08 mai 2008
The game you play
Allez, venez, on fait un article vendeur. Un article brassant plein d'idées communes et qui, bien sur, s'adresse a vous, cher lecteur. Pas même besoin de faire de belles phrases. Juste quelque chose qui pourrait se résumer par "Vous voyez, les hommes sont tous des cons car pierre qui roule n'amasse pas mousse." Vous voyez ?
Pourquoi je dis ça? Voila bientôt 4 ans que je suis a la recherche du texte parfait. Une ambition bien utopique, je sais, mais c'est un truc qui fait parti de moi. (En plus je suis communiste donc bon, c'est pas ça qui va m'arrêter.)
La recherche de la perfection, elle fait partie de nous tous. (Je dis "nous tous" parce qu'un article vendeur se veut généraliste.) Nous sommes des adeptes du "Oui, mais." car il est certain que tout peut être encore mieux.
On profite pas... et alors ? Les images dans nos tètes sont bien plus belles que celles dans tes yeux. Un peu d'orgueil, bordel ! Arrêtons de succomber a la dictature du "Profite", du "Carpe Diem" et autre "Flower Power Attitude". On est complexe et on t'emmerde.
D'ici, depuis ma prison du langage, j'ai le temps de faire le point sur ce que je veux. Et c'est vrai que j'avais l'opportunité de juste profiter et de rapporter des souvenirs plein les yeux. Je le fais. Forcement. Mais je ne peux pas me limiter a ça. L'écriture ne se mélange pas bien chez moi avec la simple description. C'est bien sur le début a tout. Mais je veux créer. Impressionner les yeux des autres et pas juste égoïstement les miens.
Oui, voila, ce que je veux. faire briller tes yeux a toi. A toi, le lecteur. Et ce jour-la, oui, les miens feront de même.
Je n'atteindrai sûrement jamais cette perfection mais a ceux qui ne me comprennent pas quand je ne fais pas que profiter et a ceux qui disent aussi que la complexe perfection n'existe pas, je dirai juste qu'il suffit de l'inventer.
Enfin, j'espère.
07 mai 2008
Evidemment.
Il est 4h tout pile. J'ai exactement 3h30 pour dormir. Un peu plus si je flemmarde au lit. N'en est pas moins que je glande là devant l'ordinateur à écrire des choses sans sens, enfin des choses qui pensent à toi... Des choses sans sens. Bien sûr ce matin aucun message de ta part. pas même l'ombre d'une pensée. Alors au lieu d'un article issue de ma dorénavant connue, puérile colère, j'ai osé un petit message gentillet au bureau. Toujours sans aucune réponse. Evidemment.
Evidemment.
Est-ce que c'est le mail qui fut assassin ou toi qui te veux meurtrière ? Je n'en sais rien évidemment. Evidemment.
Evidemment.
Evidemment, j'écoute Muse, comme un refuge. Evidemment, c'est de là que la différence est née. C'est ce jour où je les ai entendus que j'ai compris. Compris qu'il fallait changer et qu'avec la sournoise tendresse et l'aimable hypocrisie, on pouvait tout faire. Evidemment, le monde est à ceux qui le prennent. Evidemment je suis bourré. Evidemment j'ai passé une folle nuit. Evidemment, j'en ai embrassé une. Evidemment peut-être deux, mais cela ne compte pas. Des bras qui l'arrachent des miens. Où es-tu ? Tu es loin.
Loin et tu ne veux pas y revenir. Pourquoi ? "Pourquoi?" Cette irritante question qui revient sans arrêt quand le sommeil et l'alcool me quitte. Qui es-tu et qui suis-je pour toi ? A part surement l'ombre d'une prise de confiance en toi.
Evidemment cela passera. Comme toutes les autres, tu passeras. Je n'ai qu'un conseil. Si tu tiens vraiment à toutes ces paroles que j'ai dîtes au vent, méfie-toi. Je ne t'oublierai pas, non. Mais j'oublierai le sentiment. Tu auras beau être parfaite, souriante et idéale, je ne te remarquerai qu'à peine. Et regarde comme juE est belle. Mais je suis ignoble et je laisse attendre.
