, que ça se fait tout seul lorsque l'on trouve la bonne personne. La bonne personne... ouais surement.

La bonne personne ne te fait pas sentir peine perdue. Faut-il se contenter de la facilité des filles inintéressantes qui, elles, me placent toujours là où je ne devrais pas être ? J'ai honte. Terriblement honte, mais tu ne le sauras plus. Non, tu ne le sauras plus.

Ben W à 23:39 - Commentaires [3] - Permalien [#]

19 mai 2009

Une voix et un texte stupide mais que je voulais quand même publié... Va comprendre la débilité humaine.

 




T'as voulu que j'écrive alors j'écris.
T'as dit "c'est important que t'écrive."
Et je t'ai demandé "Pourquoi c'est important ?"
Tu m'as dit que "je sais pas. C'est peut-être un souvenir mais je sais qu'avant tu me faisais sourire quand t'écrivais et que je te lisais." Mais que "j'avais pas que du sourire, tu vois." Que "des fois, tu m'as fait pleurer. Mais c'était pas des vraies larmes." T'as eu un peu honte mais t'as dit que "je préférais me dire que ces larmes, c'était un peu des poudres d'étoiles", que "c'était con, et c'était que de la poudre aux yeux, oui, mais" je sais "cette histoire du sourire aux lèvres et de tête dans les étoiles, ça m'avait tellement touchée."

J'ai trouvé ça beau, touchant. Je savais pas quoi dire, alors j'ai changé de sujet et j'ai répondu que quand même "je suis pas juste des mots... quand même." enfin que "j'aspire pas qu'à ça."
Et là, t'as souris "bin ouais, là t'es une voix aussi. Et une voix, c'est naze. En tout cas, la tienne, elle est naze."

T'as voulu que j'écrive alors j'écris. Mais crois pas que j'ai pas envie de te dire "va te faire foutre." après une si basse et si mesquine attaque sur ma sublime, chaleureuse et intelligible voix. Le problème, c'est que j'y arrive pas. Je suis en manque de mots pour dire "je t'emmerde." juste parce que ce que t'as balancé, c'était beau. Certes carrément stupide, mais beau.

Il est là, le drame, un drame qui fait mal. La nostalgie de la bêtise, elle frappe et elle achève en un seul coup.
On était stupide, avant, hein ? D'un puéril à tout épreuve. J'ai d'ailleurs peur des fois d'ouvrir nos mails.
On n'est pas forcément moins con, mais maintenant on sait que cette bêtise ouverte, qu'est-ce qu'elle était belle. Elle était fraiche. Elle nous époumonait à nous en faire du bien. Cette quête de la fraicheur, du nouveau, de l'incroyable, je sais d'où elle vient maintenant. Elle vient de toi. J'ai pas envie de te dire merci parce que c'est un mot qu'on dit quand on n'a rien en échange, et moi, même si ma voix est nasillarde, je sais qu'on s'échangeait bien plus que de la politesse.

Il y avait cette longueur d'onde, ce truc intense, que finalement tu ne dois pas ressentir beaucoup de fois dans ta durabilité. Il y avait cette version de soi-même qu'on avait pareil à un instant précis, cette version de soi-même qu'on arrive à retrouver dès que nos numéros s'affichent et qui me fait dire qu'elle est unique, précise, intemporelle.

Je t'aime encore, je crois. Peu importe que ce ne soit qu'un souvenir, t'es aujourd'hui comme j'ai envie que tu sois et sans même que je le veuille vraiment. T'es le sentiment improbable et constructif que je n'attendais plus.

Je pourrais te dire plein de truc mielleux. Je pourrais te dire "allez viens, on va à la plage, on va se prendre des coups de soleil, des coups d'amour, des coups de je t'aime." Je pourrais te dire que "j'ai été ensorcelé dans ma tête, dans mon corps, la bohémienne m'avait jeté un sort." et que "si tu veux de moi, je reviens vers toooiii."

Je pourrais te dire t'es comme la dernière clope du dernier paquet. Que t'es super bonne, mais que t'es si triste quand vient la fin. Je pourrais continuer mes images romantiques de merde, tu vois, je pourrais, oui, mais je pense que t'as compris.

Nous deux, ce n'est plus possible. Je suis épuisé, et les mots qui te faisaient pleurer aussi. Si j'arrive encore à te faire sourire, je serai le plus heureux des crétins sur qui tu poses même juste qu'un regard de dédain. Je ne suis celui que tu as connu que lorsque tu utilises la rhétorique sur moi. Dans la vraie vie, celle où tu n'aurais pas besoin de mes mots, pour te sentir nous appartenir, tu me détesterais.

Tu ne mérites pas un souvenir. Même un souvenir qui t'aime encore.

Ben W à 23:50 - Commentaires [2] - Permalien [#]



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