Va te faire foutre, mon idéale de relation. J'ai trop d'idée sur tout à force de tout convoiter, de tout étudier. Je ne connais plus la simplicité. Ma seconde nature est la complexité, si la première est la stupidité.
Pris au piège dans cet univers créé pour me plaire et qui aujourd'hui se confronte aux autres. J'attendais trop de toi. Et maintenant je comprends. Trop tard, évidemment.
Evidemment.
03 mai 2008
Wonder "Wall"
Est-ce qu'ils me sentent autant que moi je les respire ? Fait-on vraiment partie de tout cela ou est-ce que tout n'est que sensations impersonnelles ?
Il fait beau. La nuit fut si douce qu'elle en était presque normale. Prendre une douche. Je crois que hier soir, j'ai fait le pari de pouvoir pisser dans la cuvette depuis la douche. Il semblerait que j'ai raté. Ça ne me gachera pas mes plaisirs du matin. Descendre les escaliers et surtout sortir dans la cour du campus. J'ai l'air stupide avec mon sourire tous les matins devant la porte.
Y a 7 ou 8 ans, je trouvais ces petites plaisirs simples géniaux. Aujourd'hui je me trouve d'un ringard innommable. Seulement je ne peux m'empêcher d'apprécier. D'apprécier les places tout devant dans les bus à 2 étages. D'apprécier regarder les gens qui défilent derrière la fenêtre. Des milliers de visages, de relations que l'on se jure d'essayer de retenir. Juste parce qu'un instant, un matin, ils vous ont donné le sourire.
Et puis il y a le triplet café-beignet-cigarette du matin. Le café trop chaud, le beignet trop gras et la cigarette trop... trop bien. Je deviens accro mais c'est la vie anglaise qui m'éclabousse les yeux. En chaque instant, j'imagine, je travaille, je corrige. Je laisse se mouvoir une fresque organisée par la main d'un maître.
Ici, tout n'est que fiction. Des décors parfaits où même la verdure aurait sa place si j'étais à la photographie. Des passants qui ne regardent jamais la caméra. Et surtout des poupées blondes prêtes à tout pour réussir lorsqu'il s'agit d'être dans un film français. Il n'y a pas de réel. Les questions supplémentaires sont toujours superflues et incomprises. Les lendemains de soirées sont des autres scènes et plus rien n'existent.
C'est beau. C'est beau ces briques rouges, ces sourires fous, et leurs ridicules bouches en cœur sur Facebook. Un monde cohérent dans l'ignorance mutuelle et dans l'importance du profil. La déroute n'est que dans nos petites têtes françaises. Pas sur leurs Wall.
Ainsi je demande.
Est-ce qu'ils me sentent autant que moi je les respire ? Fait-on vraiment partie de tout cela ou est-ce que tout n'est qu'une sensation impersonnelle ?
30 avril 2008
Je devrais pas penser à ça quand je suis bourré...
Le communisme, c'est le partage des richesses. Pas juste j'emmagasine juste pour ma gueule.
Voilà ce que j'aurais du lui répondre. A ce sarkoziste qui aujourd'hui regrette. A ce sarkoziste qui est capable de me tenir un discours incohérent sur sa sensibilité aux clochards et la nécessité d'un monde libéral...
La cohérence. J'y connais strictement rien, mais je sais juste que c'est beau. Ca fait planer. C'est impossible mais c'est beau.
Dès que t'as des sentiments, c'est mort pour raisonner. Cherche même pas.
J'avais deux solutions. Celle de la raison qui disait que ca suffisait comme ça. Celle de la cohérence, qui oublie le reste et qui ne veut que le mieux pour toi. Celle de la volonté des gens extérieurs, ceux qui savent.
Putain, je sais plus parler français. Encore un texte de bourré.
Et puis il y avait l'autre. La raison du ventre qui me disait que je faisais une erreur en lui disant que je n'en pouvais plus. Celle qui disait que ce sera tellement beau quand elle sera là. Et que moi aussi, bien sur. Celle qui se fait des films et qui oublie ses silences. Celle qui pardonne tout et ne veut rien d'autres que l'un de ses sourires.
Ca ne pouvait plus aller ainsi. Ses paroles tristement réfléchies et qui se voulaient libres répondaient à mes soupirs amoureux et seuls. Je crèverais pour elle, je l'assure, mais tout me montre que ce soupçon d'espoir n'est que du vent. Du vent inventé par ma tête qui en avait besoin. J'avais besoin de croire en une sensation qui surpasse tout. J'avais besoin de vaincre ma solitude nauséabonde. Je me suis accroché au premier jeu que l'on m'a proposé sans réaliser les risques. J'ai accepté sans comprendre. Ainsi la faute n'en est que partagée.
Je n'ai pris aucune décision et c'est peut-être cela qui empêche la tristesse de supplanter la satisfaction. J'ai juste renvoyer la balle dans son camp. Elle a toutes les cartes en main pour ajuster sa vision à la mienne. Si l'envie ne lui prend pas, alors je passerai mon chemin. J'aurais peut-être pas tout fait correctement mais j'aurais fait ce qu'il me semblait bon. Elle a l'opportunité d'avouer son mensonge sans mal, ou d'extravertir ses sentiments pour le bien de tous.
Je me fiche de savoir où l'on va. Je veux juste connaître la manière. Je veux être sur de l'apprécier. Je pensais que le doute faisait parti de nous. Apparemment oui, mais l'exprimer n'est pas dans nos cordes.
21 avril 2008
Peut-être.
La fille est assise côté fenêtre. Sa tête est appuyée contre la vitre. La ventilation est froide mais ce n'est pas grave. Elle aime sentir les petits crépitements de ses cheveux écrasées, à chaque mouvement de sa tête. Elle pense qu'elle aime bien le train, en fait. C'est logique, cohérent. Rare. Elle regarde tous ces gens assis comme elle. Des histoires différentes réunies par le hasard. Elle en fait parti. Ça ne l'a rassure pas, mais ça l'a fait sourire.
Elle pense. Elle aime penser, même si d'habitude elle n'en a pas le temps. C'est peut-être aussi pour cela qu'elle aime le train. Parce qu'elle a le temps maintenant. Elle y est même contraint par la durée du voyage. On l'oblige enfin à faire quelque chose qui ne lui déplait pas.
Pas qu'elle se lasse du reste. Bien au contraire. Juste qu'elle n'arrive pas toujours à mêler suffisamment sa créativité avec le temps qui passe, avec les gens qui doutent, avec les gens qui soupirent.
Là, elle peut. Elle doit. Rêveuse, elle pose sa tête contre la vitre, après un regard sur les voyageurs qui entrent, et elle se sent bien. Elle sait qui l'attend sur le quai. Peut-être que ce garçon est bien finalement. Sinon pourquoi serait-elle partie sur un coup de tête, pour le rejoindre et y croire. Peut-être aura-t-il mis sa chemise...
Non, il ne faut pas qu'elle pense à ça. Elle imagine trop et gaspille ses réflexions dans des films stupides. Et puis bien sûr qu'il aura mis sa chemise, puisque tout sera parfait. Il l'a dit. Elle ne le connait pas mais s'il l'a dit, c'est que c'est surement vrai.
Elle repense à tous les autres, celui qu'elle n'oubliera jamais. Même si elle a très envie de gouter les lèvres du suivant, elle préfère se dire qu'on a le temps. Ne pas laisser de place à la passion débordante car elle amène la colère stupide et elle déteste les choses inutiles, ou du moins les choses qui arrivent mais que l'on voulait éviter. Oui, ne mentons pas, il faut parfois lier l'inutile à l'agréable. C'est garder un peu de liberté dans les choix que l'on nous propose.
Un peu de liberté, c'est tout ce que l'on possède au fond. Dans la foule, on ne peut pas vraiment choisir. C'est un flux constant de volontés restreintes. Si l'on veut être vraiment libre, autant s'inventer un monde où tout est permis dans la seule limite de son inventivité et ne jamais en sortir. Si un monde est trop petit, prenons un univers. Il suffit alors de ne pas le confronter aux autres. Pourquoi ? Pas pour éviter les coups, on s'en fiche de ça après tout. Non, peut-être pour garder intact la liberté nouvellement créée.
Et lui, comprendra-t-il complètement l'univers de cette jeune fille qui fait du bruit avec ses cheveux. Lui, il n'en sait rien. Lui, il a tout à apprendre d'elle. Lui, il a juste envie qu'elle s'ouvre. Lui, il ne sait que penser à elle. Lui, il ne sait qu'envoyer des messages débiles.
Alors au milieu des volutes de fumées et des mégots encore rouges qui s'envolent, l'histoire s'élance entre ces deux individus. Ces deux nouveaux nées qui ne font qu'attendre et qui ne répondent pas. Un peu perdus dans cette histoire bizarre, ils se rassurent juste par la sensation d'y être, dans cette aventure... Du moins, on l'espère.
15 avril 2008
Aucune idée.
Entre tes doigts, brule ton antidépresseur. T'es ridicule, tu fumes collé à la petite ouverture de ta fenêtre à battant qui ne s'ouvre presque pas. T'es ridicule mais tu t'en fous. Tu t'es coincé dedans, pour être tranquille, même si tu sais très bien qu'à l'extérieur aussi, les choses seraient pareilles. Tu n'existe pas encore, là. T'es perdu au milieu des gens qui ne te comprennent pas. T'es perdu dans ce que tu crois être ta vie.
Tu n'es pas triste, non. Tu aimes. C'est juste que... C'est juste que tu voyais les choses différemment. Plus comme un profond bouleversement. Remarque, c'est peut-être que t'as pas encore eu le temps de te rendre compte des choses car tout va trop vite. Seulement t'as quand même l'impression que tout n'est pas si différent.
Tu fais toujours n'importe quoi quand t'es bourré. Elle te manque encore. Et ton toi réel n'est pas plus intéressant aux yeux des gens.
Non, t'espérais pas grand chose de plus mais tu pensais avoir moins peur, et surtout avoir moins honte de la montrer, ta peur. T'as été d'un ridicule, hier soir, pourtant tu voulais faire bonne impression. C'est juste t'as pas les codes. T'as l'impression d'avoir devant toi, un système bien organisé où tout est facile mais que il n'est pas encore pour toi. T'as l'impression qu'on te dit qu'il faut que t'apprennes encore un peu avant de gouter à tout ça.
Ca ne rouvre qu'encore plus ton envie de la revoir. Tu sais qu'elle t'énerve et que ce ne sont pas des manières. Mais elle te plait, c'est ainsi. Alors t'as beau prôner la liberté ailleurs, tu le fais jamais dans ta vie. Peut-être que finalement t'aime être enchaîné, privé de tes désirs au profit de ceux de l'autre.
Tu relis ce que tu as osé dire et tu te dis que c'est quand même vachement simple quand t'es les autres. Pas de sentiments à l'encontre de celui que tu juges. D'ailleurs t'aimes juger parce que tu n'as pas le droit, parce que tu t'invites dans l'histoire. T'es pas cohérent et ça te fait mal.
La vue est belle. Ça te fait passer le temps. T'as mis les Cranberries, histoire de te fondre dans le moule qui t'entoure. Enfin juste que là, tu t'es enfermé pour être tranquille, toi et ton mal de crâne, et t'es sensé te foutre du moule et des autres, mais t'as déjà oublié.
Je pense à un truc. Dans un monde où t'es tout seul, t'es au moins sûr de ne pas y être personne.. ou pas.
12 avril 2008
Mais Demain.
Quoi ? Qu'est-ce que tu veux savoir ? Comment je vais ? Et toi, comment tu vas ? Quoi, je réponds qu'avec des questions... Je réponds et c'est déjà pas mal. Ok, ok. Je me calme. C'est pas la drogue, c'est juste le manque de toi. On dirait pas hein, mais c'est la même chose. Tes yeux rouges et mes tremblements. Tes sensations qui t'échappent et mon agacement qui persiste.
On n'est peut-être que des insipides camés nous aussi. Qui sait ? Y a pas que les autres, je pense... Je pense, oui, non, ca, j'ai pas arrêter. Je pense déjà à la fin. Pas la nôtre, pas la mienne, qui, sans doute, sera la même. Non je pense à quand je repartirai. Je vis avec 3 mois d'avance et j'ai l'impression de ne pas aimer, mais qu'importe... ? Dans ce que j'aime ou je n'aime pas, il n'y a qu'une seule chose qui m'enchante, et c'est toi.
Je t'aime parce que dedans ca fait tout bizarre. Je ne t'aime pas parce qu'il ne faut pas. Je t'aime parce que c'est difficile d'y croire. Tu vois, j'utilise des gros mots qui font mal aux oreilles des avertis. C'est juste que j'y pense, et tu le sais.
Oui, j'y pense parce que c'est joli, comme je penses à toi, là quand tu étais encore sous mon menton. C'était joli aussi ça. Je pense à toi, et tu le sais même si tu ne réponds rien. Je pense à toi sur la Winston Churchill Avenue. Je pense à toi quand j'ai vu cette fille aux cheveux courts devant moi dans le bus. Quand j'étais là-bas, je pensais à l'Angleterre, et quand je suis en Angleterre, c'est toi qui trouble mes visions.
On parle anglais, et c'est si bon. Ça tangue dans le couloir. Goodnight, guys. Je n'ai pas vomi. En ce moment, ma vie se construit sur ce genre de petites victoires. Mais demain ? Mais demain ce sera de nouveau panini au beurre avec une noix de poulet. Mais demain, je vais tous les battre sur globulos. Mais demain, j'aurai encore ce gout amer de ne pas suffisamment profiter.
Mais demain, tu seras là. Enfin, j'espère. Sinon j'attendrai encore après-demain.
30 mars 2008
Tu vas être contente, je parle de moi.
Il faut que ça sorte. Il faut qu'il se barre cet énervement quotidien. Tout cela n'est rien et rien n'est vrai. Je n'ai pas envie que cela soit vrai. Cela doit resté un espoir, un songe, un refuge. Je n'ai pas envie de vivre mon rêve. J'ai envie de frotter la tête contre l'ambiance réelle.
Et si ce que j'écris ressemble trop à des trucs jolis qu'on lit partout, tant mieux. C'est déjà ça. Combien de fois j'ai renoncé à renoncer, juste parce que c'est le seul lien vers l'évidence. Juste parce que je sais que là, elle m'écoute. Alors oui, ici, comme quand je lui parle, je suis stupide, ridicule et banal, mais je n'y peux rien. Jamais le contraire n'a été prétendu, alors tes idées préconçues à 2 balles sur qui je suis, qui j'étais et surtout qui je pourrais être, ravale les avec un grand verre d'eau et soigne ta migraine.
Ce qui m'insupporte, le jugement des autres. Ça fait bientôt 4 ans que je lutte pour l'accepter, faire avec. Mais là, il me casse les couilles. Alors je dis stop. Je fuis pas, non non. Je dis stop. Si l'envie me prend d'être égocentrique, insupportable, plaintif et dans la norme, ça me regarde.
Je n'écris plus pour vous, je n'écris plus pour moi, j'écris pour rien. Pour passer le temps que je n'ai pas. Pour oublier ce qui se passe et ce que j'encaisse. Pour oublier que je digère pas mes sentiments et que je joues au con. Que je m'ennuies d'avoir toujours les mêmes choses à faire. Pour oublier que la vie c'est pas ça. Pour oublier que la vie est belle.
Ouais, putain, c'est vrai, la vie est belle. J'ai pas oublié, tu sais. Je n'oublies jamais, mais souvent je me renie, car je deviens lâche, stupide et adulte. Le mec d'il y a un ou deux an, qui pouvait te parler des heures de la différence, qui croyait en un idéal, est toujours là, mais il s'est pris une grosse baffe dans la gueule et il a du mal à se reconstruire.
Il a déjà suffisamment de problèmes d'ego pour subir aussi les tiens. Et, tiens... je vais jouer au mec arrogant. Tu me mets au défi de me retrouver tout seul, et de me trouver minable. Soit. Alors en échange, je vais te filer aussi un gage. Essaye rien qu'un jour, de pas devenir aussi cupide que l'autre pouf, quand malheureusement t'es vexée de plus te sentir importante. Essaye de pas mélanger les conversations. Essaye de comprendre qu'ici, je parle de ma petite vie à moi, mentant parfois, insultant souvent, sur-jouant toujours. Alors l'égocentrisme qui émane, qui te bouffe et qui t'emmerde, il est assumé et salvateur car il m'aide à voir clair dans ma bêtise que toi, comme moi, nous n'avons toujours pas comprise.
Il reviendra celui qui te faisait tripper. Je sais pas trop à qui je parle, parce qu'en ce moment, je déçois tout le monde. Il reviendra, mais faut juste pas lui péter les couilles, pas poser de questions et surtout, pas lui donner l'occasion de s'en poser, à lui, des questions. Ouais, surtout pas.
27 mars 2008
Mais au bout des corridors, brillait un univers.
C'est comme une course d'élan. C'est comme dans ces films où le héros accélère à bord d'une machine volante peu probable, droit vers le précipice. Priant pour que l'engin s'envole et lui avec.
Chaque petite action, chaque dossier, chaque décision. Tout réfléchir pour éviter la chute au départ. Les paroles sont dîtes sans importance mais pour, qui sait, essayer de se rassurer. Quoiqu'il arrive, le 6 avril au soir, je serai là-bas.
J'ai retrouvé le plaisir du flot des histoires. Finies les incertitudes matérielles, tout le reste déroule dans une douce patience. Rêve qui pourra. Les enfants de la colère ne sont qu'étonnement dérisoires et démontrent encore plus la monotonie de nos vies.
L'indécence de ses yeux ne m'attirent plus. Tout cela pour rien. On ne court plus à la beauté. Même mon corps n'a pas besoin d'elle, quand ma tête est à l'Angleterre, quand ma tête est à Félix Violay. Elle s'accroche mais elle m'ennuie. Je suis déjà parti et je suis parti sans elle.
Je suis parti pour vivre une vie qui est la mienne. Faîte de récits de voyage, de différences et d'éclats. D'éclats dans la vue, dans le cœur. Je suis parti pour vivre dans l'attente de ses bras. Maintenant ou jamais. Oui non bien sûr. Je suis une foule frénétique.
Quoiqu'il arrive, le 6 avril au soir, je serai là-bas. Les souvenirs en tête, les bras ballants et les certitudes devant moi. Quand à mon avenir, il est déjà dans ta voix.
En écoute : Ludéal
25 mars 2008
Avec "Emma Forever" tatoué sur l'épaule droite (le côté du foie)...
Y a de la neige électrique dans l'air. Le rejet du reste se fait sentir, on reste bloqué. Alors en bonne petite teigne, on devient agressif, méchant et vengeur.
Aphone, si je te dis, "Viens, on se barre" tu dis quoi ? T'inquiète, je connais la réponse. J'ai envie de partir loin, à l'aventure. Mais comme les voyages sans but, ca marche jamais, on a qu'à se dire, qu'on doit aller jusqu'en Amérique du Sud... mais par le pacifique.
J'aimerais bien voir un peu de gens. Des jaunes, des rouges, des oranges. Les gens bleus, verts et gris, j'en ai ma claque. Bazardons les profs, les filles du RU, les ch'tis et leurs neveux, les anciens amis, la première dame de France et tous les connards et connasses qu'il nous fut autorisé de voir.
On a connu l'amour, on sait ce que ca fait, mais apparemment ça suffit pas. Ca suffira jamais, alors autant être des rebelles mytheux jusqu'au bout et clamer banalement notre envie de foutre le camp, notre envie de tout foutre en l'air, notre envie de rien à foutre.
On est des vieux révolutionnaires utopiques et même un peu bidons avec nos petits idéaux étroits. Mais si c'est pas bon pour la France, c'est bon pour nous, alors Merde ! Si on a envie de fumer avec des mouffles, d'écouter le jeu des milles francs et de marcher dans la neige parce que ca fait mal aux jambes, c'est notre problème.
Allez, Aphone, on part en Angleterre ensemble et on revient pas. Pour vivre, on vendra tes fesses. J'essayerais bien les miennes mais ca risque de pas trop marcher si je veux garder mon intégrité anale. Si tu veux, je veux bien faire des orangeades dans le Périgord, ou même construire des immeubles à San Francisco, mais je sais pas si y a beaucoup de débouchés.
J'espère qu'au moins ce que je te dis, ca te fait sourire. Parce que sinon, pendant le voyage, tu risques de bien te faire chier à m'écouter raconter des conneries...
I am the passenger.
And I ride, and I ride...
"Ziggy" Pop, The passenger.
(N'empêche, je parle trop de toi, Aphone. 2 articles de suite et le même jour... Quand même, quoi. )

